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vendredi 3 avril 2026
 
 
 
Dossiers

Ci-après un spécial Sahara marocain consacré aux derniers développements de notre intégrité territoriale :



                                             Discours de SM le Roi

 

SM le Roi: l'attachement du Maroc à la marocanité

du Sahara n'a d'égal que sa  volonté de trouver

une solution politique négocié

 

   Rabat, 6 nov 2005

 SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé, dimanche,  l'attachement du Maroc à la marocanité de son Sahara et sa volonté de trouver,  pour le conflit artificiel suscité autour d'elle, une solution politique  négociée dans le cadre de la Souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud.

   "L'attachement du Maroc à la marocanité de son Sahara n'a d'égal que sa  volonté de trouver, pour le conflit artificiel suscité autour d'elle, une  solution politique négociée qui confère à nos provinces du Sud une autonomie  permettant à leurs populations de gérer leurs propres affaires régionales dans  le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son  intégrité territoriale", a affirmé SM le Roi Mohammed VI dans un discours à la  nation à l'occasion du 30ème anniversaire de la Marche verte.

   "Les efforts que Nous ne cessons de déployer pour parvenir à une solution  consensuelle et définitive, participent de notre attitude positive à l'égard  des recommandations judicieuses des Nations unies et de leurs bons offices", a  souligné le Souverain.

    SM le Roi a indiqué, à cet égard, avoir confirmé, en recevant le nouvel  envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, la disposition du  Royaume à coopérer sincèrement avec lui et, à travers lui, avec l'Organisation  onusienne. "Nous l'avons assuré de la disponibilité de notre pays pour  s'engager dans des négociations sérieuses et responsables et pour prendre des  initiatives positives à même de conduire à un règlement juste de ce différend  créé de toutes pièces, et ce, dans un esprit de confiance et de responsabilité,  et suivant une vision prospective clairvoyante", a dit le Souverain.

    SM le Roi a, par ailleurs, annoncé sa décision de consulter les partis  politiques pour "voir comment ils conçoivent concrètement l'exercice de  l'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume".

   "Fidèle à l'esprit de la Marche Verte qui a permis la libération du Sahara  grâce à une mobilisation générale, et attaché à l'approche démocratique fondée  sur l'implication de toutes les forces vives de la nation dans la défense de la  marocanité de son Sahara, Nous avons décidé de consulter les partis politiques,  eu égard à leur rôle fondamental dans les grandes questions nationales, pour  voir comment ils conçoivent concrètement l'exercice de l'autonomie dans le  cadre de la souveraineté du Royaume, et ce, en vue d'affiner la proposition que  le Maroc compte présenter à ce sujet", a affirmé le Souverain.

    SM le Roi a appelé de nouveau "toutes les instances et les organisations  nationales à remplir la mission qui leur incombe dans la mobilisation de  l'opinion publique et l'encadrement effectif et sur le terrain des citoyens  pour consolider leur adhésion massive, consciente et responsable à cette sage  orientation, dans le cadre de l'unanimité nationale sans faille autour de la  question nationale, et à mobiliser davantage de soutien international à cet  égard". 

   "Nous les exhortons, en outre, à davantage de vigilance et de mobilisation  pour la levée du siège imposé à nos citoyens séquestrés dans les camps de  Tindouf", a ajouté le Souverain soulignant que "leur avenir se trouve dans un  Maroc démocratique, uni et à même de leur garantir toutes les conditions  propices à l'exercice d'une citoyenneté pleine et entière et à une vie libre et  digne".

     Et SM le Roi de poursuivre qu'"au même titre que les partis politiques,  les populations et les élus de la région, notamment les chefs de tribus, connus  pour leur expérience, leur sagesse et la haute estime dont ils jouissent auprès  de Notre Majesté, seront consultés à leur tour pour recueillir leurs vues sur  le projet de mise en oeuvre d'une régionalisation avancée et adaptée aux  spécificités de cette région de la patrie qui Nous est chère. Ils seront  également associés à la restructuration du Conseil Royal consultatif pour les  Affaires du Sahara, en reconnaissance de leur attachement sincère aux valeurs  sacrées et immuables de la Nation, ainsi que pour leur bonne appréciation des  questions qui préoccupent la région et des aspirations de ses populations".

    Le Souverain a tenu à réaffirmer l'importance qu'Il attache à ce Conseil,  dont "Nous entendons faire une institution agissante oeuvrant pour le  développement des provinces du Sud et pour la défense de leur marocanité".   "Nous voulons que cette instance soit de composition équilibrée et ouverte non  seulement sur les fidèles dignitaires de ces provinces, mais aussi sur les  nouvelles élites et les associations agissantes de la société civile, notamment  les jeunes et les femmes", a affirmé SM le Roi. 

    Le Souverain a rappelé que "ces provinces ont vaillamment affronté et  déjoué les complots ouvertement ourdis par les adversaires de notre intégrité  territoriale dans le vain espoir de porter atteinte à leur marocanité". "A cet  égard, malgré leurs manoeuvres désespérées, le Maroc, fort de la justesse de sa  cause et de son refus unanime de renoncer à la moindre parcelle de son Sahara,  est resté attaché aux liens de fraternité et de bon voisinage, privilégiant la  voie du dialogue et les options pacifiques, faisant ainsi preuve de sagesse et  de circonspection", a ajouté le Souverain.  

  "Faire prévaloir ces vertus constitue, Nous en sommes convaincu, la voie la  plus indiquée pour sortir de l'impasse qui perdure au sujet de ce différend  artificiel, et faire régner la coexistence et la concorde, gages de la  concrétisation des ambitions des générations montantes et de leur aspiration à  l'unité et à l'édification d'un avenir maghrébin commun", a souligné SM Le  Roi.  

  Au début de Son discours, SM le Roi a exprimé Sa ferme condamnation de  l'enlèvement méprisable par des bandes terroristes en Irak, des deux citoyens  marocains employés de l'Ambassade du Royaume à Bagdad.

   "Comme toi, Nous avons suivi avec une vive inquiétude et une profonde  indignation, les péripéties de ce crime odieux que fustige le peuple marocain,  dont toutes les composantes et les différentes sensibilités lancent des appels  humanitaires et entreprennent des démarches inlassables pour obtenir la  libération des deux otages", a dit le Souverain.

   "En dénonçant avec vigueur ces agissements inqualifiables et démentiels que  condamnent toutes les morales et les religions, Nous gardons l'espoir que ces  auteurs retrouveront la raison et rendront leur liberté à ces deux citoyens  innocents qui appartiennent à un pays arabe et musulman n'ayant épargné aucun  effort pour soutenir le peuple irakien frère dans l'épreuve qu'il traverse, en  l'incitant à privilégier la voie du dialogue et en l'appelant à la modération  pour qu'il puisse sortir de sa crise", a affirmé SM le Roi.

* * *

Texte intégral du discours de SM. le Roi à l'occasion

du 30ème anniversaire de la MarcheVerte   

le 06/11/2005

 "Louange à Dieu.

Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple.

 Avant de t'adresser le discours prévu à l'occasion du trentième anniversaire de la Marche verte, Nous exprimons Notre ferme condamnation de l'enlèvement méprisable par des bandes terroristes en Irak, des deux citoyens marocains employés de l'Ambassade du Royaume à Bagdad.

Comme toi, Nous avons suivi avec une vive inquiétude et une profonde indignation, les péripéties de ce crime odieux que fustige le peuple marocain, dont toutes les composantes et les différentes sensibilités lancent des appels humanitaires et entreprennent des démarches inlassables pour obtenir la libération des deux otages.

En dénonçant avec vigueur ces agissements inqualifiables et démentiels que condamnent toutes les morales et les religions, Nous gardons l'espoir que ces auteurs retrouveront la raison et rendront leur liberté à ces deux citoyens innocents qui appartiennent à un pays arabe et musulman n'ayant épargné aucun effort pour soutenir le peuple irakien frère dans l'épreuve qu'il traverse, en l'incitant à privilégier la voie du dialogue et en l'appelant à la modération pour qu'il puisse sortir de sa crise.

 Cher peuple.

 C'est avec une immense fierté que nous commémorons, aujourd'hui, le trentième anniversaire du lancement de la glorieuse Marche Verte pour la récupération de nos provinces sahariennes. C'est un événement qui évoque pour nous toute la symbiose qui unit le Trône et le peuple et incarne l'attachement unanime de la nation à l'unité et à l'intégrité territoriale du pays.

C'est aussi une occasion mémorable pour renouveler le pacte de fidélité au serment prêté par nous tous, aux côtés de l'artisan de la Marche Verte, Notre auguste Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu L'ait en Sa sainte miséricorde, et pour poursuivre, sous la conduite de Ton Premier Serviteur, cette mobilisation générale pour la défense de la nation et la préservation de son intégrité territoriale.

Après leur décolonisation en 1975, nos provinces du Sud connurent un développement global qui en fit des villes et des agglomérations urbaines jouissant de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité. Elles doivent cet essor aux sacrifices de tous les Marocains, civils et militaires, ainsi qu'à la forte solidarité nationale qui a favorisé leur intégration à ce stade avancé du processus de développement démocratique, économique et social en cours dans le Royaume.

Ces provinces ont vaillamment affronté et déjoué les complots ouvertement ourdis par les adversaires de notre intégrité territoriale dans le vain espoir de porter atteinte à leur marocanité. A cet égard, malgré leurs manoeuvres désespérées, le Maroc, fort de la justesse de sa cause et de son refus unanime de renoncer à la moindre parcelle de son Sahara, est resté attaché aux liens de fraternité et de bon voisinage, privilégiant la voie du dialogue et les options pacifiques, faisant ainsi preuve de sagesse et de circonspection.

Faire prévaloir ces vertus constitue, Nous en sommes convaincu, la voie la plus indiquée pour sortir de l'impasse qui perdure au sujet de ce différend artificiel, et faire régner la coexistence et la concorde, gages de la concrétisation des ambitions des générations montantes et de leur aspiration à l'unité et à l'édification d'un avenir maghrébin commun.

Notre attachement à la marocanité de notre Sahara n'a d'égal que Notre volonté de trouver, pour le conflit artificiel suscité autour d'elle, une solution politique négociée qui confère à nos provinces du Sud une autonomie permettant à leurs populations de gérer leurs propres affaires régionales dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

Les efforts que Nous ne cessons de déployer pour parvenir à une solution consensuelle et définitive, participent de notre attitude positive à l'égard des recommandations judicieuses des Nations unies et de leurs bons offices.

A cet égard, en recevant le nouvel envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Nous avons confirmé la disposition de notre pays à coopérer sincèrement avec Son Excellence et, à travers lui, avec l'Organisation onusienne.

Nous l'avons assuré de la disponibilité de notre pays pour s'engager dans des négociations sérieuses et responsables et pour prendre des initiatives positives à même de conduire à un règlement juste de ce différend créé de toutes pièces, et ce, dans un esprit de confiance et de responsabilité, et suivant une vision prospective clairvoyante.

Fidèle à l'esprit de la Marche Verte qui a permis la libération du Sahara grâce à une mobilisation générale, et attaché à l'approche démocratique fondée sur l'implication de toutes les forces vives de la nation dans la défense de la marocanité de son Sahara, Nous avons décidé de consulter les partis politiques, eu égard à leur rôle fondamental dans les grandes questions nationales, pour voir comment ils conçoivent concrètement l'exercice de l'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, et ce, en vue d'affiner la proposition que le Maroc compte présenter à ce sujet.

Nous appelons de nouveau toutes les instances et les organisations nationales à remplir la mission qui leur incombe dans la mobilisation de l'opinion publique et l'encadrement effectif et sur le terrain des citoyens pour consolider leur adhésion massive, consciente et responsable à cette sage orientation, dans le cadre de l'unanimité nationale sans faille autour de la question nationale, et à mobiliser davantage de soutien international à cet égard.

Nous les exhortons, en outre, à davantage de vigilance et de mobilisation pour la levée du siège imposé à nos citoyens séquestrés dans les camps de Tindouf. En effet, leur avenir se trouve dans un Maroc démocratique, uni et à même de leur garantir toutes les conditions propices à l'exercice d'une citoyenneté pleine et entière et à une vie libre et digne.

Au même titre que les partis politiques, les populations et les élus de la région, notamment les chefs de tribus, connus pour leur expérience, leur sagesse et la haute estime dont ils jouissent auprès de Notre Majesté, seront consultés à leur tour pour recueillir leurs vues sur le projet de mise en oeuvre d'une régionalisation avancée et adaptée aux spécificités de cette région de la patrie qui Nous est chère.

Ils seront également associés à la restructuration du Conseil Royal consultatif pour les Affaires du Sahara, en reconnaissance de leur attachement sincère aux valeurs sacrées et immuables de la Nation, ainsi que pour leur bonne appréciation des questions qui préoccupent la région et des aspirations de ses populations.

A ce propos, Nous tenons à réaffirmer l'importance que Nous attachons à ce Conseil, dont Nous entendons faire une institution agissante oeuvrant pour le développement des provinces du Sud et pour la défense de leur marocanité.

Nous voulons que cette instance soit de composition équilibrée et ouverte non seulement sur les fidèles dignitaires de ces provinces, mais aussi sur les nouvelles élites et les associations agissantes de la société civile, notamment les jeunes et les femmes.

 Cher peuple.

 La Marche Verte a marqué l'émergence d'un Maroc nouveau, dans lequel Nous nous attachons à consolider les acquis réalisés sur la voie de l'unité, de la démocratie et du développement, grâce aux efforts consentis par tous les fils de la nation, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.

A cet égard, Nous nous félicitons du rôle efficace de notre communauté résidant à l'étranger, que Nous considérons comme un atout majeur pour le Maroc nouveau. Mieux encore, Nous la voyons à l'avant-garde des acteurs, qui tout en restant fermement attachés à leur identité marocaine authentique, se sont voués avec une totale sincérité au développement de notre pays et à la défense de son intégrité territoriale et de son rayonnement international.

Pour illustrer à quel point Nous sommes sensible aux aspirations légitimes des différentes générations de cette communauté, qui entendent exercer leur citoyenneté pleine et entière, et combien Nous tenons à voir s'impliquer, de façon utile et crédible, nos citoyens émigrés dans toutes les institutions et tous les aspects de la chose publique, Nous avons pris quatre décisions importantes et complémentaires les unes des autres: La première consiste à conférer aux Marocains résidant à l'étranger, la possibilité de se faire dûment représenter à la Chambre des Représentants, de façon appropriée, réaliste et rationnelle.

Quant à la deuxième décision, qui découle, d'ailleurs, de la première, elle porte sur la nécessité de créer des circonscriptions législatives électorales à l'étranger, afin de permettre à nos citoyens de l'étranger de choisir leurs députés dans la première Chambre du Parlement.

Il est à noter, à cet égard, qu'ils jouissent, sur un pied d'égalité, des droits politiques et civils que confère la loi à tous les Marocains, dont celui d'être électeurs et éligibles dans le pays.

Notre troisième décision accorde aux nouvelles générations de Notre chère communauté à l'étranger, le droit de voter et de se porter candidat dans les élections, à l'instar de leurs parents, et ce, en application du principe de l'égalité dans la citoyenneté.

Nous donnons, à cette fin, instruction au gouvernement pour prendre les mesures nécessaires à la mise en oeuvre de ces trois décisions, lors de la révision de la législation électorale.

A cet égard, Notre volonté de répondre aux aspirations légitimes de nos citoyens résidant à l'étranger, Nous dicte d'aller au-delà de cet objectif, en ouvrant devant eux tous les espaces et toutes formes de participation.

Ceci nous amène à Notre quatrième décision, celle de créer, sous la présidence de Notre Majesté, un Conseil Supérieur de la Communauté marocaine à l'étranger, constitué de façon démocratique et transparente, et bénéficiant de toutes les garanties de crédibilité, d'efficience et de représentativité authentique.

Il comprendra également des membres nommés par Notre Majesté parmi les personnalités connues pour leur implication remarquable dans la défense des droits des immigrés marocains et des intérêts supérieurs de la nation, ainsi que des représentants des autorités et des institutions concernées par les questions de l'émigration.

Ces décisions et ces orientations s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie globale tridimensionnelle qui prend en considération le fait que le Maroc constitue à la fois une source d'émigration, un lieu de passage et une destination pour elle.

Conscient du fait que notre pays représente une source d'émigration, Nous n'avons eu de cesse de témoigner une sollicitude particulière à notre communauté résidant à l'étranger, à son interaction positive avec les pays d'accueil et à son adhésion agissante aux réformes et aux grands chantiers que Nous conduisons.

Nous veillons également à assurer les conditions appropriées pour le séjour légal de la communauté d'étrangers qui ont choisi de s'installer au Maroc, que ce soit à des fins d'étude et de formation, pour le travail et l'investissement, pour le tourisme ou pour toute autre raison, et ce, dans un climat de sécurité et de quiétude, et sous le règne de la loi.

Parallèlement à cela, et du fait de la position géographique de notre pays et des contraintes de l'environnement régional et international, une nouvelle donne autrement plus sensible s'est imposée, faisant de lui un lieu de transit pour les émigrés issus de pays sub-sahariens frères et prenant la direction d'une Europe de plus en plus hermétique.

Bien qu'il soit le premier à pâtir de cette situation, le Maroc ne ménage aucun effort, en dépit de ses moyens limités, pour y faire face dans le cadre d'une parfaite coordination avec sa voisine l'Espagne amie.

Toutefois, le problème dépasse, au fond, le cadre bilatéral de ces deux pays voisins et interpelle l'ensemble des pays concernés par la question de l'émigration, en Afrique, au Maghreb et en Europe.

L'amplification du flux de l'émigration illégale ayant pour source l'univers de la misère et pour destination celui de l'opulence, appelle un traitement global bien au-delà de l'aspect sécuritaire.

Celui-ci restera insuffisant en soi si l'on ne s'avise pas de remédier aux causes économiques et sociales du phénomène dans les pays émetteurs. Or ce traitement reste tributaire du soutien qui doit être apporté au développement local des peuples africains frères pour leur permettre de vivre dans la stabilité, et d'accéder à une vie digne chez eux, dans un climat de prospérité partagée et de sécurité globale.

C'est dans cette optique que s'inscrit l'initiative du Maroc et de l'Espagne appelant les Etats membres de l'Union Européenne, ceux du Maghreb et les pays africains concernés, à se réunir afin d'élaborer une politique commune, définissant clairement ses responsabilités, ses moyens d'action, ses programmes intégrés et sa vision stratégique de l'émigration, tant il est vrai qu'il s'agit là d'un problème structurel, et non d'un phénomène éphémère.

Quelles que soient les difficultés conjoncturelles, elles ne sauraient entamer la détermination inébranlable du Maroc à relever ce défi, dans le cadre du respect des droits des émigrés et de leur dignité, qu'ils soient Marocains ou étrangers, confirmant de la sorte qu'il reste à la hauteur des enjeux d'ouverture, de communication, de solidarité et de fraternité inhérents à sa position géographique, à son système démocratique et à son patrimoine civilisationnel.

 Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wa barakatouh".

* * *

SM le Roi appelle les fils des provinces du sud à engager une réflexion sereine et approfondie sur le projet d'autonomie

    Laâyoune, 25/03/06

 

 S

M le Roi Mohammed VI a appelé, samedi, les fils des provinces du sud, à engager une réflexion sereine et approfondie, et voir comment ils conçoivent le projet d'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

 Dans un discours adressé à la Nation depuis la ville de Laâyoune, le Souverain a rappelé avoir annoncé, dans le discours prononcé à l'occasion du 30-ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, Sa décision de procéder à de larges consultations avec les partis politiques ainsi qu'avec les fils des provinces du sud, portant sur la proposition que le Maroc compte présenter au sujet de l'autonomie de ces provinces, comme solution définitive au conflit artificiel créé de toutes pièces autour du Sahara marocain.

Après avoir fait remarquer que les consultations avec les partis politiques ont franchi d'" importantes étapes", SM le Roi s'est dit persuadé que "cette double consultation démocratique, aux niveaux national et local, au sujet d'une question vitale pour le peuple marocain, intervenant dans un climat de mobilisation unanime, est de nature à conduire, à terme, à l'éclosion d'une conception nationale cohérente et réaliste d'une autonomie garantissant à tous les habitants du Sahara, la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la démocratie et de suprématie de la loi".

Soyez assurés, a affirmé SM le Roi, que "vous Nous trouverez, en tant que Premier Serviteur du Royaume, Garant de l'unité et de la souveraineté de la nation, particulièrement attentif à vos avis et suggestions, veillant à ce que toutes les conditions et tous les moyens soient réunis pour que vous puissiez vous acquitter au mieux de votre mission".

Le Souverain a rappelé que la première cause nationale a connu de nouveaux développements au niveau international depuis que s'est confirmée aux Nations Unies l'impossibilité d'appliquer le plan de règlement onusien, et qu'a émergé, en revanche, la nécessité d'une solution politique négociée et acceptée par toutes les parties.

SM le Roi a souligné que le Maroc, souscrivant à cette orientation qui bénéficie de l'appui de la communauté internationale et de l'Organisation des Nations Unies, n'a cessé de manifester sa disposition à oeuvrer pour trouver une solution politique garantissant aux habitants de la région la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale inaliénables du Maroc.

Cette solution, a affirmé le Souverain, constituerait un règlement juste du différend artificiel dans la région, et une contribution à l'édification d'un Maghreb arabe où règnent la coopération et la prospérité, et d'un espace régional où dominent la paix et la stabilité

 

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Discours prononcé par SM le Roi à Laâyoune le 25 mars 2006

 "Louange à Dieu

Paix et salut sur le Prophète,

Sa famille et Ses compagnons

 

Cher peuple,

 

Nos fidèles sujets, les habitants de nos chères provinces du Sud,

 C'est pour Nous un motif de fierté, que de Nous réunir de nouveau, avec les fils de ces contrées si précieuses de notre chère patrie. Nous nous réjouissons de cette rencontre avec d'autant plus d'ardeur que Nous procédons aujourd'hui, dans la ville authentique de Laâyoune, à la nomination des membres du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes.

Par cet acte, Nous posons un jalon que Nous considérons essentiel pour ancrer la culture de la concertation et permettre ainsi à nos concitoyens d'apporter, par des propositions concrètes et pratiques, leur contribution pour ce qui concerne toutes les questions ayant trait à notre intégrité territoriale et au développement économique, social et culturel des provinces du Sud, si chères à Notre cœur.

Partant de l'expérience du Conseil, dans sa première configuration, Nous avons décidé d'imprimer la dynamique nécessaire à votre Conseil, dans sa nouvelle composition. Par les compétences que Nous lui avons conférées et la place privilégiée que Nous lui avons réservée, il pourra contribuer, aux côtés des pouvoirs publics et des institutions élues, à défendre la marocanité du Sahara et se faire l'écho des aspirations légitimes de Nos chers citoyens.

Attaché à ce que le Conseil puisse se prévaloir de la crédibilité, de l'efficacité et de la représentativité nécessaires, Nous avons veillé à ce qu'il soit constitué de notables de tribus et d'élus, réputés pour leur patriotisme sincère et la pertinence de leur jugement. Nous avons tenu également à ce que le Conseil soit ouvert sur les acteurs de la société civile et les forces vives de la nation, prêtes à produire et à s'investir, notamment parmi les femmes et les jeunes, que Nous entourons de Notre haute sollicitude.

Nous attendons du Conseil, dans toutes ses composantes, qu'il s'engage collectivement dans une action concertée et intégrée de nature à protéger les acquis réalisés par notre pays dans la consolidation de notre unité nationale et de notre intégrité territoriale. Nous appelons, à cet égard, le gouvernement et toutes les autorités et les institutions concernées à apporter leur coopération à votre instance pour qu'elle puisse s'acquitter de façon optimale des missions qui lui sont dévolues.

Nous voulons que vous vous employiez à faire de votre Conseil une institution efficiente de développement dans les provinces du Sud, un organe efficace de mobilisation et d'encadrement des citoyens et une force de proposition exprimant le génie des valeureux enfants du Sahara.

De même, Nous vous exhortons à proposer toutes les initiatives aptes à garantir le retour et l'intégration de nos citoyens séquestrés dans les camps de Tindouf, dans leur patrie clémente et miséricordieuse, laquelle leur garantit la dignité et la liberté nécessaires pour contribuer à la poursuite de l'édification d'un Maroc fort de son unité et de sa démocratie.

Dans le même contexte, Nous vous appelons, eu égard aux vertus de patriotisme et de fidélité aux constantes et aux valeurs sacrées du Royaume, à être les meilleurs interprètes de vos frères pour exprimer leurs positions auprès des organisations et autres instances internationales, en vue de mettre en exergue la justesse de la cause de notre intégrité territoriale. Il vous appartient également de mettre en relief les réalisations et les réformes accomplies par notre pays sur la voie du développement humain durable et du progrès démocratique.

Cher peuple, Notre première cause nationale a connu de nouveaux développements au niveau international depuis que s'est confirmée aux Nations Unies l'impossibilité d'appliquer le plan de règlement onusien, et qu'a émergé, en revanche, la nécessité d'une solution politique négociée et acceptée par toutes les parties.

Souscrivant à cette orientation qui bénéficie, d'ailleurs, de l'appui de la communauté internationale et de l'Organisation des Nations Unies, notre pays n'a cessé de manifester sa disposition à uvrer pour trouver une solution politique garantissant aux habitants de la région la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale inaliénables de notre pays.

Cette solution constituerait un règlement juste du différend artificiel dans la région, et une contribution à l'édification d'un Maghreb arabe où règnent la coopération et la prospérité, et d'un espace régional où dominent la paix et la stabilité.

Cette démarche va également dans le sens des efforts que Nous déployons résolument, depuis Notre accession au Trône de Nos vénérés Ancêtres, pour instaurer une bonne gouvernance, fondée sur l'élargissement de l'espace de participation à la gestion des affaires locales, et l'émergence de nouvelles élites capables d'assumer des responsabilités, ainsi que pour mobiliser les moyens juridiques et les ressources matérielles nécessaires afin de concrétiser les objectifs précités, au service du citoyen, de sa dignité et de l'intérêt général.

Persévérant sur la voie que Nous avons choisie de concertation avec les forces vives de la nation et conformément à Notre volonté d'approfondir la pratique démocratique que Nous voulons irréversible, Nous avons annoncé, dans Notre discours à l'occasion du trentième anniversaire de la glorieuse Marche Verte, Notre décision de procéder à de larges consultations avec les partis politiques ainsi qu'avec les fils de la région concernés, portant sur la proposition que notre pays compte présenter au sujet de l'autonomie de nos provinces du Sud, comme solution définitive au conflit artificiel créé de toutes pièces autour de la marocanité de notre Sahara.

A cet égard, si d'importantes étapes ont été franchies dans les consultations avec les partis politiques, Nous appelons aujourd'hui Nos fidèles sujets, les fils des Provinces du Sud, à engager une réflexion sereine et approfondie, et voir comment ils conçoivent le projet d'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

Nous sommes certain que cette double consultation démocratique, aux niveaux national et local, au sujet d'une question vitale pour le peuple marocain, intervenant dans un climat de mobilisation unanime, est de nature à conduire, à terme, à l'éclosion d'une conception nationale cohérente et réaliste d'une autonomie garantissant à tous les habitants du Sahara, la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la démocratie et de suprématie de la loi.

Soyez assurés que vous Nous trouverez, en tant que Premier Serviteur du Royaume, Garant de l'unité et de la souveraineté de la nation, particulièrement attentif à vos avis et suggestions, veillant à ce que toutes les conditions et tous les moyens soient réunis pour que vous puissiez vous acquitter au mieux de votre mission. Nous implorons le Très-Haut de couronner vos efforts de succès et de vous guider sur la juste voie, au service des intérêts supérieurs de notre chère patrie.

Nous tenons, pour conclure, à saluer et exalter Nos Forces Armées, en l'occurrence l'Armée et la Gendarmerie Royales, ainsi que la Sûreté Nationale, les Forces Auxiliaires et l'ensemble des autorités locales, qui ont fait preuve de courage, de ténacité et de mobilisation constante sous le Commandement suprême de Notre Majesté, pour la défense de l'intégrité de la patrie, de sa sécurité et de sa stabilité.

Nous réaffirmons, à cet égard, que Nous ne cèderons pas un seul pouce, ni un grain de sable, de notre cher Sahara. Telle est la plus belle expression de notre fidélité au pacte de l'allégeance mutuelle entre le Trône et le peuple, et au Serment éternel de la glorieuse Marche Verte.

‘’

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wa barakatouh’’

 

SM le Roi : le processus de concertation aux niveaux

national et local se trouve"déjà à une étape avancée"

 

  Agadir, 06 nov 2006

 

SM le Roi Mohammed VI a souligné que le processus de concertation engagé aux niveaux national et local, au sujet de l'initiative d'octroyer aux provinces du Sud une autonomie élargie, dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale, se trouve "déjà à une étape avancée".

   Dans un discours adressé, lundi soir, à la Nation à l'occasion du 31-ème  anniversaire de la glorieuse Marche Verte, SM le Roi a de nouveau salué "le sens élevé du devoir et la grande réceptivité" dont ont fait preuve les partis politiques en présentant au Souverain leurs "propositions constructives" relatives à cette initiative.

  SM le Roi a de même rendu hommage aux "efforts sincères et hautement patriotiques que déploie le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes -CORCAS-, Président et membres, tant pour défendre la marocanité du Sahara que pour préparer un projet sur sa conception de l'autonomie, en vue de le soumettre à Notre Majesté dans les semaines à venir".

  "Nous aurons ainsi, a dit le Souverain, parachevé les concertations engagées avec la plus large base populaire possible, tant au niveau local que national, afin de mettre au point la mouture finale de la Proposition du Maroc qui traduit les trois orientations fondamentales de notre politique intérieure et extérieure".

   Au niveau national, a expliqué SM le Roi, "Nous entendons aller résolument de l'avant pour consolider notre édifice démocratique par le biais d'une régionalisation avancée qui représente l'épine dorsale de l'Etat moderne dont nous sommes en train d'asseoir solidement les fondements".

  Sur le plan maghrébin et régional, "Nous réaffirmons par cette démarche Notre attachement à l'unité du Maghreb arabe et Notre volonté d'épargner à cet espace, ainsi qu'à la région du Sahel et aux rives méridionale et septentrionale de la Méditerranée, les risques calamiteux de balkanisation et d'instabilité qu'engendrerait l'implantation d'une entité factice", a dit  SM le Roi, mettant en garde contre "cette redoutable hypothèse" qui "transformerait la région en un marécage glauque servant de repaire aux bandes de terroristes et de malfrats faisant commerce d'êtres humains et de trafic

d'armes".

  Au niveau international, le Maroc, a poursuivi le Souverain, réaffirme par cette approche "sa volonté de continuer à honorer fidèlement son engagement pour une coopération franche et loyale avec l'Organisation des Nations unies, son Secrétaire général et le Représentant personnel du responsable onusien, pour aider à trouver une solution politique consensuelle, recueillant l'adhésion sérieuse de toutes les parties concernées effectivement par le conflit".

  "Cela requiert une mobilisation accrue et davantage de ténacité pour contrecarrer les man¿uvres et les complots des adversaires de notre intégrité territoriale. D'où la nécessité d'intensifier les efforts pour faire valoir la légitimité de notre droit et la pertinence de notre position", a souligné le Souverain, rappelant que "le bien-fondé de notre cause est conforté par le soutien des puissances influentes et agissantes au sein de la communauté

internationale, et par l'appui d'un nombre croissant de pays frères et amis".    SM le Roi a réitéré, à l'occasion de ce glorieux anniversaire, Son attachement aux valeurs et principes qu'incarne la Marche verte, en l'occurrence ceux d'"une communion osmotique entre le peuple et le Trône, d'une unanimité fermement scellée autour de la nation unie, d'une mobilisation populaire constamment en veille, et d'une adhésion franche, totale et sincère aux valeurs de paix et aux vertus du dialogue".

 

 

 

 

 

Discours de SM le Roi à l'occasion du 31-ème

anniversaire de la marche verte 06/11/06

 
 
Agadir, le 06/11/2006
 
A l'occasion du 31-ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, SM le Roi Mohammed VI a adressé, lundi soir, un important discours à la Nation dont voici le texte intégral :
 
"Louange à Dieu.
Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.
 
Cher peuple.
 
C'est avec des sentiments de gratitude et de fidélité, conjugués à une volonté d'engagement sans faille, que nous célébrons aujourd'hui le 31-ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte.
Cette gratitude, nous la devons d'abord à l'égard de l'architecte et concepteur de cette Marche, Notre vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II - que Dieu honore son éternelle demeure. Nous en sommes également redevables à ceux qui y ont participé et à l'ensemble du peuple marocain qui a consenti tant de sacrifices dans cette épopée pacifique grâce à laquelle notre pays a pu rentrer en possession de ses provinces du Sud.
Quant à la fidélité, elle est également de mise, en ce qu'elle est l'expression de l'attachement réaffirmé aux valeurs et principes incarnés par la Marche verte, en l'occurrence ceux d'une communion osmotique entre le peuple et le Trône, d'une unanimité fermement scellée autour de la nation unie, d'une mobilisation populaire constamment en veille, et d'une adhésion franche, totale et sincère aux valeurs de paix et aux vertus du dialogue.
Voilà pourquoi, depuis Notre accession au Trône, Nous sommes resté fermement attaché à ces principes dans la gestion des grands dossiers de la nation. Notre démarche a été celle de la démocratie authentique dont la vertu cardinale est de permettre aux forces vives de la nation et aux acteurs directement concernés de s'investir dans le traitement de ces dossiers dans le cadre du dialogue et de la concertation.
Il en résulte que les décisions concernant les questions majeures et déterminantes pour la nation, se conçoivent et se construisent à la base, pour être affinées et finalisées au sommet.
C'est sur ces prémisses que s'est fondée Notre initiative d'octroyer à nos provinces du Sud une autonomie élargie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale. De fait, nous nous trouvons déjà à une étape avancée dans le processus de concertation engagé aux niveaux national et local.
A cet égard, Nous saluons de nouveau le sens élevé du devoir et la grande réceptivité dont ont fait preuve les partis politiques en présentant leurs propositions constructives à Notre Majesté.Nous tenons également à rendre hommage aux efforts sincères et hautement patriotiques que déploie le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes -CORCAS-, Président et membres, tant pour défendre la marocanité du Sahara que pour préparer un projet sur sa conception de l'autonomie, en vue de le soumettre à Notre Majesté dans les semaines à venir.
Nous aurons ainsi parachevé les concertations engagées avec la plus large base populaire possible, tant au niveau local que national, afin de mettre au point la mouture finale de la Proposition du Maroc qui traduit les trois orientations fondamentales de notre politique intérieure et extérieure.
Ainsi, au niveau national, Nous entendons aller résolument de l'avant pour consolider notre édifice démocratique par le biais d'une régionalisation avancée qui représente l'épine dorsale de l'Etat moderne dont nous sommes en train d'asseoir solidement les fondements.
Sur le plan maghrébin et régional, Nous réaffirmons par cette démarche Notre attachement à l'unité du Maghreb arabe et Notre volonté d'épargner à cet espace, ainsi qu'à la région du Sahel et aux rives méridionale et septentrionale de la Méditerranée, les risques calamiteux de balkanisation et d'instabilité qu'engendrerait l'implantation d'une entité factice.
Cette redoutable hypothèse transformerait la région en un marécage glauque servant de repaire aux bandes de terroristes et de malfrats faisant commerce d'êtres humains et de trafic d'armes. Ce sont ces périls que le Maroc s'efforce de conjurer en proposant l'autonomie dans le cadre du grand dessein démocratique qui est le sien.
Au niveau international, le Maroc réaffirme, par cette approche, sa volonté de continuer à honorer fidèlement son engagement pour une coopération franche et loyale avec l'Organisation des Nations unies, son Secrétaire général et le Représentant personnel du responsable onusien, pour aider à trouver une solution politique consensuelle, recueillant l'adhésion sérieuse de toutes les parties concernées effectivement par le conflit.
Cela requiert une mobilisation accrue et davantage de ténacité pour contrecarrer les manoeuvres et les complots des adversaires de notre intégrité territoriale. D'où la nécessité d'intensifier les efforts pour faire valoir la légitimité de notre droit et la pertinence de notre position.
Le bien-fondé de notre cause est conforté par le soutien des puissances influentes et agissantes au sein de la communauté internationale, et par l'appui d'un nombre croissant de pays frères et amis.
Le Maroc entend également poursuivre inlassablement son action en faveur du développement global et intégré de ces provinces qui Nous sont si chères.
A cet égard, Nous engageons tous les acteurs concernés, en l'occurrence les pouvoirs publics, les élus, le secteur privé, l'Agence pour la Promotion des Provinces du Sud et les habitants de ces si chères contrées, pour qu'ils agissent de concert, et que, parallèlement aux grands chantiers structurants, ils accordent une attention particulière aux programmes touchant le vécu quotidien de nos fidèles sujets au Sahara.
Il leur appartient ainsi de veiller à la nécessaire synergie entre ces programmes et les projets prévus dans le cadre de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain, qui place ces provinces au premier rang de ses priorités.
 
Cher peuple.
 
La volonté qui Nous anime de traduire en réalité concrète et tangible nos options en matière de démocratie et de développement, ne se limite pas à la consolidation de notre intégrité territoriale. Elle concerne également toutes les questions nationales majeures. En effet, pour les traiter, nous avons adopté la même démarche consultative et inclusive, fondée sur la mise à contribution de toutes les parties concernées pour proposer les solutions les plus adaptées en la matière.
Aussi avons-Nous tenu à ce que les questions afférentes à notre communauté établie à l'étranger, soient suivies avec la plus haute attention et fassent l'objet d'une nouvelle politique de l'émigration, comportant deux dimensions:
La première est externe. Nous y oeuvrons pour défendre les droits de cette communauté dans les pays d'accueil et veillons à lui en assurer la jouissance à l'abri de toute discrimination. Cette démarche se fait dans le cadre des accords bilatéraux, conclus notamment avec les pays d'Europe.
A cet égard, Nous rendons hommage à nos citoyens expatriés, qui sont respectueux des lois en vigueur dans les pays d'immigration. Nous sommes, tout autant, attaché à la préservation de leur identité culturelle et religieuse, authentiquement marocaine, identité qui se fonde sur les principes de tolérance, de modération et de respect de la différence, ainsi que sur le souci d'incarner les valeurs constructives de l'Islam.
La seconde dimension est d'ordre interne et national. Elle se caractérise par l'adoption d'une nouvelle politique équitable à l'égard de notre communauté à l'étranger.
Celle-ci bénéficie, en effet, d'une sollicitude particulière de Notre Majesté, en reconnaissance de la position d'avant-garde qu'elle occupe parmi les forces vives qui contribuent activement au développement et à la modernisation du Maroc, à son rayonnement civilisationnel, à sa cohésion sociale et à son essor démocratique.
C'est dans cet esprit que Nous avons réaffirmé la nécessité d'assurer, pour les membres de notre communauté à l'étranger, les conditions propices à l'exercice plein et entier de leur citoyenneté, en veillant à élargir leur adhésion et leur participation dans tous les secteurs d'activité de la nation.
A cet égard, Nous sommes très fier de l'écho positif que Notre initiative a trouvé auprès de notre communauté. Voilà pourquoi, en réponse à l'aspiration de ses membres qui souhaitent s'impliquer effectivement dans cette dynamique participative, Nous avons décidé de suivre la même démarche démocratique graduelle qui a prévalu jusqu'ici.
Ainsi, après avoir octroyé à cette communauté le droit à la participation politique, en permettant à ses membres de devenir électeurs et éligibles dans leur patrie, Nous conforterons cet acquis démocratique par la mise en place du Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l'Etranger.
A cet égard, Nous avons décidé de confier au Conseil consultatif des Droits de l'Homme -institution nationale plurielle et indépendante, chargée, entre autres missions que Nous lui avons assignées, de défendre les causes des Marocains résidant à l'étranger- le soin de mener de larges consultations avec toutes les parties concernées en vue d'émettre un avis consultatif concernant la création de ce nouveau Conseil, qui se doit d'allier, dans sa composition, les exigences de compétence, de représentativité, d'efficacité et de crédibilité.
A la lumière des recommandations qui seront soumises à Notre Majesté, en la matière, Nous édicterons le Dahir portant création du Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l'Etranger que Nous installerons, par la grâce de Dieu, au cours de l'année 2007.
Nous tenons à faire de ce Conseil une institution efficiente, permettant aux membres de notre communauté à l'étranger d'être partie prenante dans le vaste renouveau que connaît leur patrie, le Maroc, et ce, d'autant plus qu'ils ont manifesté leur ferme attachement à leur identité nationale.
De même qu'ils ont exprimé leur volonté d'engagement et de mobilisation pour assurer l'essor de leur pays, défendre son unité et s'investir dans le projet de construction d'une société démocratique développée.
Ce projet sociétal, Nous en poursuivons résolument la réalisation avec une détermination sans faille, pour le plus grand bien de toutes les composantes de notre vaillant peuple, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.
 Wassalamou alaikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh ».
 
 L'Initiative marocaine pour un statut d'autonomie au Sahara
 

Texte de l'Initiative marocaine pour la négociation

d'un statut d'autonomie de la région du Sahara

 

Rabat, 13/04/07

 

 Le Maroc a présenté, mercredi dernier, au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban ki-Moon, l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara.

 En voici le texte :

 "Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara:.

 I- L'engagement du Maroc en faveur d'une solution politique définitive :.

 1- Depuis 2004, le Conseil de sécurité appelle régulièrement "les parties et les Etats de la région à continuer de coopérer pleinement avec l'ONU pour mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique".

 2- En réponse à cet appel de la communauté internationale, le Royaume du Maroc s'est inscrit dans une dynamique positive et constructive, en s'engageant à soumettre une initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale.

 3- Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. Comme telle, elle apporte la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et à l'exil et favorise la réconciliation.

 4- Par cette initiative, le Royaume du Maroc garantit à tous les Sahraouis à l'extérieur comme à l'intérieur, toute leur place et tout leur rôle, sans discrimination ni exclusive, dans les instances et institutions de la région.

 5- Ainsi, les populations du Sahara géreront elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives. Elles disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et participeront, de manière active, à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume.

 6- L'Etat conservera ses compétences dans les domaines régaliens, en particulier la défense, les relations extérieures et les attributions constitutionnelles et religieuses de Sa Majesté le Roi.

 7- L'initiative marocaine, inspirée par un esprit d'ouverture, tend à créer les conditions d'un processus de dialogue et de négociation débouchant sur une solution politique mutuellement acceptable.

 8- Le statut d'autonomie, résultat des négociations, sera soumis à une consultation référendaire des populations concernées, conformément au principe de l'autodétermination et des dispositions de la Charte des Nations Unies.

 9- Dans cette perspective, le Maroc lance un appel aux autres parties pour qu'elles saisissent cette occasion d'écrire une nouvelle page dans l'histoire de la région. Il est prêt à s'engager dans une négociation sérieuse et constructive sur la base de l'esprit de cette initiative, ainsi qu'à apporter sa contribution à la création d'un climat de confiance.

 10- A cette fin, le Royaume demeure disposé à coopérer pleinement avec le Secrétaire général de l'ONU et son Envoyé Personnel.

 II- Les éléments de base de la proposition marocaine :.

 11- Le projet marocain d'autonomie s'inspire des propositions pertinentes de l'ONU et des dispositions constitutionnelles en vigueur dans les Etats géographiquement et culturellement proches du Maroc, et s'appuie sur des normes et standards internationalement reconnus.

 A. Les compétences de la Région autonome du Sahara:.

 12- Dans le respect des principes et des procédures démocratiques, les populations de la Région autonome du Sahara, agissant par l'intermédiaire d'organes législatif, exécutif et judiciaire auront, dans les limites territoriales de la Région, la compétence notamment dans les domaines :.

 - de l'administration locale, de la police locale et des juridictions de la Région.

 - économique : le développement économique, la planification régionale, l'encouragement des investissements, le commerce, l'industrie, le tourisme, et l'agriculture.

 - du budget et de la fiscalité de la Région.

 - des infrastructures : l'eau, les installations hydrauliques, l'électricité, les travaux publics et le transport.

 - social : l'habitat, l'éducation, la santé, l'emploi, le sport, la sécurité et la protection sociales - culturel, y compris la promotion du patrimoine culturel sahraoui hassani.

 - de l'environnement.

 13- La Région autonome du Sahara disposera des ressources financières nécessaires à son développement dans tous les domaines. Ces ressources seront notamment constituées par :.

 - les impôts, taxes et contributions territoriales édictés par les organes compétents de la Région.

 - les revenus de l'exploitation des ressources naturelles affectés à la Région.

 - la partie des revenus des ressources naturelles situées dans la Région et perçus par l'Etat.

 - les ressources nécessaires allouées dans le cadre de la solidarité nationale.

 - Les revenus provenant du patrimoine de la Région.

 14- L'Etat conservera la compétence exclusive, notamment sur :.

 - les attributs de souveraineté, notamment le drapeau, l'hymne national et la monnaie.

 - les attributs liés aux compétences constitutionnelles et religieuses du Roi, Commandeur des croyants et Garant de la liberté du culte et des libertés individuelles et collectives.

 - la sécurité nationale, la défense extérieure et de l'intégrité territoriale.

 - les relations extérieures.

 - l'ordre juridictionnel du Royaume.

 15- La responsabilité de l'Etat dans le domaine des relations extérieures sera exercée en consultation avec la Région autonome du Sahara concernant les questions qui se rapportent directement aux attributions de cette Région. La Région Autonome du Sahara peut, en concertation avec le Gouvernement, établir des liens de coopération avec des Régions étrangères en vue de développer le dialogue et la coopération inter-régionale.

 16- Les compétences de l'Etat dans la Région autonome du Sahara, telles que prévues au paragraphe 13 ci-dessus, seront exercées par un Délégué du Gouvernement.

 17- Par ailleurs, les compétences qui ne sont pas spécifiquement attribuées seront exercées, d'un commun accord, sur la base du principe de subsidiarité.

 18- Les populations de la Région autonome du Sahara sont représentées au sein du Parlement et des autres institutions nationales. Elles participent à toutes les consultations électorales nationales.

 B- Les organes de la Région :

 19- Le Parlement de la Région autonome du Sahara sera composé de membres élus par les différentes tribus sahraouies, et de membres élus au suffrage universel direct par l'ensemble de la population de la Région. La composition du Parlement de la Région Autonome du Sahara devra comprendre une représentation féminine appropriée.

 20- Le pouvoir exécutif de la région autonome du Sahara sera exercé par un Chef de Gouvernement élu par le Parlement régional. Il est investi par le Roi.

 Le Chef de Gouvernement est Représentant de l'Etat dans la région.

  21- Le Chef du Gouvernement de la Région autonome du Sahara forme le gouvernement de la Région et nomme les administrateurs nécessaires pour exercer les pouvoirs qui lui sont dévolus en vertu du statut d'autonomie. Il est responsable devant le Parlement de ladite Région.

 22- Des juridictions peuvent être créées par le Parlement régional afin de statuer sur les litiges nés de l'application des normes édictées par les organes compétents de la Région autonome du Sahara. Leurs décisions seront rendues, en toute indépendance, au nom du Roi.

 23- Le Tribunal Régional Supérieur, la plus haute juridiction dans la Région autonome du Sahara, statue en dernier ressort, sur l'interprétation de la loi de la région, sans préjudice des compétences de la Cour suprême et du Conseil constitutionnel du Royaume.

 24- Les lois, les règlements et les décisions de justice émanant des organes de la Région autonome du Sahara doivent être conformes au Statut d'autonomie de ladite Région et à la Constitution du Royaume.

 25- Les populations de la Région bénéficieront de toutes les garanties qu'apporte la Constitution marocaine en matière de droits de l'Homme tels qu'ils sont universellement reconnus.

 26- La Région autonome du Sahara disposera d'un Conseil économique et social composé de représentants des secteurs économiques, sociaux, professionnels et associatifs, ainsi que de personnalités hautement qualifiées.

 III- Processus d'approbation et de mise en uvre du statut d'autonomie:.

 27- Le statut d'autonomie de la Région fera l'objet de négociations et sera soumis à une libre consultation référendaire des populations concernées. Ce référendum constitue, conformément à la légalité internationale, à la Charte des Nations Unies et aux résolutions de l'Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité, le libre exercice, par ces populations, de leur droit à l'autodétermination.

 28- A cette fin, les parties s'engagent à uvrer conjointement, et de bonne foi, en faveur de cette solution politique et de son approbation par les populations du Sahara.

 29- De surcroît, la Constitution marocaine sera révisée, le statut d'autonomie y sera incorporé comme gage de sa stabilité et de sa place particulière dans l'ordonnancement juridique national.

 30- Le Royaume du Maroc prendra toutes les mesures nécessaires afin d'assurer aux personnes qui seront rapatriées une réinsertion complète au sein de la collectivité nationale, dans des conditions garantissant leur dignité, leur sécurité et la protection de leurs biens.

 31- A cette fin, le Royaume adoptera notamment une amnistie générale excluant toutes poursuites, arrestation, détention, emprisonnement ou intimidation de quelque nature que ce soit, fondées sur des faits objet de l'amnistie.

 32- A la suite de l'accord des parties sur le projet d'autonomie, un Conseil transitoire composé de leurs représentants apportera son concours au rapatriement, aux opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion des éléments armés se trouvant à l'extérieur du territoire ainsi qu'à tout autre action visant l'approbation et la mise en uvre du statut, y compris les opérations électorale.

 33- A l'instar des membres de la Communauté internationale, le Royaume du Maroc est persuadé, aujourd'hui, que la solution du différend sur le Sahara ne peut être que le fruit d'une négociation. Dans cet esprit la proposition qu'il soumet aux Nations Unies constitue une réelle opportunité à même de favoriser des négociations ayant pour finalité de parvenir à une solution définitive à ce différend, dans le cadre de la légalité internationale et sur la base d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte de l'ONU.

 34- Dans ce cadre, le Maroc s'engage à négocier, de bonne foi, dans un esprit constructif d'ouverture et de sincérité, afin de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable à ce différend dont la région pâtit. A cet effet, le Royaume est disposé à apporter une contribution active à la mise en place d'un climat de confiance qui pourra aboutir au succès de ce projet.

 35- Le Royaume du Maroc nourrit l'espoir que les autres parties mesureront la signification et la portée de cette initiative, l'apprécieront à sa juste valeur et y apporteront une contribution positive et constructive. Le Royaume considère que la dynamique engendrée par cette initiative offre une chance historique pour régler définitivement cette question".

 

* * *

 L'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, est accompagnée d'une lettre de l'Ambassadeur, Représentant permanent du Royaume du Maroc aux Nations Unies, M. El Mostafa Sahel.

 

Voici le texte de cette lettre :

 

 "Monsieur le Secrétaire général.

 Comme vous le savez, le Royaume du Maroc n'a cessé d' uvrer avec détermination et loyauté pour la résolution du différend relatif au Sahara, dans l'intérêt bien compris de tous les états du Maghreb, ainsi que de la sécurité et de la stabilité régionales. Il a, à cet égard, apporté un soutien constant et sincère aux efforts déployés par les Nations Unies, en vue de parvenir à un règlement définitif et négocié à cette question.

Face à l'impossibilité de mettre en application les propositions antérieures visant à résoudre ce différend, ce dossier se trouve dans une situation d'impasse que le Conseil de sécurité appelle, depuis 2004, à dépasser pour parvenir à une solution politique et mutuellement acceptable.

En réponse à cet appel, j'ai l'honneur de vous faire parvenir, ci-joint, le document contenant "l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara", dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son intégrité territoriale et de son unité nationale.

Il s'agit d'une initiative de compromis, novatrice, responsable et ouverte qui, par son contenu et sa finalité, permet à tous les sahraouis, qu'ils soient de l'intérieur ou de l'extérieur, de gérer eux-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers différents organes législatif, exécutif et judiciaire représentatifs.

Elle réalise le principe de l'autodétermination à travers une expression libre, démocratique et moderne sur le statut d'autonomie. Elle est, de ce fait, conforme à la légalité internationale, intègre les normes et standards internationaux en matière d'autonomie et garantit le respect et la promotion des droits de l'homme tels qu'ils sont universellement reconnus et consacrés par la constitution du Royaume.

Le Royaume du Maroc est profondément convaincu que cette proposition créera une dynamique nouvelle au niveau du processus onusien de règlement de ce différend, en servant de base pour le dialogue, la négociation et le compromis.

A cet égard, le Royaume exprime sa disposition à s'engager, avec détermination, dans une négociation sérieuse et approfondie, avec les autres parties, en vue de contribuer concrètement à la réalisation de la solution politique, définitive et mutuellement acceptable, tant attendue par la communauté internationale.

Fort du processus démocratique et des larges consultations internes, enrichies par des concertations menées au niveau international, le Maroc répond à l'appel de la communauté internationale en acceptant de s'engager dans des négociations approfondies et détaillées sur les différents aspects de cette initiative.

Il espère trouver auprès des autres parties la même volonté politique et engagement de bonne foi afin d'aboutir à la résolution définitive de ce différend, de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans un environnement géopolitique menacé et de favoriser, conformément aux aspirations des peuples maghrébins, l'émergence d'une Union du Maghreb Arabe stable, solidaire, prospère et démocratique, acteur actif de la solidarité africaine et interlocuteur crédible des différents partenaires de la région. En vous transmettant le document portant cette initiative, le Royaume du Maroc traduit son attachement aux nobles idéaux incarnés par la Charte de l'ONU. Le peuple marocain, dans toutes ses composantes et sensibilités, nourrit de grands espoirs dans vos efforts et ceux de votre Envoyé Personnel, afin de convaincre les autres parties de saisir les chances de paix que cette initiative recèle et les perspectives prometteuses qu'elle offre pour un avenir meilleur de stabilité, de sécurité, de démocratie et de prospérité dans la région.

Je vous prie de bien vouloir diffuser cette lettre, ainsi que le document qui y est joint, en les annexant à votre prochain rapport au conseil de sécurité.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire général, l'expression de ma parfaite considération". 

 
 

Le Maroc remet au SG de l'ONU l'initiative marocaine

pour la négociation d'un statut d'autonomie au Sahara

 

New York (NU), 11/04/07

 

 L'Ambassadeur Représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, M. El Mostafa Sahel, a remis, mercredi à New York, au Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, le document portant «Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara».

«Cette initiative constitue la réponse du Maroc au voeu de la Communauté internationale, ainsi qu'aux multiples appels du Conseil de Sécurité, du Secrétaire Général et de son Envoyé Personnel, en vue de mettre fin à l'impasse actuelle et parvenir à une solution politique définitive au différend autour du Sahara marocain», a déclaré M. Sahel à la presse à l'issue de son entrevue avec M. Ban Ki-moon.

 Fruit d'un large processus de consultations démocratiques, aux niveaux local et national, avec la contribution des partis politiques, cette initiative, a-t-il ajouté, est «novatrice, responsable et ouverte».

«Par son contenu et sa finalité, elle vise à permettre à tous les Sahraouis de gérer démocratiquement leurs affaires, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume», a-t-il en outre affirmé.

Enrichie par des consultations menées au niveau international, l'initiative marocaine, a poursuivi le diplomate, «s'appuie sur les normes et standards internationalement reconnus en matière d'autonomie, dans le respect de la légalité internationale et sur la base d'arrangements conformes aux buts et principes de la Charte des Nations Unies».

«L'initiative marocaine procède d'une démarche ouverte, sincère et constructive. Elle constitue une opportunité unique qui, grâce à l'engagement de tous, est de nature à favoriser, à travers la négociation, une solution définitive au différend sur le Sahara», a fait savoir M. Sahel.

Le Maroc considère que cette initiative offre «une chance pour la paix et des perspectives prometteuses pour un avenir meilleur, basé sur la stabilité, la sécurité, la démocratie et la prospérité de l'ensemble des pays du Maghreb», a-t-il dit, affirmant que le Royaume considère que «la dynamique engendrée par cette initiative offre une chance historique pour régler définitivement ce différend qui n'a que trop duré » .

 

Ban Ki-moon espère "une solution

mutuellement acceptable"

 

New York (Nations Unies) 11/04/07

  Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a formé le voeu mercredi que les parties trouveront "une solution mutuellement acceptable" au différend sur le Sahara, a indiqué sa porte-parole, Marie Okabe, lors d'un point de presse à New York.

Lors de sa rencontre avec l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, M. El Mostafa Sahel, qui lui a remis le document portant Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara, "le secrétaire général a exprimé son appréciation et son espoir que les parties trouveront une solution mutuellement acceptable".

Elle a ajouté que M. Ban Ki-moon a également rappelé "les précédentes décisions du Conseil de sécurité qui appellent à des solutions consensuelles".

M. Sahel a remis au secrétaire général de l'ONU le document portant "Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara", qui constitue la réponse du Maroc au vœu de la communauté internationale en vue de mettre fin à l'impasse actuelle et parvenir à une solution politique définitive au différend autour du Sahara marocain

 
 
Campagne de concertation et d’information
au niveau national
 

SM le Roi préside donne ses hautes instructions au premier ministre pour informer le gouvernement et les institutions constitutionnelles de l’état d’avancement du projet d’autonomie au Sahara

 

Casablanca, 31/ 01/ 2007

 

S

a Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a présidé ce mercredi 31 janvier 2007, correspondant au 11 Moharam 1428 au Palais Royal de Casablanca, un Conseil des Ministres, au cours duquel ont été étudiés et adoptés sept projets de lois, trois projets de décrets et une Convention internationale.

Au début des travaux du Conseil, Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, a donné Ses Hautes Instructions au Premier ministre pour qu'il fasse, devant le Conseil de Gouvernement qui doit se tenir demain, jeudi, un exposé sur l'état d'avancement de l'élaboration du projet de proposition d'autonomie pour le Sahara marocain.

A cet égard, Sa Majesté le Roi avait ordonné d'en informer toutes les institutions constitutionnelles, les partis politiques et le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes, ainsi que les notables et les représentants des tribus des Provinces du Sud du Royaume, et de recueillir leur avis à ce sujet.

 

M. Jettou informe le gouvernement des étapes franchies dans l'élaboration
d'une conception nationale du projet d'autonomie au Sahara

 

Rabat, 01/ 02/ 2007

 

    Le Premier ministre, M. Driss Jettou, a informé jeudi, sur hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, les membres du gouvernement des étapes franchies par le processus d'élaboration d'une conception nationale du projet d'autonomie des provinces du Sud à la lumière des propositions des partis politiques, du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), des notabilités et des représentants des tribus des provinces du sud du Royaume.

      Dans un point de presse à l'issue du conseil du gouvernement, réuni, jeudi à Rabat, le ministre de la communication, porte-parole du Gouvernement, M. Nabil Benabdellah a indiqué que le Premier ministre a annoncé que dans le cadre de l'approche démocratique, participative et de concertation consacrée par le Souverain dans le traitement des grandes causes nationales, il est actuellement procédé à une adéquation et à une harmonisation des différentes propositions présentées au titre de ce projet préliminaire.

   Ce projet préliminaire s'articule, dans l'étape actuelle, autour de trois constantes fondamentales, à savoir l'attachement aux constantes et aux valeurs sacrées nationales, à la souveraineté du Royaume, à son unité nationale et à son intégrité territoriale et à la préservation des intérêts supérieurs de la nation, la prise en considération des spécificités sociales et culturelles de la région et la prise en compte des normes internationalement reconnues en matière d'exercice de l'autonomie, a-t-il ajouté.

    M. Jettou a, en outre, affirmé que le gouvernement est fier de cette initiative royale basée sur une approche démocratique, participative et de concertation et qui traduit l'attachement de SM le Roi à l'Etat de droit et des institutions, réitérant la disposition constante du gouvernement à intensifier ses efforts aux côtés de ceux de toutes les forces vives : Institutions constitutionnelles, organisations représentatives, partis politiques et acteurs de la société civile en vue de garantir le succès de ce projet qui permet aux populations du Sahara marocain de gérer, d'une manière démocratique, leurs affaires locales dans le cadre de la politique de décentralisation et de déconcentration, a ajouté M. Benabdellah.

    Le gouvernement, a souligné le Premier ministre, poursuivra ses efforts, aux côtés de toutes les composantes du peuple marocain pour assurer le succès de ce projet et faire face aux manoeuvres désespérées des ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume.

    Le ministre de la communication a ajouté que le conseil a, par la suite, suivi un exposé du ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa qui a présenté les grandes lignes de ce projet préliminaire d'autonomie, dans sa mouture actuelle, qu'il s'agisse de la nature des prérogatives accordées ou des instances représentatives et exécutives, en conformité avec les spécificités de la région à l'intérieur du Maroc uni, tout en tenant compte des normes internationales y afférentes.

   Le ministre de l'Intérieur a, en outre, mis l'accent sur les initiatives et les efforts déployés au niveau des provinces du Sud en vue de répondre aux besoins et aux attentes des populations locales, renforçant ainsi le processus de développement que connaissent ces provinces. De son côté, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri a affirmé que l'initiative d'autonomie est en conformité avec l'orientation adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU depuis Avril 2004, appelant les parties concernées et les pays voisins à sortir de l'impasse et soulignant la nécessité de réaliser un progrès vers la recherche d'une solution politique et consensuelle en vue de mettre un terme à ce conflit artificiel qui entrave l'intégration régionale et hypothèque l'édification d'une union Maghrébine forte et agissante.

   Le ministre délégué a indiqué que SM le Roi Mohammed VI a donné ses hautes instructions pour engager prochainement des concertations à l'échelle internationale avec différents pays concernés sur le contenu du projet, ainsi que sur le processus onusien relatif à sa mise en oeuvre, a ajouté M.Benabdellah. Le conseil a, par la suite, procédé à un examen approfondi et détaillé des exposés du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur et du ministre délégué aux Affaires étrangères à la coopération.

    Dans ce cadre, les membres du gouvernement sont intervenus pour mettre en exergue le consensus national réalisé autour de cette approche.

  

    Ils ont souligné la nécessité de consolider l'unanimité nationale et de renforcer le front intérieur, et de garantir le succès de cette initiative novatrice, qui répond au voeu de la communauté internationale de trouver une solution politique globale et définitive à la question de l'intégrité territoriale du Royaume et qui conforte en même temps l'expérience démocratique marocaine avant-gardiste et unique dans la région.

    Les membres du gouvernement, a poursuivi M. Benabdellah, ont exalté l'approche participative et de concertation adoptée à ce sujet, réaffirmant la mobilisation du gouvernement et de toutes les composantes du peuple marocain derrière SM le Roi Mohammed VI en vue de poursuivre les efforts, aux niveaux international, national et local pour couronner de succès les initiatives nationales visant à clore ce dossier artificiel, à surmonter les dangers de tension et de l'instabilité qui menacent l'ensemble de la région, des initiatives qui sont de nature à favoriser l'édification d'un groupement maghrébin fort et agissant dans son environnement régional et en matière de coopération entre les pays du Nord et du Sud de la Méditerranée.

    Les membres du gouvernement ont exprimé leur gratitude et leur fierté de l'initiative de SM le Roi pour avoir associé le gouvernement à ce processus national et local élargi, réitérant leur pleine adhésion à ce projet et leur mobilisation constante, sous la conduite éclairée du Souverain pour défendre la cause nationale dans le cadre de l'unanimité nationale et de l'attachement indéfectible aux valeurs nationales sacrées.

 
Réunions au Cabinet Royal avec les premiers
responsables de toutes les formations politiques

 

Rabat, 02/02/07

 En application des Hautes Instructions Royales, des réunions se sont tenues au Cabinet Royal, les 31 janvier, 1er et 2 février 2007, avec les premiers responsables de toutes les formations politiques, en vue de les informer des étapes franchies dans le processus d'élaboration de l'avant-projet de la proposition de doter les Provinces du Sud d'une autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

Un communiqué du Cabinet Royal indique que ces réunions s'inscrivent dans la continuité de la démarche Royale inclusive, participative et démocratique, qui consiste à consulter et associer toutes les institutions et les forces vives de la nation, lorsqu'il s'agit de grandes causes engageant l'avenir du pays.

Au cours de ces réunions, les partis politiques nationaux ont été informés de l'état d'avancement des travaux d'élaboration du projet de la proposition marocaine, ainsi que de ses grandes lignes, lesquelles tiennent compte des suggestions pertinentes que les partis avaient soumises à la Très Haute Appréciation Royale.

Ces propositions sont en parfaite convergence et adéquation avec les conceptions, en la matière, du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes. Elles tiennent, en outre, dûment compte des intérêts supérieurs de la nation et des spécificités socioculturelles de la région, tout en respectant les normes et standards internationaux en matière d'autonomie devant permettre aux habitants du Sahara marocain de gérer démocratiquement leurs affaires locales, par le biais d'institutions représentatives et exécutives régionales élues.

 

Les leaders des différents partis nationaux ont été également informés que Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste, s'est félicité de l'esprit de responsabilité ayant marqué leurs propositions, et que le Souverain plaçait Sa précieuse confiance en eux, pour qu'ils poursuivent leur mobilisation et contributions en la matière.

Cette proposition intervient en réponse aux attentes de la communauté internationale, qui souhaite que des propositions constructives soient présentées pour sortir ce dossier de l'impasse où il se trouve, et parvenir à une solution politique négociée et définitive au conflit artificiel suscité autour de notre intégrité territoriale, solution qui ouvrirait de plus larges perspectives pour l'édification d'un Maghreb arabe fort, reposant sur des bases saines.

Le projet marocain, a-t-on unanimement souligné, s'inscrit au coeur des Orientations et Directives Royales visant à consacrer le choix de la décentralisation et de la déconcentration, et à consolider les fondements de la régionalisation élargie.

Les différents intervenants, parmi les dirigeants des partis politiques nationaux, ont rendu hommage et dit toute l'estime et la fierté que leur inspire cette importante Initiative Royale qui traduit l'attention toute particulière que réserve Sa Majesté le Roi - que Dieu L'assiste - aux formations politiques et qui tient au fait que le Souverain est convaincu du caractère essentiel de leur rôle et mission politique dans la mobilisation et l'encadrement de l'opinion publique.

Les responsables politiques précités se sont déclarés mobilisés derrière Sa Majesté le Roi, Amir Al Mouminine, Représentant Suprême de la Nation et Garant de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale, pour déjouer toutes les manœuvres et manigances ourdies par les adversaires de notre intégrité territoriale.

Les chefs des différentes formations politiques ont également souligné la nécessité d'intensification de la mobilisation nationale globale et permanente pour drainer un soutien accru en faveur de la proposition marocaine. Ils se sont dits confiants que grâce à ses options en faveur de la démocratie et du développement, notre pays, fort de son unanimité derrière Sa Majesté le Roi - que Dieu L'assiste - est incontestablement capable de réunir toutes les conditions et d'apporter toutes les garanties propres à assurer le succès de ladite proposition.

Au cours de ces réunions, les responsables des formations politiques nationales ont prié le Conseiller de Sa Majesté le Roi de transmettre au Souverain l'expression de leurs remerciements, de leur gratitude et de leur ferme attachement à l'unanimité nationale forgée autour de la marocanité du Sahara.

Ils lui ont affirmé qu'ils demeuraient mobilisés, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, pour parachever l'édification de l'Etat de droit et des institutions, et pour préserver et défendre les acquis accumulés par notre pays en matière de démocratie et de développement.

Ils lui ont également demandé d'assurer le Souverain de leur pleine adhésion aux chantiers que conduit Sa Majesté le Roi pour bâtir un Maroc uni, développé, ouvert et attaché à ses constantes sacrées et à son identité authentique.

Il est à signaler que ces rencontres interviennent à la suite de réunions similaires tenues avec le Premier Ministre, Monsieur Driss Jettou, les Présidents respectifs de la Chambre des Représentants et de la Chambre des Conseillers, Messieurs Abdelouahed Radi et Mustapha Oukacha, ainsi qu'avec le Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes, Monsieur Khalihenna Ould Errachid.

 
Réunion au Cabinet Royal avec le Président
et les responsables des différentes structures
du CORCAS

 

Rabat, 03/02/07

 En application des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, appelant à tenir des réunions avec les chefs des instances constitutionnelles et des partis politiques, en vue de les informer de l'état d'avancement du processus d'élaboration du projet de proposition d'autonomie pour les provinces sahariennes, une réunion s'est tenue au Cabinet Royal vendredi 2 février 2007, avec le Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), son Secrétaire Général, les membres de son Bureau et les présidents de ses commissions permanentes.

Un communiqué du Cabinet Royal indique qu'au début de la réunion, le Conseiller de Sa Majesté le Roi a fait part à Madame et Messieurs les membres du Conseil présents, des sentiments d'affection et de satisfaction que porte Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste, à tous les membres du Conseil.

Il leur a également fait savoir que Sa Majesté se félicitait du haut degré de patriotisme, et du sens des responsabilités ayant marqué leurs délibérations, ainsi que de la conscience aiguë dont ils ont fait preuve concernant les spécificités socioculturelles de la région, autant de vertus qu'ils ont manifestées tout au long de l'élaboration de la proposition d'autonomie telle qu'ils la conçoivent, et qui traduit à quel point les sujets de Sa Majesté le Roi, Amir Al Mouminine, en l'occurrence les tribus et les populations des Provinces du Sud, sont attachés à leur marocanité.

Les personnalités présentes ont également été informées par les responsables qui avaient été chargés par Sa Majesté le Roi de mener les consultations avec les instances constitutionnelles et les partis politiques nationaux, des étapes franchies dans le processus de préparation de cette proposition, laquelle sera affinée et finalisée, en parfaite harmonie et en toute convergence avec les propositions émanant des partis politiques nationaux.

Elles ont ensuite eu communication de l'hommage Royal pour les efforts sincères qu'ils déploient pour la défense de la juste cause de l'intégrité territoriale du Royaume.

De même qu'il leur a été annoncé ce que Sa Majesté le Roi attendait d'eux, à savoir, une mobilisation accrue, aux niveaux interne et externe, pour faire connaître à la communauté internationale, avec ses instances et ses organisations, le projet, sage et courageux, du Maroc, projet qui constitue la solution politique définitive équitable, de nature à mettre un terme à la tragédie humaine qui accable leurs frères marocains expatriés.

Prenant, ensuite, la parole, le Président du Conseil, son Secrétaire général, les membres du Bureau et les Présidents des commissions permanentes, ont rendu un vibrant hommage et exprimé toute l'estime et la fierté que leur inspire l'éminente Initiative de Sa Majesté, que Dieu L'assiste, de les associer à la mise au point de l'avant - projet d'autonomie.

Ils se sont dits réjouis et honorés par la Haute Sollicitude réservée par Sa Majesté le Roi au Conseil et aux fidèles sujets du Souverain dans les provinces du Sud.

Ils ont affirmé, en outre, qu'ils mesuraient pleinement l'immensité de la mission qui leur échoit, pour contribuer à la finalisation de cette proposition prometteuse, ainsi qu'aux chantiers de développement humain qui sont actuellement en cours au Sahara marocain, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve.

 Ils se sont déclarés fermement attachés aux constantes sacrées de la nation, à savoir l'unité nationale et l'intégrité territoriale, et le respect de la souveraineté pleine, entière et non négociable du Royaume sur la totalité de ses territoires.

Les participants ont, par ailleurs, souligné que l'adhésion, à la proposition d'autonomie, de toutes les composantes du peuple marocain, notamment les tribus des provinces du Sud et l'ensemble des populations de la région, s'apparente à un exercice d'autodétermination dans son acception suprême, combinant unité, démocratie et progrès.

Ils ont également réitéré leur détermination à poursuivre leur action en vue de rallier davantage d'appui et de soutien à ce projet démocratique et unioniste prometteur, qui bénéficie de l'adhésion unanime des populations des Provinces du Sud, et à veiller à ce que les autres fils du Sahara, où qu'ils puissent être, y adhèrent également, au sein d'un Maroc uni, leur offrant les conditions requises pour une citoyenneté pleine et entière, et pour une vie dans la dignité.

Au terme de la réunion, le Président du Conseil a demandé, en son nom et au nom de l'ensemble des membres et des composantes du Conseil, représentant les Provinces du Sud du Royaume, que soit transmise à Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste, l'expression de leur fidélité et de leur attachement à Sa Majesté, et l'assurance de leur mobilisation constante derrière le Souverain.

Il a souligné qu'ils se tenaient tous à la disposition d'Amir Al Mouminine, symbole de l'unité de la nation et Garant de la souveraineté du Royaume, pour défendre l'unité et la souveraineté du Maroc.

Le Conseil et ses différentes composantes gardent vivaces à l'esprit, a-t-il indiqué, les profonds liens historiques qui unissent le Maroc et ses Provinces du Sud, liens symbolisés par la Bei'a (acte d'allégeance) à Amir Al Mouminine, pacte scellé entre Sa Majesté le Roi et les fils de ces provinces, perpétuant ainsi les liens indéfectibles de fidélité par lesquels leurs parents et leurs ancêtres se sont toujours attachés au Glorieux Trône Alaouite.

 

Sur instructions royales, M. Jettou entame des rencontres
avec les institutions constitutionnelles

 

Rabat, 09/04/07

 

 Sur instructions royales, le Premier ministre, M. Driss Jettou, a entamé une série de rencontres et de réunions avec les institutions constitutionnelles et les médias nationaux au sujet de l'initiative marocaine relative au projet d'autonomie des provinces du sud que le Royaume va soumettre au secrétaire général de l'ONU.

   M. Driss Jettou tient une série de réunions sur l'initiative marocaine relative au projet d'autonomie

 

Rabat, 09/04/07

 

En application des Hautes instructions royales, une réunion s'est tenue sous la présidence du Premier ministre, M. Driss Jettou, consacrée à l'initiative marocaine de négociation en vue d'octroyer l'autonomie au Sahara marocain, et que le Maroc soumettra le 10 avril courant à l'Organisation des Nations unies à travers son Secrétaire général.

Cette rencontre s'inscrit dans le prolongement de l'approche démocratique et participative à laquelle est attaché SM le Roi Mohammed VI, que Dieu Le glorifie, ainsi que des larges consultations aux niveaux local, national et international au sujet de l'élaboration du projet

d'autonomie des provinces du sud du Royaume et à la suite de la série de rencontres régulières réunissant le Premier ministre et les ministres, les instances et les institutions directement concernées par le suivi du dossier de la première cause nationale.

A cet égard, et en application des Orientations royales portant sur la tenue d'une série de rencontres d'information, de consultations et d'explication, le Premier ministre, M. Driss Jettou, présidera, avec la participation de MM. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, et Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, au cours des trois premiers jours de cette semaine, une série de réunions avec les présidents de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers, les dirigeants des partis politiques nationaux, le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), les membres du bureau et les présidents des commissions du Conseil en vue de les informer du contenu de l'initiative marocaine relative à la proposition d'autonomie qui sera soumise à l'organisation onusienne, ainsi que des développements de cette initiative constructive et de ses perspectives.

Le Premier ministre présidera, à cette même fin, un Conseil de gouvernement au cours de cette semaine.

Dans le même contexte, une rencontre élargie avec les médias nationaux est prévue le mercredi 11 avril courant.

Ces rencontres s'inscrivent dans le cadre de la poursuite des séances de travail, qui se tiennent périodiquement, dans le cadre de la démarche de concertation adoptée par SM le Roi, que Dieu Le préserve, pour l'élaboration et l'adoption du projet d'autonomie au Sahara marocain, laquelle démarche démocratique qui a été lancée par l'appel de Sa Majesté aux institutions et instances nationales et à l'ensemble des composantes du peuple marocain, à leur tête les chioukhs, les notables et les représentants des tribus des provinces du sud du Royaume, en vue de présenter leurs visions pour trouver une solution politique négociée et acceptée par toutes les parties dans le cadre des Nations unies, une solution définitive et démocratique qui garantit à l'ensemble des populations du Sahara marocain le libre choix de leurs institutions et la gestion de leurs propres affaires, dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale et territoriale.

 

Les présidents des deux chambres du parlement
 informés de l'initiative royale sur le projet d'autonomie

 

Rabat, 09/04/07

  En application des Hautes instructions royales, une réunion de consultation et d'information, au sujet de la teneur de l'initiative marocaine concernant les négociations en vue de l'octroi d'une autonomie élargie aux provinces du Sud du Royaume, a eu lieu entre MM. Driss Jettou, Premier ministre, Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, et MM. Abdelwahed Radi, président de la Chambre des représentants, et Mustapha Oukacha, président de la Chambre des conseillers.

Au cours de cette réunion, les présidents de ces deux Chambres, et à travers eux, toutes les composantes de ces institutions, ont été informés de cette initiative constructive et ouverte que le Maroc compte exposer au Secrétaire général de l'ONU, indique un communiqué du cabinet royal, parvenu lundi soir à la MAP.

Conformément au vœu de Sa Majesté le Roi qui tient à ce que les représentants de la Nation soient mis au courant du contenu et du processus de mise en oeuvre de l'initiative marocaine, et qu'ils soient associés aux différentes étapes de l'opération, il a été convenu de tenir une réunion conjointe des commissions de l'Intérieur et des Affaires étrangères de chaque Chambre, séparément, avec les ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères et de la Coopération, ajoute la même source.

Les présidents respectifs de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers ont exprimé, en leur nom et au nom des représentants de la Nation, leur considération et leur appréciation de l'approche royale consultative qui est suivie pour assurer la gestion de cette question essentielle pour la Nation.

Après avoir affirmé leur adhésion absolue à la sage et courageuse initiative royale, visant à trouver une solution définitive au conflit artificiel, suscité autour du Sahara marocain, MM. Abdelwahed Radi et Mustapha Oukacha ont indiqué qu'ils porteraient à la connaissance des organes et instances des deux Chambres la teneur de l'initiative et les derniers développements qu'a connus la première cause nationale, poursuit le communiqué.

Les présidents des deux Chambres ont, par ailleurs, réaffirmé leur constante mobilisation ainsi que celle de toutes les composantes des deux Chambres du Parlement, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste. Il s'agit, en l'occurrence, de poursuivre, au niveau interne, la mobilisation populaire et la consolidation de l'attachement unanime et sans faille du peuple marocain à la souveraineté du Royaume, à son unité nationale et à son intégrité territoriale.

Il s'agit également, au niveau de la diplomatie parlementaire, d'intensifier les efforts pour recueillir un soutien international accru en faveur de cette proposition constructive, qui est intimement liée à l'enracinement de la démocratie, à la consolidation de la sécurité et de la stabilité, à la réalisation du développement global intégré, et à la concrétisation de l'Union du Maghreb arabe sur des bases solides, dans l'intérêt bien compris des peuples des cinq pays frères qui constituent cette Union, conclut le communiqué.

 

Les dirigeants des partis politiques informés
de la teneur de l'initiative d'autonomie

 

Rabat, 10/04/07

 

 Une réunion s'est tenue, mardi matin, pour informer les dirigeants des partis politiques nationaux du contenu, du processus de mise en oeuvre et des perspectives de l'Initiative marocaine qui vise la négociation de l'octroi aux provinces du sud du Royaume d'une autonomie élargie, et que le Royaume du Maroc compte présenter à l'Organisation des Nations Unies.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'une série de réunions qui se tiennent avec tous les acteurs institutionnels et politiques nationaux et régionaux, ainsi qu'avec les médias, en vue de les tenir informés des derniers développements concernant la question nationale.

Au cours de cette réunion, les chefs de formations politiques nationales ont été mis au courant de la teneur de la proposition marocaine qui a été saluée par les puissances influentes au sein de l'ONU, et par les nombreux pays frères et amis qui ont loué et soutenu cette proposition constructive et ouverte à la négociation, proposition qui vise à trouver une solution politique consensuelle et définitive pour sortir de l'impasse actuelle le conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara.

Les dirigeants des partis politiques nationaux, majorité gouvernementale et opposition confondues, ainsi que ceux non représentés au parlement, ont dit toute leur fierté quant à l'approche participative et aux consultations locales et nationales auxquelles tient Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'Assiste, et qui ont marqué la gestion démocratique du dossier de l'intégrité territoriale du Royaume.

Ils se sont également félicités de voir que cette proposition prometteuse s'inscrivait dans le cadre de la consolidation du processus démocratique et de la volonté d'aller de l'avant en matière d'élargissement de la régionalisation et de permettre aux habitants de cette région de gérer librement et démocratiquement leurs propres affaires, à travers des organes représentatifs crédibles -parlementaires et exécutifs- et des institutions judiciaires dotées de larges compétences, et ce, dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale, ainsi que du respect des spécificités culturelles, sociales et géographiques de la région, de ses tribus et de ses habitants.

Par ailleurs, les dirigeants des partis politiques, qui ont pris la parole, ont hautement salué l'initiative royale, ainsi que le contenu de la proposition marocaine qui intègre les conceptions de leurs partis à ce sujet.

Ils ont également assuré qu'ils mesuraient l'ampleur de la responsabilité qui leur incombe pour défendre, sur tous les fronts et au sein de toutes les instances internes et externes, les valeurs immuables et sacrées de la nation, et au premier chef, l'unité nationale et l'intégrité territoriale du Royaume. En outre, les chefs des formations politiques ont insisté sur la nécessité de se maintenir en état de mobilisation générale et de s'assurer de l'adhésion de toutes les composantes du peuple marocain à cette initiative constructive.

A cet égard, ils ont réitéré leur constante mobilisation sous la conduite de Sa Majesté le Roi, commandeur des Croyants, Représentant suprême de la nation et Garant de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale, et ce pour faire face aux manoeuvres et aux provocations des adversaires de notre intégrité territoriale.

Ils ont également mis l'accent sur la nécessité de faire preuve en permanence de toute la vigilance requise, d'assurer la cohésion et l'harmonie du front interne et de fortifier et développer l'édifice démocratique national.Ont assisté à cette rencontre, le Premier ministre, M. Driss Jettou, M. Mohammed Moatassim, Conseiller de Sa Majesté le Roi et M. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, ainsi que les dirigeants des partis politiques nationaux.

 
                            Le CORCAS informé de l'initiative d'autonomie

 

Rabat, 10/04/07

 Dans le cadre des consultations et des briefings concernant les développements que connaît la question de l'intégrité territoriale du Royaume, une réunion s'est tenue, mardi après-midi, en présence du président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), de son secrétaire général, des membres de son bureau et des présidents de ses commissions.

Au cours de cette réunion, il leur a été fait part du contenu et des perspectives d'avenir de l'initiative marocaine, issue dudit Conseil, pour les négociations concernant l'octroi aux provinces du Royaume, d'une large autonomie et ce, à la veille de la présentation de ladite initiative à l'Organisation des Nations Unies. A cet égard, le président et les composantes du Conseil ont dit toute leu fierté quant à la Haute décision royale de les associer, en tant que représentants véritables et légitimes de l'écrasante majorité des habitants et des tribus du Sahara marocain, à l'élaboration de la proposition marocaine, tout au long des différentes étapes qu'elle a traversées et des développements qu'elle a connus.

Ils se sont félicités du contenu de cette initiative qui est conforme à la proposition que le Conseil avait adopté au terme de délibérations libres, approfondies et constructives, ainsi qu'aux conceptions que se font les chioukhs, les notables et les représentants des tribus sahraouies, de la proposition de statut d'autonomie pour les provinces du Sud du Royaume.

Ils se sont également réjouis de voir réaffirmé dans l'initiative le nécessaire respect de l'unité du Royaume et de sa souveraineté pleine et entière sur tous ses territoires, tout en tenant compte des spécificités de la région, de son tissu social et culturel, de ses coutumes et de ses traditions, ainsi que de la conformité de cette initiative aux normes et standards internationaux en matière d'autonomie et à la légalité internationale. Ils ont également salué l'accueil favorable qui a été réservé au niveau international à cette initiative courageuse, en tant que plate-forme constructive pour des négociations responsables en vue de parvenir à une solution politique consensuelle et définitive, une solution garantissant aux habitants de ces provinces la faculté de gérer librement et démocratiquement leurs affaires, et susceptible de mettre fin au drame humanitaire qu'endurent les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf et de favoriser une réconciliation historique entre les fils de cette région si chère du Maroc uni, paisible et démocratique.

Ils ont également souligné leur volonté de poursuivre leurs efforts pour faire connaître cette initiative et sa portée démocratique et géostratégique, et pour convaincre leurs frères, cousins et autres membres de leurs familles - qu'ils soient séquestrés à Tindouf ou des résidents à l'extérieur de la patrie - de saisir l'opportunité qu'ouvre cette initiative unitaire et constructive et de réintégrer la mère patrie, pour s'associer à la marche pour le développement et la démocratie.

Ils prennent la pleine mesure des responsabilités qui sont les leurs pour faire avancer les grands chantiers ouverts dans les provinces du Sud du Royaume et pour défendre la marocanité du Sahara dans les différentes instances régionales et internationales.

Au terme de la réunion, Monsieur le président du Conseil a réaffirmé, en son nom et au nom de toutes les composantes du Conseil, leur mobilisation constante sous la direction éclairée d'Amir Al-Mouminine, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'Assiste, au niveau des provinces du Sahara marocain, où il s'agit de galvaniser les énergies des loyaux citoyens et citoyennes de la région, animés par le devoir d'allégeance sacrée et éternelle envers le Glorieux Trône Alaouite, et de consolider encore davantage l'attachement unanime et immuable de la nation à l'intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté sur tous ses territoires.

Il s'agit aussi, au plan extérieur, de multiplier et d'intensifier les efforts pour s'assurer un soutien international accru en faveur de cette proposition constructive, visant à renforcer l'unité, le développement et la démocratie. Ont assisté à cette rencontre, MM. Driss Jettou, Premier Ministre, Mohammed Moatassim, Conseiller de Sa Majesté le Roi et Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur.



 

Les représentants de la nation saluent l'initiative
marocaine pour la négociation d'un statut
d'autonomie pour le Sahara

 

Rabat, 16/04/07

 

 Les représentants de la nation "saluent hautement l'initiative sage de SM le Roi Mohammed VI visant à conférer aux provinces du sud un statut d'autonomie en tant que solution politique et définitive du conflit artificiel dans la région, dans le respect de la souveraineté du Maroc, de son unité et de son intégrité territoriale", a souligné le Bureau de la Chambre des représentants.

 Les représentants de la nation réitèrent également "leur constante mobilisation derrière SM le Roi, Amir Al Mouminine, garant de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale", a ajouté le Bureau, dans un communiqué publié, lundi à Rabat, à l'issue d'une réunion entre la Commission de l'Intérieur, de la Décentralisation et des Infrastructures et la Commission des Affaires étrangères, de la Défense nationale et des Affaires islamiques, tenue sous la présidence de M. Abdelouahed Radi, président de la Chambre et avec la participation des présidents des groupes parlementaires et des représentants des groupements politiques à la Chambre.

Cette rencontre, consacrée à l'examen de l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale, a été marquée par des interventions du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa et du ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Le Bureau de la Chambre des représentants a réaffirmé, à cette occasion, "le soutien total" des députés à cette "Initiative courageuse de nature à régler définitivement ce problème, qui n'a que trop duré, dans le cadre de la légalité internationale et en totale conformité avec les objectifs et les principes de la Charte des Nations-Unies".

Le statut d'autonomie proposé par le Maroc confère aux habitants du Sahara de larges attributions dans la gestion de leurs propres affaires locales à travers des instances législatives élues crédibles et représentant toutes les composantes de la population et d'autres judiciaires et exécutives dotées de ressources humaines et matérielles suffisantes et adéquates, a rappelé le Bureau de la chambre.

Il a enregistré avec une grande fierté le fait que cette Initiative ait inclue la plupart des propositions et idées formulées par les formations politiques et qui ont enrichi son contenu concernant la nature et la forme du statut d'autonomie adapté à la région et aux spécificités de sa population.

Le Bureau de la Chambre a réaffirmé la disposition des représentants de la nation à "défendre cette Initiative historique, qui permet de garantir la paix et la stabilité à l'ensemble des peuples de la région et d'assurer le développement de ses pays, à travers des efforts pour lui garantir davantage de soutien et le climat de confiance nécessaires à sa réussite.

Le Bureau a salué également le rôle efficient du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) dans la préparation et l'élaboration de la proposition marocaine et la contribution constructive des chioukhs et notables des tribus sahraouies.

Il a mis l'accent sur "la nécessité de poursuivre la mobilisation et l'adhésion de l'ensemble des composantes du peuple marocain à cette Initiative unificatrice et constructive, qui s'inscrit dans le cadre du processus de réformes politiques, visant à consacrer la décentralisation et la déconcentration dans le cadre d'une société démocratique et moderne".

Les représentants de la nation, a ajouté le Bureau, ont, d'autre part, enregistré "avec grande satisfaction les échos positifs qu'a rencontrés l'Initiative marocaine auprès des pays influents concernés par la situation dans la région maghrébine", saluant, par la même, l'accueil réservé, dans toutes les régions du monde, aux délégations marocaines, qui étaient porteuses d'un message de paix visant le règlement définitif de la question du Sahara marocain.

Dans ce cadre, le Bureau a appelé "toutes les autres parties à s'engager dans un dialogue sérieux et constructif sur la base de cette initiative réaliste et ouverte pour mettre un terme au conflit artificiel dans la région afin de relancer l'Union du Maghreb arabe (UMA), en tant qu'ensemble fort et solidaire aspirant à renforcer la coopération méditerranéenne en concrétisation des aspirations des peuples au progrès et à la prospérité.

 S'agissant du développement des provinces du sud du Royaume, le bureau de la chambre des représentants s'est félicité des réalisations accomplies dans tous les domaines, et rendu un hommage appuyé aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie royale, à la sûreté nationale et aux Forces auxiliaires pour leur rôle dans la défense de l'intégrité territoriale du Royaume et la préservation de la paix et la sécurité du peuple marocain. 

 

Un front intérieur solide et uni, meilleur moyen pour contrecarrer

les ennemis de l'intégrité territoriale

 

Rabat, 16/04/07

 

 Des membres de la Chambre des représentants ont souligné, lundi, qu'un front intérieur solide et uni est le meilleur moyen pour contrecarrer les ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume, affirmant que l'initiative marocaine d'octroyer l'autonomie aux provinces du sud représente la solution idéale pour mettre un terme au conflit artificiel autour du Sahara.

Au cours d'une réunion conjointe entre la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des affaires islamiques et celle de l'intérieur, de la décentralisation et des infrastructures, les députés ont noté que l'initiative marocaine est un projet démocratique et en phase avec les réformes qu'a connues le Maroc aux plans politique et des droits de l'Homme.

Ils ont fait remarquer que le Maroc se trouve actuellement dans une situation confortable, comme le démontre les positions favorables de pays influents à l'égard du projet d'autonomie en tant que solution juste et pacifique pour régler ce dossier.

M. Lahcen Hasnaoui, du groupe UMP, a indiqué que l'initiative marocaine administre la preuve de la volonté du Royaume de régler ce conflit qui dure depuis plus de 30 ans, rappelant que le projet prend en considération à la fois d'intégrité territoriale, les spécificités régionales et culturelles et les principes du droit international.

Quant au chef du groupe USFP, il a insisté sur la nécessité d'engager un débat sur le projet au sein des séquestrés des camps de Tindouf, considérant que le renforcement du processus démocratique au Maroc et la consolidation de l'Etat de droit ne feront que conférer plus de crédibilité à la force de négociation du Maroc.

Le chef du groupe istiqlali, M. Abdelhamid Aouad, a relevé que la voix du Maroc est de plus en plus entendue sur la scène internationale, ce qui conforte sa position en perspective de toute négociation avec les parties concernées, alors que l'Algérie "est dans une position faible" et se trouve "prisonnière d'idées sclérosées".

De son côté, le président du groupe PJD, M. Habib Choubani, a rappelé que le Maroc a été lésé durant des décennies par des conjonctures régionales et internationales défavorables et des volontés opposées à ses intérêts, ce qui lui a valu une lourde facture en termes de pertes humaines et de développement.

Il a estimé que les contraintes économiques et sécuritaires imposent plus que jamais aux peuples maghrébins de fédérer leurs forces.

Au nom du groupe du RNI, M. Mohamed Aujjar a fait savoir que la classe politique est mobilisée pour défendre la première cause nationale, mettant l'accent sur l'implication des partis politiques dans les campagnes diplomatiques destinées à défendre le dossier du Sahara.

Mme Khadija Belftouh, du groupe constitutionnel et démocratique, a relevé que l'affaire du Sahara reste une question centrale chez les acteurs politiques et souligné l'importance de l'adhésion de tous pour la défense de l'intégrité territoriale.

Intervenant au nom du groupe Alliance socialiste, Mme Nezha Skalli a appelé à la mise en place d'une stratégie de négociation efficace, notant que la réussite des négociations reste tributaire des rapports de force.

Mme Bouchra Khyari, au nom du FFD, a salué l'approche participative qui a caractérisé l'action diplomatique nationale pour régler la question du Sahara marocain

 

 

Le CORCAS exprime son «soutien total et inconditionnel»

à l'initiative d'autonomie au Sahara

 

Rabat, 16/04/07

 

Le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) a exprimé son «soutien total et inconditionnel» à l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara en tant que «solution juste, équitable et satisfaisante pour toutes les parties».

Dans un communiqué rendu public au terme d'une session spéciale du CORCAS, tenue lundi à Rabat, le Conseil a souligné que cette initiative «est conforme aux spécificités de la région du Sahara, répond aux attentes de sa population et est en phase avec les efforts des Nations Unies et les normes et standards internationaux des différents systèmes d'autonomie, en tant qu'une des formes les plus avancées de l'autodétermination dans le monde, tout en respectant les principes de souveraineté et de l'unité territoriale du pays, comme stipulé dans la Charte de l'ONU».

Le CORCAS réaffirme, d'autre part, sa mobilisation constante derrière SM le Roi Mohammed VI pour défendre l'unité et la souveraineté du Maroc, ainsi que son attachement indéfectible au glorieux trône alaouite.

Le communiqué indique que le CORCAS a exprimé sa profonde considération à l'égard de la décision de SM le Roi d'associer l'ensemble de Ses sujets dans cette région à l'élaboration de l'initiative d'octroi de l'autonomie au Sahara en vue de permettre aux fils de la région de gérer leurs propres affaires aux niveaux politique, économique, social et culturel par le biais d'institutions élues conformément à la Constitution.

Le Conseil s'est déclaré convaincu que cette initiative consacre les liens historiques qui ont toujours existé entre les tribus sahraouies et les Rois du Maroc et le trône alaouite.

Par ailleurs, le Conseil a fait remarquer que l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara constitue une opportunité pour les Nations Unies de régler la question du Sahara «de manière à satisfaire toutes les parties sur la base du principe de ni vainqueur ni vaincu et en tant que solution politique consensuelle et définitive»

.Cela permettra également de «préserver la paix et la sécurité régionales et contribuer à la construction de l'Union du Maghreb arabe sur des bases saines et solides, en réponse aux aspirations des peuples de la région, et, par conséquent, éviter les affres de la balkanisation et de l'instabilité aux plans arabe et africain».Le Conseil a fait observer que l'initiative d'autonomie représente l'unique option réalisable dans le cadre de la légalité internationale, en tant que règlement politique pour mettre fin à ce problème de manière définitive, considérant que la non application de cette option constituerait une tromperie et une fuite qui ne fera que perdurer la situation inhumaine que vivent les populations des camps de Tindouf empêchées de regagner la Mère Patrie.

Le Maroc restera attaché aux vertus du dialogue constructif (Benaissa)

 

Rabat, 16/04/07

Le Maroc restera attaché aux vertus du dialogue constructif pour parvenir à un règlement de la question du Sahara, a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaissa, soulignant que l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara n'est nullement une décision unilatérale ou une offre figée.

Il s'agit en fait "d'une proposition ouverte aux autres parties dont l'objectif est de parvenir à un règlement consensuel, réaliste et applicable ce qui en fait une initiative susceptible d'être enrichie par les propositions des autres parties lors des négociations", a ajouté M. Benaissa dans une intervention devant la Commission des Affaires étrangères, de la défense nationale et des affaires islamiques et la Commission de l'Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures de la Chambre des représentants.

Le ministre a précisé que ce qui importe dans l'étape actuelle est d'initier une dynamique de paix à travers un processus de négociation qui offrira le cadre approprié à des discussions détaillées sur le contenu de ce projet.

Le Maroc, qui a répondu à l'appel du Conseil de sécurité pour sortir de l'impasse actuelle, continuera ses efforts pour défendre la justesse de sa première cause nationale, raffermir ses droits légitimes pour préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale au regard, d'une part, des contraintes liées aux procédures complexes des Nations Unies et, d'autre part, des réactions hâtives et violentes de l'Algérie.

Cette dernière, a-t-il rappelé, s'en est prise à l'Initiative marocaine en se basant sur des données erronées et infondées et en incitant le "polisario" à tromper la communauté internationale en invoquant une initiative qui n'a d'autre finalité que de contrarier la proposition marocaine constructive. . 

M. Benaissa a indiqué qu'il est prévu que le Secrétaire général des Nations Unies présente aujourd'hui, lundi, au Conseil de sécurité son rapport sur la question du Sahara, ajoutant que l'on s'attend à ce que les concertations internes que le Conseil entamera en fin de semaine sur ce rapport aboutissent à une décision incitant les parties à mener des négociations pour aboutir à un règlement réaliste et conforme aux résolutions de la légalité internationale.

Le ministre a rappelé que l'Initiative marocaine, que le Royaume a présentée le 11 avril courant au Secrétaire général de l'ONU et au Président en exercice du Conseil de sécurité, réalise le principe de l'autodétermination à travers une expression libre, démocratique et moderne sur le statut d'autonomie. Elle est, de ce fait, conforme à la légalité internationale, intègre les normes et standards internationaux en matière d'autonomie et garantit le respect et la promotion des droits de l'homme tels qu'ils sont universellement reconnus et consacrés par la constitution du Royaume.

Cette proposition créera une dynamique nouvelle au niveau du processus onusien de règlement de ce différend, en servant de base pour le dialogue, la négociation et le compromis, a-t-il ajouté.

A cet égard, a-t-il encore rappelé, le Royaume a exprimé sa disposition à s'engager, avec détermination, dans une négociation sérieuse et approfondie, avec les autres parties, en vue de contribuer concrètement à la réalisation de la solution politique, définitive et mutuellement acceptable, tant attendue par la communauté internationale.

Le Royaume espère trouver auprès des autres parties la même volonté politique et engagement de bonne foi afin d'aboutir à la résolution définitive de ce différend, de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans un environnement géopolitique menacé et de favoriser, conformément aux aspirations des peuples maghrébins, l'émergence d'une Union du Maghreb Arabe stable, solidaire, prospère et démocratique, a souligné M. Benaissa.

Le ministre a rappelé l'écho favorable qu'a suscité le projet marocain d'autonomie des provinces du Sud, dans le cadre de la campagne diplomatique menée par le Maroc pour exposer les grandes lignes dudit projet.

Après avoir rappelé les différentes étapes que la question du Sahara a franchies au sein des Nations Unies pour aboutir à un règlement de la question, le ministre a indiqué que depuis sa nomination au poste de représentant personnel du Secrétaire général de l'ONU, M. Van Walsum a entrepris des contacts avec les parties avant d'appeler, le 18 janvier 2006, à "un traitement objectif du dossier du Sahara à travers la négociation, soulignant que l'Algérie détient la clé du règlement".

 L'Initiative marocaine, une base pour la négociation et le dialogue (Benmoussa)

Rabat, 16/04/07- L'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara constitue une base pour la négociation et le dialogue et puise son contenu et ses fondements dans les propositions des Nations Unies, ainsi que dans les expériences mises en oeuvre dans plusieurs pays démocratiques, a affirmé lundi le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Dans une intervention devant la Commission des Affaires étrangères, de la défense nationale et des affaires islamiques et la Commission de l'Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures de la Chambre des représentants, le ministre a indiqué que la proposition marocaine intègre les normes et standards internationaux en matière d'autonomie, ce qui en fait une initiative innovante et ouverte de nature à permettre à tous les Sahraouis d'exercer leurs droits et de gérer leurs affaires de façon responsable et démocratique, dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

Cette initiative est le fruit d'un large processus de concertation ayant englobé toutes les composantes de la nation marocaine (élus, Chioukhs, notabilités locales, membres du CORCAS, partis politiques), a dit M. Benmoussa, ajoutant que la proposition marocaine n'est pas une offre figée, mais plutôt une initiative ouverte à la discussion et au dialogue et est susceptible d'être enrichie lors des négociations.

Le ministre a rappelé les principes fondamentaux sur lesquels a été fondée l'initiative marocaine qui consiste en le respect de la souveraineté nationale, de l'intégrité territoriale du Royaume et des attributs liés aux compétences constitutionnelles et religieuses de Sa Majesté Le Roi, Amir Al Mouminine et Garant de la liberté du culte et des libertés individuelles et collectives.

Après sa présentation aux Nations Unies, a-t-il rappelé, l'initiative marocaine exige, plus que jamais, davantage d'efforts en vue de la faire connaître et de la défendre aux niveaux interne et externe dans le but de parvenir à un règlement définitif au conflit artificiel entretenu autour de la question du Sahara.

En présentant cette initiative courageuse, le Royaume du Maroc est fermement convaincu qu'elle est de nature à favoriser ce règlement, a dit le ministre, ajoutant qu'elle s'inscrit dans le sillage des réformes profondes initiées par SM le Roi et qui ont permis au Maroc d'être à l'avant-garde des pays en voie d'instauration d'une société moderniste et démocratique.

M. Benmoussa a fait remarquer que si le Maroc s'oriente avec bonne volonté et un esprit constructif, ouvert et sincère vers une solution politique définitive, acceptable par toutes les parties et qui garantisse la paix et la stabilité dans toute la région, la bataille n'est pas encore définitivement tranchée, compte tenu de plusieurs considérations se rapportant, d'une part, aux contraintes liées aux procédures complexes des Nations Unies et, d'autre part, aux réactions hâtives et violentes de l'Algérie.

Cette dernière, a-t-il rappelé, s'en est prise à l'Initiative marocaine en se basant sur des données erronées et infondées et en incitant le "polisario" à présenter une contre-proposition qui n'a d'autre finalité que de contrarier la proposition marocaine.

Le Royaume du Maroc, attaché aux vertus du dialogue constructif, nourrit un grand espoir que toutes les parties saisissent la signification de cette proposition et l'apprécient à sa juste valeur puisqu'elle offre une occasion historique pour contribuer à une solution définitive à ce conflit artificiel qui permette aux fils du Sahara de gérer eux mêmes leurs affaires dans le cadre de la souveraineté marocaine, garantisse la paix et la stabilité dans la région et concrétise, en même temps, les aspirations des peuples maghrébins à l'unité, à la complémentarité et au progrès, a-t-il souligné.

M. Benmoussa a de même passé en revue les trois grands axes sur lesquels repose l'initiative marocaine. Le premier axe est relatif à l'engagement sincère du Maroc d'inscrire cette initiative dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderniste, basée sur les principes de l'Etat de droit, des libertés individuelles et collectives et du développement socio-économique.

L'initiative permet aux Sahraouis de gérer leurs affaires par l'intermédiaire d'organes législatif, exécutif et judiciaire jouissant de compétences exclusives, a-t-il dit, ajoutant qu'elle sera soumise à une consultation référendaire des populations concernées, conformément au principe de l'autodétermination et des dispositions de la Charte des Nations Unies.

Le deuxième axe définit les éléments fondamentaux de la proposition d'autonomie en ce qui concerne les compétences dévolues aux organes et institutions locales (organes exécutif, législatif et judiciaire) de la Région autonome du Sahara, a précisé M. Benmoussa. Cet axe, a-t-il indiqué, fixe les attributions et le mode d'élection du Conseil législatif ainsi que les pouvoirs du chef de l'exécutif de la région autonome du Sahara élu par le Parlement régional et investi par SM le Roi. L'axe tient compte également des spécificités locales en faisant en sorte qu'un nombre de sièges du Parlement local soit réservé aux tribus sahraouies et en garantissant la représentation de toute la population du Sahara aux organes nationaux élus.

Ce deuxième axe fixe, par ailleurs, les ressources financières dont disposera la région autonome du Sahara et stipule que les populations de la région jouiront de toutes les garanties prévues par la Constitution marocaine en matière des droits de l'homme, tels qu'universellement reconnus.

Quant au troisième axe, il prévoit notamment la tenue d'une libre consultation référendaire des populations concernées.

Ce référendum constitue, conformément à la légalité internationale, le libre exercice par les populations du Sahara de leur droit à l'autodétermination, a dit le ministre.

 

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Campagne diplomatique
Les Nations Unies :
 

Le Secrétaire Général de l'ONU reçoit une délégation

dépêchée par SM le Roi

 

New York, 14/03/07

 

Le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, a reçu mercredi, au siège des Nations Unies à New York, une délégation dépêchée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et composée de MM. Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali Al Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, ainsi que Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes.

A cette occasion, la délégation a présenté à M. Ban Ki-Moon l'état d'avancement et les grandes lignes du projet d autonomie des provinces du sud du Maroc, fruit d'un processus de consultations participatif et ouvert, mené aux niveaux national et local.

Elle a souligné que ce projet, tout en respectant les fondamentaux du Royaume, est en phase avec les spécificités régionales et les aspirations des populations locales et respecte les standards et les normes internationaux en matière d autonomie.

Il constitue, également, une réponse ouverte et constructive aux attentes de la communauté internationale et aux multiples appels du Conseil de Sécurité, du Secrétaire Général et de son Envoyé Personnel pour dépasser l'impasse actuelle et parvenir à une solution politique, définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional.

 La délégation a, par ailleurs, informé le Secrétaire Général des Nations Unies des résultats encourageants des consultations, en cours, menées par le Royaume auprès des membres du Conseil de Sécurité, des pays de la région et des autres capitales intéressées.

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M. Ban Ki-moon qualifie de "bonnes" ses discussions

avec la délégation dépêchée par SM le Roi

 

New York (Nations Unies) 16/03/07

 

 Le Secrétaire général de l'ONU, M.Ban Ki-moon, a indiqué jeudi avoir eu de "bonnes discussions" avec la délégation, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI, qui lui a fait part de l'état d'avancement et des grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du sud du Maroc.

Lors d'une rencontre avec la presse à New York, M. Ban Ki-moon a ajouté qu'il a été informé par les émissaires de SM le Roi Mohammed VI de "l'initiative du Souverain" d'accorder une large autonomie aux provinces du sud, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

"J'espère qu'avec ces initiatives, les parties concernées pourront discuter de la question en vue de trouver une solution mutuellement acceptable" à cette question, a-t-il indiqué.

M. Ban Ki-moon a, par ailleurs, relevé l'impasse dans laquelle se trouve le dossier du Sahara du fait que jusqu'à présent "il n'y a pas eu d'accord (entre les parties) et que le Conseil de sécurité n'a pas été en mesure de prendre une décision à ce sujet".

Le Secrétaire Général des Nations Unies avait reçu mercredi, au siège de l'ONU, une délégation dépêchée par SM le Roi Mohammed VI et composée de MM.Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali Al Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, ainsi que Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).

Lors de cette rencontre, la délégation marocaine a souligné que ce projet constitue une réponse ouverte et constructive aux attentes de la communauté internationale et aux multiples appels du Conseil de Sécurité, du Secrétaire Général et de son Envoyé Personnel pour dépasser l'impasse actuelle et parvenir à une solution politique, définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional.

Tout en respectant les fondamentaux du Royaume, le projet de large autonomie proposé par le Maroc est en phase, a précisé la délégation, avec les spécificités régionales et les aspirations des populations locales et respecte les standards et les normes internationaux en matière d'autonomie.

 

 

le Conseil de sécurité tiendra des consultations

 le 20 du mois courant

 

New York (Nations Unies), 04/04/07

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU prévoit de tenir des consultations sur la question du Sahara le vendredi 20 avril, a annoncé, mercredi, le Président du Conseil pour le mois en cours, l'ambassadeur britannique, Emyr Jones Parry.

M. Parry, qui présentait le programme mensuel du Conseil, a également indiqué que ce dernier envisage de voter la résolution sur le mandat de la MINURSO lors d'une réunion prévue le vendredi 27 avril.

Il a, en outre, fait savoir que le rapport du Secrétaire général sur le Sahara devrait être soumis aux membres du Conseil le lundi 16 avril.

Le mandat de la MINURSO, rappelle-t-on, arrive à expiration le 30 avril.

 

Ban Ki-moon qualifie de "flexible"

le projet d'autonomie proposé par le Maroc

 

Madrid, 19/03/07

 

 Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a qualifié le projet d'autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le conflit du Sahara d'"initiative flexible", rapporte lundi l'agence EFE.

"En ce moment, les parties sont en désaccord, mais j'ai entendu dire que le Roi du Maroc a pris une initiative personnelle et flexible qui sera soumise à l'appréciation du Conseil de Sécurité de l'ONU", a indiqué le Secrétaire général dans une déclaration à l'agence de presse espagnole.

M. Ban Ki-moon a évoqué le projet d'autonomie proposé par le Maroc comme un élément nouveau pour résoudre le conflit du Sahara à travers le consensus, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

"C'est une question qui suscite une grande préoccupation dans la région.

Nous souhaitons qu'elle puisse être résolue avec des moyens pacifiques et à travers la négociation", a ajouté le secrétaire général de l'ONU.

M. Ban Ki-moon avait reçu mercredi, au siège de l'ONU, une délégation dépêchée par SM le Roi Mohammed VI et composée de MM. Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et de la Documentation, ainsi que Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS).

Le Secrétaire général de l'Onu avait indiqué jeudi avoir eu de "bonnes discussions" avec la délégation marocaine qui lui avait fait part de l'état d'avancement et des grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du sud du Maroc.

Lors d'une rencontre avec la presse à New York, M. Ban Ki-moon a ajouté qu'il a été informé par les émissaires de SM le Roi de "l'initiative du Souverain" d'accorder une large autonomie aux provinces du sud, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

"J'espère qu'avec ces initiatives, les parties concernées pourront discuter de la question en vue de trouver une solution mutuellement acceptable" à cette question, a-t-il indiqué.

 
 
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 Membres permanents du Conseil de Sécurité
 
 

SM le Roi dépêche une délégation à Paris pour informer le président

Chirac de l'état d'avancement de la proposition marocaine

 

Paris, 05/02/07

 

 Une délégation ministérielle, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI auprès du Président français, M. Jacques Chirac, et composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation, a informé lundi le chef de l'Etat français de l'état d'avancement du projet marocain d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume.

"La délégation marocaine a fait part au Président Chirac des grandes lignes du projet d'autonomie, au stade actuel, des provinces du Sud du Royaume, tel qu'il ressort des consultations menées, selon une démarche démocratique, participative et inclusive aux niveaux national et local", apprend-on auprès de la délégation marocaine.

Selon la même source, "la délégation a, ainsi, informé le président français que le projet d'autonomie préside de trois constantes fondamentales, à savoir le respect de la souveraineté et de l'unité nationale, la prise en considération des spécificités sociales et culturelles de la région et la conformité aux normes et standards internationaux en matière d'autonomie".

De même, poursuit-on de même source, "il a été question, au cours de cette audience, du processus devant permettre, dans le cadre de l'Organisation des Nations unies, de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional, sur la base de la proposition marocaine d'autonomie".

"La démarche marocaine s'inscrit parfaitement dans le cadre de l'appel, réitéré depuis avril 2004, par le Conseil de Sécurité aux parties et aux Etats de la région de dépasser l'impasse actuelle et de progresser vers une solution politique", précise-t-on de même source.

Il est à rappeler qu'à l'issue de consultations nationales, SM le Roi Mohammed VI a donné ses Hautes instructions pour engager des concertations à l'échelle internationale avec différents pays concernés sur le contenu du projet, ainsi que sur le processus onusien relatif à sa mise en oeuvre.

 

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 Le président Chirac qualifie de "constructif"

le projet d'autonomie dans les provinces du Sud

 

Paris, 05/02/07

 

Le président français, M. Jacques Chirac, a qualifié lundi de "constructif" le projet d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume, à l'issue d'une rencontre avec une délégation ministérielle, conduite par le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa et comprenant notamment le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, M. Taïb Fassi Fihri, et le ministre délégué à l'Intérieur, M. Fouad Ali El Himma.

M. Chirac "a remercié la délégation marocaine d'avoir réservé à la France la primeur de ses réflexions sur l'avenir" du Sahara et le "plan qui l'accompagne que le président de la république a qualifié de constructif", a déclaré le porte-parole de l'Elysée, citant le président français.

La délégation ministérielle est venue informer les responsables français des étapes franchies dans le processus d'élaboration de l'avant-projet de la proposition de doter les provinces du Sud d'une autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

Le chef de l'Etat français, dont les propos ont été rapportés par son porte-parole, s'est par ailleurs "réjoui de la proposition du Maroc d'accueillir la première réunion du groupe pionnier des "Amis de l'Organisation des Nations unies pour l'Environnement".

M. Chirac s'est également "félicité des dernières rencontres franco-marocaines au niveau des Premiers ministres qui illustrent la vitalité et la densité de notre partenariat privilégié avec le Maroc", a souligné le porte-parole de l'Elysée.
 

Douste-Blazy : Le projet d'autonomie dans les provinces

du sud est "sérieux" et "constructif"

 

Paris, 06/02/07

Le chef de la diplomatie française, M. Philippe Douste-Blazy a qualifié mardi le projet d'autonomie proposé par le Maroc dans les provinces du sud du Royaume de "sérieux" et de constructif", à l'issue d'une rencontre avec une délégation marocaine, conduite par M. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, et composée notamment de MM. Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation.

"Je tiens à qualifier ce plan de sérieux et de constructif", a déclaré à la presse le ministre français des Affaires étrangères, qui s'est dit "très heureux de recevoir la délégation marocaine qui nous a fait la primeur de nous présenter le plan d'autonomie" dans les provinces du Sud.

De son côté, M. Taïb Fassi Fihri a indiqué que le Maroc est "en train de finaliser en interne cette proposition qui se base sur une démarche participative et inclusive au niveau de tous les partis politiques et également des populations concernées dans le sud marocain", ajoutant qu'à la "faveur de cette démarche de consultation, nous sommes également ouverts à la discussion avec les principaux partenaires".

"C'est dans ce contexte que nous nous trouvons depuis hier à Paris et que nous avons développé les grandes lignes de ce qui se dessine comme la proposition marocaine prochaine et également pour recueillir les avis extrêmement encourageants de la partie française", a-t-il souligné.

"Nous considérons que nous nous inscrivons dans le cadre du Conseil de sécurité et de l'appel de ce dernier à une solution politique mutuellement acceptable dans le cadre d'un compromis", a poursuivi M. Fassi Fihri, affirmant que "s'il y a une bonne volonté partagée", cette proposition "sera une très bonne nouvelle pour la consolidation et l'émergence du Maghreb comme partenaire pour l'Europe et la communauté internationale".

La délégation ministérielle, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI, est venue informer les responsables français des étapes franchies dans le processus d'élaboration de l'avant-projet de la proposition de doter les provinces du Sud d'une autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale. Elle a été reçue lundi, au Palais de l'Elysée, par le président Jacques Chirac qui a qualifié le projet d'autonomie de "constructif".

 

Paris souhaite que les idées du projet d'autonomie "soient prises en compte dans les prochaines discussions" à l'ONU

 

Paris, 16/03/07

 La France souhaite que les "idées contenues" dans la proposition marocaine d'une large autonomie pour le Sahara "soient prises en compte dans les prochaines discussions aux Nations Unies", a déclaré vendredi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

"Nous avons reçu à Paris une délégation marocaine qui était venue nous présenter les idées concernant un cadre d'autonomie" pour le Sahara et "nous avions dit à l'époque que ces idées nous paraissaient constructives", a rappelé le porte-parole du quai d'Orsay, avant de souligner que la France "souhaite qu'elles soient prises en compte dans les prochaines discussions aux Nations Unies"."Nous souhaitons un accord entre les parties concernées, sous les auspices des Nations unies", a-t-il dit. "Mais nous considérons que les idées marocaines sont constructives et qu'elles méritent d'être prises en considération", a-t-il précisé.

La France avait qualifié le projet d'autonomie proposé par le Maroc de "sérieux" et de "constructif", à l'issue d'une rencontre avec une délégation ministérielle marocaine venue présenter aux autorités françaises les grandes lignes de cette proposition.

 

Une délégation dépêchée par SM le Roi s'entretient

avec de hauts responsables britanniques

 

Londres, 21/02/07

  La délégation ministérielle, dépêchée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a eu, mercredi à Londres, des entretiens approfondis avec Mme Margaret Beckett, ministre britannique des Affaires Etrangères et M. Kim Ho

wells, ministre en charge des Affaires du Moyen Orient au Foreign Office, apprend-on auprès de la délégation.

La délégation marocaine, composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général  des Etudes et de la Documentation, a présenté, à cette occasion, aux hauts responsables britanniques, les grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale, souligne la même source.

Elle a rappelé que cette proposition est le fruit d'un processus de consultations démocratique, participatif et ouvert et que ce processus s'est, notamment, traduit par des contributions des partis politiques et du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), organe représentatif des différentes composantes des populations de la région du Sahara.

La délégation a, également, souligné que cette proposition s'inscrit dans le cadre du projet de société moderne et démocratique initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Elle a réaffirmé que l'initiative marocaine qui répond à l'appel du Conseil de Sécurité des Nations Unies, est conforme à la légalité internationale et constitue la base de la solution politique et définitive à ce différend régional.

Dans cette perspective, les entretiens ont porté sur la contribution que pourrait apporter, dans le cadre des Nations Unies, le Royaume-Uni, membre permanent du Conseil de Sécurité.

A cet égard, les deux parties entendent poursuivre leurs consultations, en prévision de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies au mois d'avril prochain.

 

Benmoussa : Les responsables britanniques

 suivent "avec un grand intérêt" le projet d'autonomie

 

Rabat, 22/02/07

 

 Le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a indiqué que les responsables britanniques ont salué, lors de leurs entretiens avec la délégation marocaine dépêchée à Londres par SM le Roi Mohammed VI, "les choix politiques du Maroc" et affirmé suivre "avec un grand intérêt" la proposition marocaine relative au projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume.

Lors d'un exposé sur la visite de la délégation marocaine en Grande Bretagne pour présenter le projet d'autonomie, M. Benmoussa a ajouté devant le Conseil de gouvernement que les responsables britanniques ont également souligné la nécessité de poursuivre les efforts au niveau des Nations Unies pour mettre en application le projet d'autonomie et clore le dossier du conflit autour du Sahara.

Au cours d'un point de presse à l'issue du Conseil, M. Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a indiqué que M.Benmoussa a rappelé les réunions tenues par la délégation marocaine avec les responsables britanniques aux ministères de l'intérieur et des Affaires étrangères et avec des parlementaires de la majorité et de l'opposition.

M. Benmoussa a affirmé que ces contacts ont permis de "souligner la satisfaction des deux parties quant aux relations bilatérales et à leur caractère stratégique aux plans politique, économique et de garantie de la sécurité et de la stabilité dans la région du Maghreb".

En réponse à une question sur "les festivités" que comptent organiser les séparatistes du "polisario" dans la zone Tampon à Tifariti au moment où le Maroc présente le projet d'autonomie, M. Benabdellah a assuré que "nous n'accordons aucun intérêt à ces gesticulations qui n'auront aucun impact sur l'évolution positive de la question de notre intégrité territoriale au niveau international, comme le montrent les premières réactions de pays influents, comme la France, l'Espagne, les Etats-Unis et la Grande Bretagne".

Qualifiant les agissements des séparatistes de "surenchère bon marché", le ministre a fait remarquer que le Maroc mobilise toutes ses énergies pour réitérer son attachement à la paix et à une solution politique définitive à ce dossier et répondre positivement aux appels de la communauté internationale et des Nations Unies.

 

Entretiens à Washington d'une délégation marocaine

avec de hauts responsables américains

 
Washington, 13 fév 2007
 Dans le cadre de sa tournée dans plusieurs capitales internationales pour informer de l'état d'avancement du projet marocain d'autonomie pour
les provinces du Sud du Royaume, une délégation, dépêchée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a eu lundi à Washington, des entretiens avec de hauts responsables de la Maison Blanche et du Département d'Etat américain, a-t-on appris auprès de la délégation marocaine.
La délégation marocaine composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre Délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali El Himma, ministre Délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation, a présenté les grandes lignes de la proposition marocaine d'autonomie et a rappelé la démarche ouverte et démocratique ayant présidé à son élaboration.
La délégation a, ainsi, souligné que le projet de statut d'autonomie, fruit de larges concertations avec les partis politiques, les institutions représentatives nationales,
le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes et les notables locaux, est conforme aux standards internationaux, respecte pleinement la légalité internationale et s'inscrit parfaitement dans le projet de société moderne et démocratique initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a-t-on précisé de même source.
Ce statut permettra de doter la région d'institutions représentatives aptes à lui assurer, démocratiquement, le développement socioéconomique et à sauvegarder ses
spécificités socioculturelles, dans le cadre de la souveraineté et de l'unité nationale du Royaume.
La proposition marocaine, qui répond aux appels répétés du Conseil de Sécurité aux parties et aux Etats de la région pour dépasser l'impasse actuelle, constitue la seule
dynamique constructive et positive à même de permettre une résolution politique, définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional.
Elle présente, ainsi, les meilleures perspectives pour la relance de la construction maghrébine et constitue une réponse appropriée aux multiples défis sécuritaires auxquels est confrontée la région de l'Afrique du Nord et de l'Ouest.
Les discussions avec les responsables américains, qui ont permis de confirmer les liens solides d'amitié et les relations de partenariat privilégié entre les deux pays
ont également porté sur le rôle et les responsabilités qui échoient aux Nations Unies pour parvenir à une solution politique, définitive à ce différend sur la base de la proposition marocaine.
 
 

Les Etats-Unis apprécient le plan initié par

le gouvernement marocain

 
Washington 14 fév 2007
 
Les Etats-Unis apprécient le plan initié par le Maroc et saluent les efforts du Royaume pour trouver une solution réaliste et réalisable à la
question du Sahara, a déclaré mardi soir à la MAP la porte-parole du département d'Etat, Leslie Phillips à l'issue des entretiens d'une délégation marocaine avec de hauts
responsables américains.
"Les Etats-Unis apprécient le plan initié par le gouvernement du Maroc et saluent les efforts du Maroc pour trouver une solution réaliste et réalisable au problème du Sahara occidental", a déclaré la responsable américaine.
M. Nicholas Burns, sous-secrétaire d'Etat aux affaires politiques, "a rencontré une délégation inter-ministérielle de haut niveau pour discuter des efforts du Maroc en vue
d'élaborer une proposition crédible visant à aider à résoudre le conflit du Sahara occidental", a précisé Mme Leslie Phillips.
"Le Sous-secrétaire d'Etat a remercié la délégation marocaine pour sa visite à Washington et pour avoir exposé ses idées concernant ce projet, appelant le gouvernement
marocain à compléter le processus d'élaboration et de consultations, comme prévu", a ajouté la responsable américaine.
La délégation marocaine, dépêchée par SM Le Roi Mohammed VI à Washington pour informer les responsables américains de l'avancement du projet de proposition d'autonomie des provinces du Sud sous souveraineté marocaine, était composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'intérieur, Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine El Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation.

 

Washington qualifie l'initiative marocaine

de "sérieuse et crédible"

 

Washington, 11/04/07

 

 

 Les Etats Unis ont qualifié, mercredi, de "sérieuse et crédible" l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie au Sahara.

"Le 10 avril, le sous secrétaire Burns a rencontré une délégation de hauts responsables marocains avec lesquels il a discuté de la question du Sahara occidental", indique un communiqué du Département d'Etat, rendu public à Washington.

M. Burns a "qualifié l'initiative marocaine de proposition sérieuse et crédible visant à octroyer une réelle autonomie au Sahara occidental", ajoute le communiqué.

"Les Etats Unis espèrent que la présentation par le Maroc de son initiative aux Nations Unies va encourager des discussions et créera l'opportunité pour le Maroc et le polisario d'entamer des négociations directes, sans conditions préalables en vue de résoudre le conflit du Sahara occidental", poursuit le communiqué. "Les Etats Unis accueillent favorablement tous les efforts visant à trouver une solution réaliste et réalisable à ce conflit qui n'a que trop duré, de manière à apporter paix, stabilité et prospérité économique au Maghreb", conclut le communiqué.

Mardi, une délégation, composée de MM. Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation (DGED), a rencontré à Washington le sous secrétaire d'Etat aux Affaires politiques, M. Nicholas Burns.

 

Entretiens à Moscou entre une délégation

marocaine et des responsables russes

 

Moscou, 28/02/07

 

 Dans le cadre d'une tournée dans des capitales internationales, la délégation ministérielle marocaine, composée de MM.Chakib Benmoussa, Ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, Ministre délégué aux Affaires Etrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, Ministre Délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation a eu, mercredi à Moscou, des entretiens approfondis avec les responsables russes au Kremlin et au ministère des Affaires étrangères, au sujet de la proposition d'autonomie des provinces du Sud du Royaume.

La délégation marocaine a exposé à M. Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères et à M. Igor Ivanov, Secrétaire du Conseil de sécurité nationale, les grandes lignes du projet d'autonomie pour le Sahara marocain, fruit de consultations larges et intenses menées aux niveaux national et local.

Elle a souligné que ce projet est en phase avec le processus d'ouverture politique et de réformes sociétales que connaît le Royaume sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Il constitue également une contribution responsable à la relance de l'intégration maghrébine et au renforcement de la paix et de la sécurité régionales.

L'entretien a également porté sur la manière avec laquelle la dynamique positive créée par l'initiative constructive, et conforme à la légalité internationale, du Royaume du Maroc pourrait être poursuivie dans le cadre des Nations Unies, pour parvenir à un règlement politique, définitif et mutuellement acceptable à ce différend régional, sur la base de la proposition d'autonomie.

Les deux parties ont, par ailleurs, examiné les moyens de renforcer les relations bilatérales conformément au partenariat stratégique, signée à Moscou en octobre 2002, entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Vladimir Poutine et consolidée lors de la visite du Président russe au Maroc en septembre 2006.

 

La Russie salue la disposition du Maroc à

prospecter des voies acceptables pour sortir

de la situation de conflit

 

Moscou, 28/02/07

 

 Le ministre russe des Affaires étrangères, M. Serguei Lavrov, a salué la "disposition du Maroc à prospecter des voies mutuellement acceptables pour sortir de la situation de conflit" sur le Sahara et ce, à l'issue d'un entretien, mercredi à Moscou, avec une délégation ministérielle marocaine qui lui a présenté les grandes lignes du projet d'autonomie dans les provinces du Sud.

Un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que les entretiens entre les parties marocaine et russe ont accordé un "intérêt particulier" au règlement de la question du Sahara, ajoutant que la délégation marocaine, composée de MM. Chakib Benmoussa, Ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, Ministre délégué aux Affaires Etrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, Ministre Délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, a informé les responsables russes des grandes lignes du projet de large autonomie au Sahara, qui sera "complété en tenant compte des concertations avec toutes les parties concernées".

Les deux parties marocaine et russe ont souligné, dans ce contexte, le rôle fondamental de l'ONU, exprimant leur soutien aux efforts entrepris dans ce sens par le Secrétaire général de l'ONU et son envoyé personnel, ajoute le communiqué.

Par ailleurs, poursuit le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères, les deux parties ont procédé à un "échange de vues approfondi sur les questions internationales et régionales d'actualité", mettant l'accent sur "la nécessité d'instaurer une paix globale, juste et solide au Proche-Orient" et sur "l'importance des efforts collectifs visant à relancer le processus de paix sur la base des règles convenues du droit international".

La délégation marocaine s'était également entretenue avec M. Igor Ivanov, Secrétaire du Conseil de sécurité nationale, avec lequel elle a examiné l'ensemble des questions à caractère bilatéral et régional.

La délégation marocaine avait exposé à MM. Lavrov et Ivanov les grandes lignes du projet d'autonomie dans les provinces du Sud, fruit de consultations larges et intenses menées aux niveaux national et local.

Elle avait souligné que ce projet est en phase avec le processus d'ouverture politique et de réformes sociétales que connaît le Royaume sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il constitue également une contribution responsable à la relance de l'intégration maghrébine et au renforcement de la paix et de la sécurité régionales.

Les deux parties ont exprimé leur "satisfaction de l'évolution positive des relations maroco-russes et du processus de mise en oeuvre des accords conclus lors de la visite du Président russe au Maroc en septembre dernier", indique par ailleurs le communiqué.

 

 

Une délégation marocaine dépêchée par SM le Roi

reçu à Pékin par de hauts responsables Chinois

 

Pékin, 17/03/07

 

 Conformément aux Hautes instructions royales, MM.Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des études et de la documentation, se sont rendus les 16 et 17 mars courant à Pékin où ils ont été reçu respectivement par MM. Tang Jiaxuan, membre du conseil d'Etat (organe collégial supérieur d'élaboration des décisions de l'Etat) et Li Zhaoxing, ministre chinois des Affaires étrangères, ainsi que par Ma Wenpu, vice-ministre du département des relations internationales au Comité central du parti communiste Chinois.

Cette visite s'inscrit dans le cadre de la concertation politique régulière et fructueuse instaurée de longue date entre le Royaume du Maroc et la République Populaire de Chine.

A cette occasion, les émissaires royaux ont transmis un message de SM le Roi Mohammed VI à la haute attention de Son Excellence le président de la République Populaire de Chine, M. Hu Jin Tao, portant essentiellement sur l'initiative marocaine visant à parvenir dans le contexte des Nations Unies, à une solution politique définitive du différend régional relatif à la question du Sahara marocain.

A cet égard, MM. Taieb Fassi Fihri et Mohamed Yassine Mansouri ont présenté aux hauts responsables Chinois les objectifs de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume, ses fondements, ainsi que ses grandes lignes telles qu'elles ressortent aujourd'hui du large processus de consultations engagées au Maroc ces derniers mois aux niveaux national et local.

Les entretiens menés par les deux responsables marocains ont également porté sur les perspectives d'approfondissement et d'élargissement des relations traditionnelles et de la coopération entre les deux pays ainsi que sur les questions régionales notamment africaine, arabe et maghrébine.

Membres non permanents du Conseil de Sécurité
 

Les émissaires de SM le Roi reçus

par l'Emir de l'Etat du Qatar

 

Doha, 12/03/07

 

L'Emir de l'Etat du Qatar, SA Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, a reçu, lundi à Doha, les émissaires de SM le Roi, MM.Mohamed Moatassim, Conseiller du Souverain, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, qui ont informé Son Altesse de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume que le Maroc entend présenter aux Nations Unies.

Les émissaires du Souverain ont remis à Son Altesse l'Emir de l'Etat du Qatar un message écrit de SM le Roi portant sur les liens de fraternité solide, de solidarité agissante et de concertation continue pour la consolidation de l'intégrité territoriale, l'unification des rangs de la Oumma islamique et la parfaite concordance des vues des deux pays vis-à-vis des questions bilatérales, régionales et internationales d'intérêt commun.

Les émissaires de SM le Roi ont informé Son Altesse l'Emir de l'Etat du Qatar des grandes lignes du projet de la proposition marocaine d'autonomie du Sahara marocain.

Ils ont transmis à Son Altesse la considération de SM le Roi pour la place de choix qu'occupe le Qatar frère au niveau régional et de son rayonnement international, sous la sage conduite de SA Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, ainsi que la fierté du Maroc quant au rôle que joue le Qatar frère au plan international en tant que membre actif et digne représentant du groupe arabe et islamique au sein du Conseil de sécurité.

Cette audience s'est déroulée en présence de Cheikh Abderrahmane Ben Saoud Al Thani, directeur du cabinet princier, de l'ambassadeur Ibrahim Abdelaziz Sahlaoui, directeur des affaires arabes, ainsi que de l'ambassadeur de SM le Roi à Doha M. Abdelaadim Tber. La visite des émissaires royaux à Doha s'inscrit dans le cadre des initiatives diplomatiques entreprises par le Maroc en direction de plusieurs capitales mondiales pour faire connaître la proposition marocaine d'autonomie des provinces du sud du Royaume.

 

Le Président péruvien : Le projet d'autonomie au

Sahara, une initiative "intelligente et importante"

 

Lima, 19/03/07

 

 Le président péruvien, M. Alan Garcia, a reçu, lundi à Lima, les émissaires royaux, MM. Mohamed Benaissa, ministre des affaires étrangères et de la coopération et Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (Corcas), qui lui ont remis un message de SM le Roi Mohammed VI.

A l'issue de cette audience, à laquelle a pris part le chef de la diplomatie péruvienne, M. José Antonio Garcia Belaunde, le président péruvien a souligné les aspects positifs de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume, qualifiant d'"intelligente" et d'"importante", l'initiative royale.

Dans une déclaration à la presse, M. Garcia a affirmé que son gouvernement suit "avec beaucoup d'intérêt la proposition d'une autonomie avancée", qu'il a comparée aux modèles d'autonomie en vigueur en Europe. M. Garcia s'est dit persuadé que les sahraouis vont saisir le caractère positif de cette initiative qui sera certainement favorablement accueillie aux Nations unies.

M. Garcia a ajouté que le Pérou, qui a toujours oeuvré à la promotion du dialogue et de l'entente, considère que l'initiative royale "va dans ce sens", et qu'elle est "positive" et constitue "un pas vers une solution qui permettra de surmonter l'impasse actuelle".

Le président Garcia a affirmé que le Maroc offre le "bon exemple de pays qui se modernise et avance économiquement", estimant que la proposition, jugée "intelligente", va avoir des retombées économiques certaines qui permettront aux provinces du sud de se mettre à niveau.

L'audience accordée par le président péruvien aux émissaires royaux s'est déroulée en présence de l'ambassadeur du Royaume à Lima, M. Abderrahim Mohandis, de l'ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère des affaires étrangères et de la coopération, M. Youssef Amrani, et du président de la commission parlementaire de la défense, également président du Groupe d'amitié Pérou-Maroc au Congrès péruvien, M. Luis Gonzales Posada.

Durant son séjour à Lima, la délégation marocaine a été également reçue par la présidente du Congrès, Mme Mercedes Cabanillas Bustamante, en présence du vice-président de la république et président de la commission parlementaire au Congrès, M. Luis Ianpietri, et de plusieurs autres congressistes.

Elle a tenu en outre, une réunion de travail avec le chef de la diplomatie, M. Garcia Belaunde.

La délégation marocaine était arrivée dimanche à Lima pour expliquer aux responsables péruviens les grandes lignes de la proposition d'autonomie des provinces du sud.

La délégation dépêchée par SM le Roi

s'entretient avec de hauts responsables belges

 

Bruxelles, 26/03/07

 

Le Premier ministre belge, M. Guy Verhofstadt, a reçu, lundi à Bruxelles, une délégation de haut niveau, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI, composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation.

A cette occasion, la délégation a présenté les grandes lignes de la proposition d'autonomie du Sahara marocain telles qu'elles résultent d'un large processus de consultations menées aux niveaux national et local.

La délégation a souligné que la proposition marocaine offre une perspective crédible et réaliste conforme à la légalité internationale pour un règlement définitif de ce différend régional, dans le contexte des Nations Unies.

Elle a rappelé que cette proposition a fait l'objet d'un processus de consultations démocratique, participatif et ouvert, lequel processus s'est, notamment, traduit par des contributions des partis politiques et du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), organe représentatif des différentes composantes des populations de la région du Sahara.

La délégation a, également, souligné que la proposition d'autonomie s'inscrit dans le cadre du projet de société démocratique et moderniste initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Elle a réaffirmé que l'initiative marocaine, qui s'inscrit en droite ligne de l'appel du Conseil de Sécurité des Nations Unies, est conforme à la légalité internationale et constitue la base de la solution politique et définitive à ce différend régional.

La délégation marocaine s'est également entretenue avec M. Karel De Gucht, ministre belge des Affaires étrangères, dont le pays est depuis janvier 2007 membre non permanent du conseil de sécurité, qui aura à se prononcer sur la prolongation du mandat de la MINURSO à la fin du mois d'avril.

La question du Sahara marocain et les objectifs de l'initiative marocaine, ainsi que le contexte régional actuel au Maghreb et dans la région sahélo-saharienne ont fait l'objet d'une séance de travail de la délégation marocaine à la commission des relations extérieures et de la défense du Sénat belge, conjointement avec la Commission des relations extérieures de la chambre des représentants.

Cette séance de travail s'est déroulée en présence de M. Roelants du Vivier françois, président de la Commission des relations extérieures et de la défense au sénat et de M. Daems Hendrik, président de la Commission des relations extérieures à la chambre des représentants et de plusieurs députés et sénateurs.

 

La proposition marocaine se distingue par

 sa "souplesse" et son "ouverture"

 

Bruxelles, 26/03/07

 

 La proposition marocaine d'autonomie pour le règlement définitif de la question du Sahara se distingue par sa "souplesse" et son "ouverture", a souligné le président de la Commission des relations extérieures et de défense au Sénat Belge, M. Roelants du Vivier François.

"Ce qui est important dans la proposition marocaine c'est qu'il s'agit d'une proposition ouverte. Quand on dit ouverte, cela indique la souplesse", a affirmé M. Roelants du Vivier François dans une déclaration à la MAP, à l'issue d'une séance de travail au siège du Sénat belge à Bruxelles avec une délégation de haut niveau dépêchée par SM le Roi Mohammed VI.

"Ce qui est positif dans la proposition marocaine c'est l'idée selon laquelle on peut générer des discussions et on a le temps nécessaire pour cela", a-t-il dit, estimant que "si cela se fait dans le respect des principes de la communauté internationale, on va se diriger vers une période intéressante où la Belgique, qui est membre du Conseil de sécurité pour deux ans, pourrait jouer un rôle à ce niveau".

"La Belgique a la capacité de comprendre les problèmes comme ceux qui se posent au Sahara et elle a peut-être vocation à aider les uns et les autres afin de parvenir à une solution", a dit M. Roelants du Vivier François.

Outre la séance de travail tenue au Sénat, en présence de plusieurs parlementaires, dont le président de la Commission des relations extérieures à la Chambre des représentants, M. Daems Hendrik, la délégation marocaine, composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, a eu également des entretiens avec le Premier ministre belge, M. Guy Verhofstadt et son ministre des affaires étrangères, M. Karel De Gucht.

Il y a lieu de rappeler que lors de sa visite de travail au Maroc, où il avait co-présidé la Haute Commission mixte à Marrakech avec le Premier ministre, M. Driss Jettou, le chef du gouvernement belge avait qualifié la proposition marocaine d'autonomie au Sahara d'"initiative importante qui va faire avancer les choses".

Le projet d'autonomie proposé par le Maroc a été également qualifié "d'initiative ambitieuse et courageuse qui fait évoluer les choses" par le ministre belge de la Coopération au Développement, M. Armand De Decker, qui avait participé aux travaux de la Commission mixte à Marrakech.

Entretiens à Bruxelles d'une délégation du CORCAS

 avec plusieurs députés et responsables européens

 

Bruxelles, 20/03/07

 

 Une délégation du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) conduite par son vice-président M. Khaddad El Moussaoui a eu, mardi à Bruxelles, des entretiens avec plusieurs députés et responsables européens.

La délégation marocaine, qui comprend également M. Sidati Mohamed Abdellahi El Ghallaoui, membre du CORCAS, a rencontré M. Janusz Onyszkiewicz, vice-président de la commission des Affaires étrangères au parlement européen, M. Raimon Obiols I Germa, président de la délégation pour les relations avec les pays d'Amérique centrale et M. Alexandre Stutzmann, conseiller diplomatique du président du parlement européen.

Dans une déclaration à la MAP à l'issue de ces rencontres, M. El Moussaoui a indiqué que la délégation marocaine a présenté aux eurodéputés un aperçu historique sur la question du Sahara et son évolution, ainsi que les grandes lignes du projet d'autonomie, "qui a été élaboré par les vrais sahraouis et qui est la solution à même de sortir de l'impasse actuelle et de permettre aux Marocains retenus contre leur gré sur le territoire algérien de retrouver les leurs".

Il a affirmé que les députés européens ont favorablement accueilli l'approche marocaine fondée sur le dialogue et la concertation, exprimant leur disposition à contribuer aux efforts déployés à différents niveaux en vue d'un règlement définitif de cette question.

La délégation marocaine a eu, par la suite, une rencontre à la Commission européenne avec M. Steffen Stenberg, directeur des opérations d'aides humanitaires, au cours de laquelle elle a rappelé que l'attention des responsables européens a été attirée à maintes reprises sur le détournement de l'aide humanitaire par le "polisario" et sur la situation des Marocains séquestrés à Tindouf, sur le sol algérien.

Le vice-président du CORCAS a indiqué avoir exprimé ses remerciements au responsable européen et, à travers lui, à toutes les institutions européennes pour l'aide qu'ils octroient aux Marocains retenus dans les camps, notant que M. Stenberg a souligné que son institution veillera au strict contrôle pour que ses aides aillent à ceux qui en ont besoin.

Le responsable européen s'est, par ailleurs, félicité de l'esprit de dialogue et d'ouverture dont fait preuve le Maroc afin de parvenir à un règlement de cette question, a ajouté M. El Moussaoui.

Arrivée mardi à Bruxelles, la délégation du CORCAS poursuivra mercredi ses contacts dans la capitale européenne.

 

La Belgique examinera avec "beaucoup d'attention"

la proposition d'autonomie, affirme un responsable belge

 

Bruxelles, 27/03/07

 

La Belgique examinera avec "beaucoup d'attention" la proposition marocaine d'autonomie au Sahara, a affirmé M. Christian Monnoyer, directeur chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord au ministère belge des Affaires étrangères.

Dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien, lundi à Bruxelles, entre la délégation de haut niveau dépêchée par SM le Roi Mohammed VI et le ministre belge des Affaires étrangères, M. Karel De Gucht, M. Monnoyer a qualifié d'importants les entretiens de la délégation marocaine venue présenter "la proposition d'autonomie qui sera examinée de notre côté avec d'autant plus d'attention que la Belgique est membre du Conseil de Sécurité".

Auparavant, la délégation marocaine, composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, s'était entretenue avec le Premier ministre, M. Guy Verhofstadt.

La délégation avait également tenu une séance de travail avec les commissions des relations extérieures du sénat et de la chambre des représentants, en présence des présidents respectifs des deux commissions MM.Roelants du Vivier François et Daems Hendrik, ainsi que de plusieurs députés et sénateurs.

 

La délégation dépêchée par SM le Roi informe le ministreItalien

des AE du contenu de la proposition d'autonomie au Sahara

 

Rome, 28/03/07

  Le vice-Premier ministre italien et ministre des affaires étrangères, M. Massimo D'Alema, a reçu mardi à Rome, la délégation ministérielle dépêchée par SM le Roi Mohammed VI, qui l'a informé des grandes lignes de la proposition d'autonomie au Sahara que le Maroc compte présenter aux Nations Unies.

La délégation, composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, a souligné que la proposition marocaine est le fruit de larges concertations démocratiques, participatives et transparentes aux niveaux national et local.

Ce projet, a ajouté la délégation, a été élaboré avec la participation des différentes instances politiques et composantes des populations des provinces du Sud, représentées au sein du CORCAS, et s'inscrit dans le cadre du projet de société démocratique et moderniste initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Les membres de la délégation ont également rappelé que la proposition d'autonomie dans le respect de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale, est conforme à la légalité internationale et aux normes internationales dans ce domaine.

Le Maroc, ont-ils rappelé, a pris l'initiative d'élaborer ce projet qui vise à instaurer un dialogue ouvert et constructif avec les autres parties, dans le but de trouver une solution consensuelle à ce différend artificiel et d'assurer la paix et la stabilité dans la région après que les précédentes propositions se sont avérées inapplicables, comme l'a affirmé le secrétaire général de l'ONU.

La proposition marocaine, ont-ils ajouté, est en parfaite harmonie avec les nombreux appels lancés par le conseil de sécurité en faveur de la recherche d'une solution politique juste, durable et acceptée par les parties.

Les membres de la délégation marocaine ont, de même, assuré que le projet d'autonomie atteste de la bonne foi du Maroc et offre une opportunité historique pour sortir de l'impasse actuelle et avancer sur la voie de la paix et de la stabilité dans le bassin méditerranéen et de l'intégration maghrébine, comme il répond aux aspirations de la communauté internationale puisqu'il procède d'une vision ouverte sur l'avenir caractérisée par la crédibilité et le réalisme.

 

Des émissaires de SM le Roi au Ghana et au Congo

pour présenter la proposition d'autonomie

 

Brazzaville, 30/03/07

  La délégation marocaine, composée des émissaires royaux, MM. Taieb Fassi-Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation (DGED), s'est rendue, les 28 et 29 mars, respectivement en République du Ghana et en République du Congo, pays membres non permanents du Conseil de Sécurité.

Lors des audiences accordées par le Président ghanéen, M. John Agyekum Kufuor et par le Président congolais, Denis Sassou Nguesso, les responsables marocains ont présenté les grandes lignes de la proposition d'autonomie, expliquant qu'il s'agit d'une initiative qui résulte de larges concertations démocratiques, participatives et transparentes aux niveaux national et local.

Ce projet, a ajouté la délégation, a été élaboré avec la participation des différentes instances politiques et composantes des populations des provinces du Sud, représentées au sein du CORCAS, et s'inscrit dans le cadre du projet de société démocratique et moderniste initié par SM le Roi Mohammed VI.

Les membres de la délégation ont également rappelé que la proposition d'autonomie est conforme à la légalité internationale et aux normes internationales dans ce domaine, dans le respect de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale.

Le Maroc, ont-ils rappelé, a pris l'initiative d'élaborer ce projet qui vise à instaurer un dialogue ouvert et constructif avec les autres parties, dans le but de trouver une solution consensuelle à ce différend artificiel et d'assurer la paix et la stabilité dans la région après que les précédentes propositions se sont avérées inapplicables, comme l'a affirmé le Secrétaire général de l'ONU.

C'est ainsi que, a relevé la délégation, la proposition marocaine est en parfaite harmonie avec les nombreux appels lancés par le Conseil de sécurité en faveur de la recherche d'une solution politique juste, durable et acceptée par les parties.

Le Président de la République du Ghana et le Président de la République du Congo ont, tous les deux, écouté attentivement l'argumentaire développé par les Emissaires du Souverain et ont remercié SM le Roi Mohammed VI de les avoir inclus dans le processus de consultations internationales engagées par le Royaume.

Ont assisté à l'audience accordée par M. John Agyekum Kufuor, Président du Ghana, MM. Nana Addo, ministre ghanéen des Affaires étrangères, l'Ambassadeur D.K Osei, Directeur de Cabinet du Président de la République, du côté ghanéen, et du côté marocain, M. Abdelhamid Tourougui, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Accra.

Ont été présents, lors de l'audience avec le Président de la République du Congo, MM. Charles Zachri, ministre à la présidence chargé de la coopération et de l'action humanitaire, Jean Dominique Ukimba, ministre-conseiller spécial du Chef de l'Etat, chargé des Affaires de sécurité, et du côté marocain, M. Mehdi Benchekroun, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Brazzaville.

Les Pays de L’UMA
Le Président mauritanien reçoit une délégation
ministérielle marocaine

 

Nouackchott, 08/03/07

 Le Président mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a reçu, jeudi à Nouckchott, une délégation ministérielle marocaine composée du ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, du ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, M. Taib Fassi Fihri et du ministre délégué à l'Intérieur, M. Fouad Ali El Himma.

L'entrevue a porté sur les relations bilatérales, ainsi que sur la proposition marocaine octroyant l'autonomie aux provinces du Sud du Royaume.

Dans une déclaration à la presse, à l'issue de cette entrevue, M. Benmoussa a indiqué que la délégation ministérielle a abordé, au cours de cette rencontre, la coopération excellente existant entre le Maroc et la Mauritanie et a salué le succès du processus démocratique en Mauritanie.

La délégation ministérielle marocaine, a précisé M. Benmoussa, a présenté à son excellence le Président mauritanien les grandes lignes du projet de règlement définitif de la question du Sahara. Il s'agit, a-t-il dit, d'une proposition marocaine consensuelle, ouverte qui vise à octroyer une autonomie au Sahara respectant les normes internationales en la matière et la souveraineté du Maroc, son unité nationale et son intégrité territoriale.

Le ministre a précisé que l'initiative marocaine est de nature à créer une nouvelle dynamique ouvrant la voie à l'édification du Maghreb Arabe et au développement économique et social dans les pays de la région, ajoutant que cette proposition permettra également de consolider les fondements de la sécurité et de la stabilité dans la région, au service de ses peuples.

Ont assisté à cette audience notamment le ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, M. Ahmed Ould Sidi Ahmed, le ministre mauritanien de l'Intérieur, des postes et des télécommunications, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Al Amin et l'ambassadeur de SM le Roi en Mauritanie, M. Abderrahmane Benomar.

 

 Le Guide de la révolution libyenne reçoit
une délégation ministérielle marocaine

 

Tripoli, 11/03/07

 

 Le Guide de la Révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi a reçu, samedi soir, une délégation ministérielle marocaine, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI et composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération et Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur.

L'audience a été consacrée à l'examen des relations maroco-libyennes et des moyens de les renforcer dans tous les domaines, conformément aux aspirations de SM le Roi Mohammed VI et du Guide de la Révolution libyenne, et des derniers développements intervenus sur les scènes régionale, continentale et internationale.

La délégation ministérielle marocaine a présenté au dirigeant libyen le contenu et la philosophie de l'avant projet de la proposition d'autonomie des provinces du Sud du Royaume que le Maroc compte soumettre aux Nations Unis, en vue de régler définitivement le conflit entretenu autour de la question du Sahara.

Les émissaires de SM le Roi ont également informé le Colonel Mouammar Kadhafi des étapes franchies jusqu'à présent par ce projet, fruit de consultations menées dans le cadre d'un processus démocratique et participatif aux niveaux local et national.

Les membres de la délégation ministérielle ont fourni, lors de cette audience, d'amples explications sur les grandes lignes et le contexte général de la proposition marocaine qui prévoit l'instauration d'une autonomie au Sahara marocain respectant les normes internationales et octroyant de larges prérogatives aux habitants des provinces du Sud dans la gestion de leurs affaires, dans le cadre de la souveraineté du Maroc, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

Ils ont également souligné que le projet vise à créer une dynamique à même de baliser le terrain à l'édification du Grand Maghreb arabe et à relancer la croissance économique et sociale dans ses pays. Le projet a également pour objectif de contribuer à la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région, au service des intérêts des peuples.

Pour sa part, le Guide de la Révolution libyenne a souligné la nécessité de régler définitivement ce conflit afin d'ouvrir la voie à l'unité globale à laquelle aspirent les peuples maghrébins, forts de leurs valeurs communes, et d’œuvrer à la réalisation du développement, de la paix et de la stabilité dans la région du Sahel et du Sahara.

Ont assisté à cette audience, M. Omran Soudani, Secrétaire adjoint du Comité populaire général de la sécurité nationale et l'ambassadeur de SM le Roi à Tripoli, Moulay Mehdi Alaoui.

La visite de la délégation marocaine en Libye s'inscrit dans le cadre d'une tournée des émissaires dépêchés par SM le Roi Mohammed VI dans plusieurs pays frères pour faire connaître le projet de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Maroc.

 

 Le président tunisien reçoit une délégation
ministérielle marocaine

 

Tunis, 12/03/07

Le président tunisien, M. Zine El Abidine Ben Ali a reçu, lundi après-midi au palais Carthage, une délégation ministérielle dépêchée par SM le Roi Mohammed VI auprès de son excellence et comprenant MM.Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération et Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette audience, M. Benmoussa a indiqué avoir remis au président tunisien un message de Son frère SM le Roi Mohamed VI et transmis à Son excellence les sentiments de considération, de respect et d'affection que le Souverain voue au peuple tunisien frère sous la conduite du président Zine El Abidine Ben Ali.

Le ministre de l'Intérieur a ajouté que la visite de la délégation marocaine s'inscrit dans le cadre des concertations que le Maroc mène sur hautes instructions de SM le Roi avec plusieurs pays autour du projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume que le Maroc compte présenter au Conseil de sécurité de l'ONU, en tant que solution politique pour mettre fin au conflit dans cette région et créer les conditions appropriées d'une relance efficiente de l'Union du Maghreb arabe et, partant consolider la paix et la quiétude et réaliser le progrès et la prospérité des peuples de la région.

Les émissaires du Souverain ont informé le président tunisien des grandes lignes et du contexte général du projet d'autonomie, qui est conforme aux spécificités régionales, répond aux aspirations des populations locales et leur octroie la gestion de leurs affaires dans le cadre de la démocratie et le respect des normes internationales en la matière.

La visite de la délégation ministérielle à Tunis s'inscrit dans le cadre des initiatives diplomatiques entreprises par le Maroc sur Hautes instructions royales dans plusieurs capitales mondiales et dans des pays frères et amis pour expliquer l'esprit, la philosophie et la portée du projet d'autonomie élargie des provinces du sud du Royaume en vue de parvenir à un règlement définitif et durable au problème artificiel crée autour du Sahara marocain.

Cette audience s'est déroulée en présence du ministre d'Etat tunisien, conseiller spécial auprès du Président de la République et Porte-parole officiel de la Présidence de la République, M. Abdelaziz Ben Dhia, du ministre tunisien de l'Intérieur, M. Rafik Belhaj kacem et de l'ambassadeur de SM le Roi à Tunis, M. Najib Zerouali Ouariti.

* * *
Les pays arabes
 

Le Serviteur des Lieux Saints reçoit un message

de SM le Roi Mohammed VI

 
Ryad, 6 mars 2007
 Le Serviteur des Lieux Saints, le Roi Abdallah Ibn Abdelaziz a reçu, mardi au cabinet royal à Ryad, MM. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, et Mohamed Yassine El Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, émissaires de SM le Roi Mohammed VI.
Au cours de cette audience, les émissaires ont remis un message écrit de SM le Roi au Serviteur des Lieux Saints relatif au soutien du Royaume d'Arabie Saoudite au projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume, que le Maroc envisage de présenter aux Nations Unies.
Les émissaires ont également exposé au Roi Abdallah Ibn Abdelaziz les grandes lignes et le contexte général de la proposition marocaine.
Le Serviteur des Lieux Saints n'a pas manqué lors de cette audience de charger les émissaires de SM le Roi Mohammed VI de transmettre au Souverain sa satisfaction des relations solides de fraternité, de solidarité agissante, de concertation continue et de concordance des vues sur les différentes questions bilatérales, régionales et internationales d'intérêt commun aux deux royaumes qui constituent les boucliers oriental et occidental de la Nation arabe.
L'audience accordée par le Souverain saoudien aux émissaires de SM le Roi Mohammed VI s'inscrit dans le cadre des initiatives diplomatiques du Maroc entreprises dans plusieurs capitales pour informer de l'état d'avancement du projet marocain d'autonomie pour les provinces du sud, qui bénéficie d'un consensus national et d'un soutien international aussi large qu'ouvert à son esprit constructif.
 
Les Emirats Arabes Unis saluent la proposition
d'autonomie des provinces du Sud du Royaume

 

Abou Dhabi, 09/03/07

 

SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nayane, Prince héritier d'Abou Dhabi, Chef suprême adjoint des Forces armées émiraties, a réaffirmé le soutien et l'appui de son pays à l'intégrité territoriale du Maroc, saluant la proposition d'autonomie des provinces du Sud que le Royaume compte présenter aux Nations Unies.

SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, qui recevait jeudi les deux émissaires de SM le Roi Mohammed VI, MM. Mohamed Moatassim, Conseiller du Souverain, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, a exprimé "la considération et la fierté de l'Etat des Emirats Arabes Unis, sous la conduite de SA Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyane, de voir le chef de l'Etat émirati informé de l'initiative de Son cher frère Sa Majesté le Roi Mohammed VI au sujet de cette question vitale".

Il a, à cet égard, réitéré le soutien de l'Etat des Emirats Arabes Unis aux efforts visant à parvenir à un règlement politique et définitif de la question du Sahara marocain.

Au cours de cette entrevue, les deux émissaires ont remis un message écrit de SM le Roi Mohammed VI à Son frère, SA Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyane, Chef de l'Etat des Emirats Arabes Unis, et un autre message écrit à SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane.

Les deux messages portent sur la proposition d'autonomie que le Maroc entend présenter aux Nations Unies en vue de trouver une solution politique, acceptable et conforme aux résolutions de la légalité internationale.

Les deux émissaires de SM le Roi ont présenté à SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane des données supplémentaires sur le projet de la proposition marocaine, son contexte régional et international, ainsi que sur la forte adhésion du peuple marocain quant aux fondements de cette proposition tendant à trouver une solution politique et définitive à la question du Sahara marocain, qui garantit le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume et préserve la paix et la stabilité dans la région du Maghreb Arabe.

Les deux émissaires marocains ont transmis à SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, au cours de cette rencontre à laquelle ont assisté Cheikh Hazaa Ben Zayed Al Nahyane, Conseiller à la sécurité nationale, Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane, ministre des Affaires étrangères et l'ambassadeur du Maroc à Abou Dhabi, M. Abdelakader Zaoui, les salutations et la considération de SM le Roi à l'égard de la direction des Emirats Arabes Unis.

SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane a chargé la délégation marocaine de transmettre à son frère SM le Roi Mohammed VI la fierté de la Direction émiratie des sentiments de fraternité solide, de la solidarité agissante et de la convergence des points de vue des Directions deux pays concernant l'ensemble des questions relatives aux relations bilatérales et aux questions arabes, régionales et internationales d'intérêt commun.

 

L'Emir de l'Etat du Koweït reçoit un message
écrit de SM le Roi

 

Koweït, 11/03/07

  L'Emir de l'Etat du Koweït, SA Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, a reçu, samedi matin à son cabinet à Koweït-city, les émissaires de SM le Roi Mohammed VI auprès de Son frère le Chef d'Etat koweïtien, MM. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des études et de la documentation.

Au cours de cette audience, les émissaires du Souverain ont remis à SA Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah un message écrit de SM le Roi relatif au soutien de l'Etat du Koweït au projet d'autonomie dans les provinces du sud du Royaume que le Maroc compte présenter aux Nations Unies, ainsi qu'au renforcement des relations entre les deux pays frères et aux perspectives d'élargissement du cadre de la coopération aux différents domaines, au service de leurs intérêts communs.

Les émissaires de SM le Roi ont présenté à l'Emir de l'Etat du Koweït les grandes lignes et le contexte général de la proposition marocaine.

A cette occasion, SA Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah a demandé aux émissaires de SM le Roi de faire part au Souverain de la détermination de Son Altesse à renforcer encore davantage les relations de fraternité solide, de solidarité agissante et de concertation permanente pour une parfaite concordance des vues autour des différentes questions bilatérales, régionales et internationales d'intérêt commun.

Cette audience s'inscrit dans le cadre des initiatives diplomatiques entreprises par le Maroc dans plusieurs capitales du monde pour faire connaître l'état d'avancement de l'élaboration du projet de proposition d'autonomie dans les provinces du sud qui bénéficie de l'unanimité nationale et d'un large soutien international grandissant et compréhensif quant à son esprit constructif.

Ont assisté à cette audience, le vice-président du conseil des ministres et ministre koweïtien des Affaires étrangères, Cheikh Mohamed Sabah Al-Salim Al-Sabah, et l'ambassadeur de SM le Roi au Koweït, M. Mohamed Belaich.

 
Le Royaume de Bahreïn exprime son fort soutien
à la proposition d'autonomie au Sahara

 

Manama, 11/03/07

Le Souverain de Bahreïn, SM le Roi Hamad Ben Aissa Al Khalifa, a souligné, samedi soir à Manama, que son pays apporte un soutien fort à la proposition d'autonomie des provinces du sud et adhère continuellement à l'appui international dont bénéficie cette proposition pour son adoption en tant que solution politique et définitive au conflit artificiel autour de la marocanité du Sahara.

Un communiqué rendu public par le Cabinet royal bahreïni indique que SM le Roi Hamad Ben Aissa Al Khalifa a exprimé, au cours de l'audience qu'il a accordée aux émissaires de SM le Roi Mohammed VI, MM. Mohamed Moatassim, Conseiller du Souverain et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, "ses remerciements à SM le Roi Mohammed VI pour l'avoir consulté au sujet de la proposition d'autonomie, dans le cadre des concertations continues entre les Directions des deux pays frères".

Le Souverain de Bahreïn a affirmé que "partant des liens fraternels distingués qui l'unissent au Souverain du Maroc et lient les deux peuples frères, et des positions constantes du Bahreïn soutenant la marocanité du Sahara, le Royaume de Bahreïn réitère son appréciation de cette sage orientation du Royaume du Maroc, exprime son fort soutien à la proposition d'autonomie et adhère continuellement à l'appui international dont bénéficie cette proposition pour son adoption en tant que solution politique et définitive au conflit artificiel autour de la marocanité du Sahara".

SM le Roi de Bahreïn a souligné qu' "il n'épargnera aucun effort auprès des pays frères et amis et au sein des instances internationales afin de les inciter à encourager toutes les parties concernées à s'inscrire dans les voies du dialogue sérieux et constructif, en tant que moyen approprié et idéal pour la présentation du projet d'autonomie des provinces du Sud en vue de réaliser l'intégration maghrébine et préserver la sécurité, la stabilité et le développement de la région".

Au cours de cette audience, MM. Mohamed Moatassim et Mohamed Yassine Mansouri ont remis un message écrit de SM le Roi Mohammed VI à Son frère, SM le Roi Hamad Ben Aissa Al Khalifa, portant sur le soutien du Royaume de Bahreïn au projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume. Le Maroc s'emploie à parachever l'élaboration de ce projet et les consultations à son sujet avec les pays frères et amis, dans le but de renforcer le soutien international qu'il recueille, dans la perspective de sa présentation aux Nations Unies.

Les deux émissaires ont présenté à SM le Roi de Bahreïn un exposé succinct du contexte historique et géopolitique et des fondements du projet d'autonomie des provinces du Sud du Maroc, basé sur l'adhésion nationale, la préservation de la souveraineté du Maroc, son unité nationale et son intégrité territoriale et tenant compte des spécificités de la région pour permettre à ses populations de gérer leurs affaires locales et régionales de façon démocratique.

La proposition marocaine, qui est conforme aux normes internationales en la matière, à la légalité internationale, dans le cadre des Nations Unies, est une forme évoluée du principe d'autodétermination.

SM le Roi de Bahreïn a chargé les deux émissaires de transmettre à SM le Roi ses salutations et sa considération, affirmant qu'il partage le souci de SM le Roi Mohammed VI de maintenir la concertation au plus haut niveau et de promouvoir une solidarité agissante concernant les différentes questions bilatérales, régionales et internationales d'intérêt commun.

Le Souverain bahreïni a exprimé sa fierté de la convergence des vues des Directions des deux pays frères à l'égard de ces questions.

L'audience s'est déroulée en présence de l'ambassadeur de SM le Roi à Bahreïn, M. Mohamed Ait Ouali.


Le président yéménite réitère le soutien de
son pays à l'intégrité territoriale du Maroc

 

Sanaa , 12/03/07

  Le président de la République du Yémen, M. Ali Abdallah Saleh a réitéré, dimanche à Sanaa, "la position du Yémen soutenant l'intégrité territoriale du Maroc et le règlement des différends entre les frères, par les voies pacifiques", rapporte l'agence de presse Saba.

Lors d'une audience accordée aux émissaires de SM le Roi Mohammed VI auprès de Son frère le président du Yémen, MM. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des études et de la documentation, M. Ali Abdallah Saleh a fait part de son ferme attachement à soutenir les questions panarabes, de manière à unifier les rangs de la oumma arabe et à empêcher son morcellement.

Le président yéménite a également exprimé ses vœux de santé et de bonheur à SM le Roi et davantage de progrès et de prospérité pour le peuple marocain frère, indique l'agence de presse yéménite.

Les émissaires de SM le Roi ont remis, lors de cette audience, au président Ali Abdallah Saleh un message écrit du Souverain relatif au soutien de la République du Yémen au projet d'autonomie dans les provinces du sud du Royaume que le Maroc compte soumettre aux Nations Unies et ont présenté le contexte général et les objectifs de la proposition marocaine.

Le président yéménite a, pour sa part, demandé aux émissaires de SM le Roi Mohammed VI de faire part au Souverain de sa détermination à consolider les liens solides de fraternité et à renforcer la concertation permanente sur les différentes questions bilatérales, régionales et internationales d'intérêt commun.

M. Ali Abdallah Saleh a également demandé aux deux émissaires marocains de "transmettre à son frère SM le Roi Mohammed VI un message en réponse à celui que le souverain lui avait adressé".

Cette audience accordée aux émissaires de SM le Roi Mohammed VI intervient dans le contexte des initiatives diplomatiques entreprises par le Maroc dans plusieurs capitales mondiales, pour faire connaître le projet de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Maroc.

Ont assisté à cette audience le ministre d'Etat, secrétaire général de la présidence au Yémen, M. Abdellah Hussein El Bechiri et l'ambassadeur du Maroc à Sanaa, M. Mohamed Touhami.

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Le président égyptien exprime sa considération pour le souci
de SM le Roi de se concerter avec son excellence

 

Le Caire, 19/03/07

 Le président égyptien, M. Hosni Moubarak, qui a reçu dimanche, MM. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, a exprimé sa considération pour le souci de SM le Roi Mohammed VI de se concerter avec son excellence au sujet du projet d'autonomie au Sahara.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette audience, au cours de laquelle les émissaires royaux ont remis un message écrit de SM le Roi au président égyptien, le porte-parole officiel de la présidence de la république d'Egypte, M. Soulaimane Aouad, a affirmé que le président Moubarak a fait part de sa disposition "à entreprendre des initiatives pour parvenir à un règlement pacifique définitif du dossier du Sahara dans le cadre des Nations Unies et du dialogue et de la négociation entre les deux voisins frères, l'Algérie et le Royaume du Maroc".

Le porte-parole a ajouté que le président Moubarak a assuré qu'il aspire à "un règlement définitif de cette question qui n'a que trop duré en vue de dynamiser la coopération, renforcer les relations entre le Maroc et l'Algérie, et donner un nouvel élan à l'Union maghrébine, à l'action arabe commune et aux relations inter-arabes d'une manière générale".

Il a indiqué que le président Moubarak a "rappelé avoir traité ce dossier en 1976, lorsqu'il occupait le poste de vice-président, dans le but de mettre un terme à un affrontement qui s'était produit alors entre les deux pays frères, le Maroc et l'Algérie, autour de la même affaire".

En effet, le 29 janvier de cette même année, des unités de l'armée algérienne équipées en armes et moyens de pointe, avaient effectué une incursion dans la région d'Amgala, en territoire marocain, quelques semaines seulement avant le retrait total des forces et de l'administration espagnoles du Sahara, conformément à l'accord de Madrid.

Ces unités avaient alors été encerclées par l'armée marocaine et il avait fallu toute la diplomatie de l'Egypte et ses bons offices, menés à l'époque par M.Hosni Moubarak, alors vice-président de la république arabe d'Egypte, pour obtenir la libération des militaires algériens faits prisonniers par les Forces armées royales et éviter une escalade militaire entre le Maroc et l'Algérie, qui était pleinement engagée dans cette affaire, pour contrer les droits du Maroc de récupérer ses provinces du sud.

Le porte-parole de la présidence a ajouté que les émissaires royaux ont présenté au président Moubarak les grandes lignes du projet d'autonomie et souligné "le souci de SM le Roi Mohammed VI de se concerter avec le président égyptien eu égard au rôle de son excellence visant à assainir le climat inter-arabe".

Cette audience s'est déroulée en présence de l'ambassadeur du Maroc au Caire, M. Mohamed Frej Doukkali.

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 Le témoignage livré par le Président égyptien
replace l'affaire du Sahara dans sa dimension réelle

 

Rabat, 19/03/07

 

 Le témoignage que vient de livrer le Président égyptien Mohamed Hosni Moubarak replace l'affaire du Sahara dans sa dimension réelle, à savoir qu'il s'agit d'un différend géopolitique entre le Maroc et l'Algérie.

Le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, Soulaimane Aouad, a en effet déclaré, à l'issue de l'audience accordée par le Président Moubarak aux émissaires marocains Mohamed Mouatassim, Conseiller de SM le Roi, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, que le Chef de l'Etat égyptien a évoqué les bons-offices qu'il avait entrepris entre le Maroc et l'Algérie en sa qualité de vice-président de la république à l'époque de feu le Président Anouar Sadate pour empêcher une escalade militaire entre les deux voisins et frères.

Pour l'histoire, sa médiation avait fait suite à l'incursion de forces algériennes, équipées en armes et moyens de pointe, dans la région d'Amgala, en territoire marocain, le 29 janvier 1976, c'est-à-dire quelques semaines seulement avant le parachèvement du retrait des forces et de l'administration espagnoles du Sahara conformément à l'Accord de Madrid.

Les forces marocaines avaient affronté l'armée algérienne, faisant un grand nombre de prisonniers parmi les officiers et hommes de troupes. Et c'est à ce moment là que furent entrepris les bons-offices de l'Egypte, menés alors par le président actuel Hosni Moubarak, pour la réalisation de deux objectifs:

-Désamorcer l'escalade militaire qui, au flanc occidental du Monde arabe, menaçait de dégénérer en guerre destructrice, comparable au conflit irako-iranien, à un moment où les pays arabes avaient le plus grand besoin d'un regroupement de leurs énergies et d'un resserrement des rangs, dans le sillage du nouvel esprit né de la guerre d'octobre 1973, où les forces marocaines avaient fait preuve d'une rare bravoure.

- Oeuvrer en faveur de la libération des officiers et hommes de troupes algériens faits prisonniers, en prélude à une restauration de la confiance et de la détente dans les rapports entre l'Algérie et le Maroc. La médiation avait pris plusieurs jours en raison de la situation dans laquelle l'Algérie s'était empêtrée à une époque où elle ne cessait de répéter qu'elle n'avait nulle convoitise au Sahara marocain.

Alors que cette confrontation semblait être la dernière, l'Algérie, aussitôt après le succès de la médiation égyptienne, s'était empressée de pratiquer la politique de la fuite en avant, à travers la proclamation de la "république sahraouie", qu'elle avait reconnue un mois seulement après l'affrontement avec les forces marocaines. Cette attitude avait tout l'air d'une revanche, à sa façon, après la défaite des forces qu'elle avait envoyées au Sahara.

Alger s'était également réduite à agiter le principe de l'autodétermination, sur lequel elle avait échafaudé toute sa thèse qui n'était en réalité que la manifestation de ses aspirations au leadership sur la région.

L'importance particulière que revêt la position exprimée par la direction égyptienne, qui aspire à voir intervenir un règlement définitif pour clore ce dossier qui n'a que trop duré, vient du fait qu'elle s'appuie, d'une part, sur le fait qu'il s'agit d'un conflit bilatéral, entre l'Algérie et le Maroc, ce qui fait choir tout l'arsenal d'arguties derrière lesquelles se barricadait l'Algérie pour justifier l'existence d'une tierce partie et, d'autre part, sur le souci de consolider les relations entre deux pays voisins, ce qui aurait nimbé d'importance stratégique et fraternelle la détente et la compréhension dont l'espace du Maghreb arabe aurait tiré profit.

En exprimant ses attentes, le Président Moubarak ne manquait jamais de les lier aux actes. Ainsi, il avait pris l'initiative d'annoncer la volonté de l'Egypte d'adhérer à l'Union du Maghreb Arabe (UMA), à l'époque où celle-ci avait l'air de fonctionner selon une méthodologie saine où prévalait le respect des principes du traité constitutif de l'Union.

L'adhésion du Caire aurait imprimé une dimension régionale plus éloquente quant aux manifestations de la solidarité arabe, si le processus d'unification maghrébine n'avait pas achoppé sur des chauvinismes incapables de se délester des séquelles du passé.

Avec toute l'aura de crédibilité et de détermination à rehausser les rapports arabo-arabes dont il se distingue et l'éminent rôle qu'assume son pays à l'échelle africaine et arabe, et en faisant part de sa disposition à entreprendre des bons-offices en faveur d'un règlement de la question du Sahara par voie de dialogue entre les deux voisins frères, l'Algérie et le Maroc, le Président Hosni Moubarak fixe le cadre adéquat pour transcender l'impasse actuelle.

En ce faisant, il rejoint les précédents appels émanant de Capitales influentes telles que Paris, Washington et Madrid, qui conditionnent le règlement pacifique définitif au dialogue entre le Maroc et l'Algérie. Face à de tels développements, il est désormais hors de question de pratiquer la politique de l'autruche.

Le monde a fini par prendre conscience du fait que si l'Algérie s'était abstenue de s'immiscer dans l'affaire du Sahara, celle-ci aurait pris fin de la même manière juridique et pacifique qui avait conduit au retrait de l'occupant, et que sans le soutien dont le "polisario" bénéficie auprès de l'Algérie, il n'y aurait pas eu ce drame humanitaire dispersant les fils du Sahara, qui n'aspirent qu'au jour où ils disposeraient du loisir de quitter les camps de Tindouf, ces mêmes camps qui servent d'unique carte dont l'Algérie use sans se soucier de la laideur de l'exploitation d'un drame humanitaire à de fins politiques.

L'argumentaire logique enserre de tout côté la politique algérienne, dont les gouvernants feraient mieux d'adhérer à l'issue qu'offre actuellement la proposition marocaine visant à instaurer une large autonomie inspirée des systèmes les plus évolués en la matière, au lieu de camper dans l'isolement, qui est d'ailleurs plus dangereux pour les Etats que les leaderships illusoires.

 Le Roi Abdallah II affirme le soutien de son pays aux efforts
visant une solution politique à la question du Sahara marocain

 

Amman, 19/03/07

 Le Roi Abdallah II de Jordanie a affirmé, lundi, le souci de son pays d'appuyer les efforts visant à parvenir à une solution politique à la question du Sahara marocain.

Un communiqué du Cabinet royal jordanien indique que le Roi Abdallah II a souligné, en recevant les émissaires de SM le Roi Mohammed VI, MM. Mohamed Moatassim, conseiller du Souverain et Mohamed Yassine Mansouri, directeur Général des Etudes et de la documentation, le souci de son pays d'appuyer les efforts visant à parvenir à une solution politique à la question du Sahara marocain, au service de la paix et de la stabilité des pays de l'Afrique du nord.

Selon le communiqué, les émissaires de SM le Roi ont remis au Souverain jordanien un message écrit de son frère SM le Roi Mohammed VI, portant sur l'appui du Royaume de Jordanie à la proposition d'autonomie au Sahara marocain.

M. Moatassim, ajoute le communiqué, a transmis au Roi Abdallah II les salutations de son frère SM le Roi Mohammed VI et Sa fierté des liens de fraternité historique solides qui unissent les deux familles royales et des relations de coopération fructueuses et de solidarité agissante entre les deux peuples frères ainsi que Sa considération pour les positions de principe constantes de la Jordanie, sous la conduite du Roi Abdallah II, en faveur des causes nationales du Royaume du Maroc.

Le communiqué indique que les émissaires royaux ont présenté au souverain jordanien un exposé détaillé sur les derniers développements de la question du Sahara marocain et les grandes lignes de l'avant-projet de la proposition d'autonomie du Sahara marocain.

Les émissaires ont salué le discours historique prononcé par le Roi Abdallah II devant le congrès américain, en soulignant que le souverain jordanien avait plaidé la cause arabe de façon rationnelle et audacieuse. Ils ont qualifié ce discours de document de travail pour l'action arabe commune, exaltant les efforts historiques et permanents de la dynastie hachemite pour la restauration de la mosquée Al Aqsa et Qubbat as-Sakhra.

Le communiqué poursuit que l'audience, qui s'est déroulée en présence du directeur du secrétariat particulier du souverain jordanien, M. Bassim Iouadallah, du directeur des renseignements généraux, le général Mohamed Dahbi et de l'ambassadeur du Maroc à Amman, M. Mohamed Mae El Ainine, a également porté sur l'examen des relations bilatérales de coopération entre les deux pays frères et le souci de les consolider, conformément aux intérêts communs des deux peuples frères.

Les émissaires de SM le Roi ont également été reçus par le Premier ministre jordanien, M.Maarouf Al Bakhith. Au cours de cette entrevue, ont été passées en revue l'initiative marocaine relative à la proposition d'autonomie au Sahara marocain et les relations excellentes unissant le Maroc et la Jordanie.

La visite des émissaires de SM le Roi Mohammed VI en Jordanie s'inscrit dans le cadre des initiatives diplomatiques entreprises par le Maroc dans plusieurs capitales mondiales pour présenter l'état d'avancement de l'avant-projet de la proposition marocaine d'autonomie des provinces du sud, qui fait l'objet de l'unanimité nationale et qui a recueilli un large appui international.

 
Le ministre jordanien des AE souhaite que la proposition d'autonomie soit
le prélude à un dialogue entre le Maroc et l'Algérie

 

Amman, 19/03/07

 

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, M.Abdulillah Al Khatib a émis le voeu de voir le projet d'autonomie au Sahara marocain, proposé par le Maroc, constituer "le prélude à un dialogue entre les deux pays frères, le Maroc et l'Algérie, permettant de parvenir à une solution à cette question, de mettre un terme à leur différend et de renforcer la paix et la stabilité dans la région".

M. Al Khatib, qui recevait, lundi à Amman, MM. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, émissaires de SM le Roi Mohammed VI auprès de Son frère SM le Roi Abdallah II de Jordanie, a exprimé le soutien de son pays à tous les efforts constructifs visant à parvenir à une solution politique à la question du Sahara marocain.

Un communiqué, publié à l'issue de cette entrevue, indique que le chef de la diplomatie jordanienne a exprimé aux émissaires royaux la fierté de SM le Roi Abdallah II des liens qui l'unissent à Son frère SM le Roi Mohammed VI et des sentiments de fraternité solide et de solidarité agissante, ainsi que de la convergence des vues entre les Directions des deux pays sur tout ce qui a trait aux relations bilatérales.

La visite des émissaires de SM le Roi en Jordanie, ajoute le communiqué, a pour objectif d'informer SM le Roi Abdallah II de l'initiative de son frère SM le Roi Mohammed VI, relative au projet d'autonomie des provinces du sud.

MM. Mohamed Moatassim et Yassine Mansouri ont été reçus, lundi après-midi, par le Souverain jordanien auquel ils ont remis un message écrit de SM le Roi portant sur le soutien de la Jordanie au projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume.

Le Sultanat d'Oman considère que le projet
d'autonomie au Sahara vise à assurer
la paix et la stabilité au Maghreb

 

Mascate, 25/03/07

 Le ministre responsable des Relations extérieures du Sultanat d'Oman, M. Youssef ben Abdallah ben Alaoui, a estimé que l'Initiative de SM le Roi Mohammed VI d'accorder une autonomie aux provinces du Sud du Royaume vise à assurer la paix et la stabilité dans la région du Maghreb.

Lors d'une rencontre avec la presse, dimanche à Mascate, M. Youssef ben Alaoui a souligné que le projet d'autonomie que le Maroc compte présenter en avril prochain au Conseil de sécurité des Nations Unies est de nature à «ouvrir de grandes perspectives de coopération entre les pays du Maghreb arabe».

    Le ministre omanais a également indiqué que cette Initiative va recueillir un large appui de la part de la communauté internationale, affirmant que son pays soutiendra tout effort visant le règlement définitif du problème du Sahara marocain.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaïssa a rappelé avoir remis à SM Qabous Ibn Saïd, Sultan d'Oman, un message écrit de Son frère SM le Roi Mohammed VI portant sur les grandes lignes de l'Initiative royale d'accorder une autonomie aux provinces du Sud du Royaume.

Ce message, a affirmé M. Benaïssa, s'inscrit dans le cadre du souci de SM le Roi Mohammed VI d'engager des concertations sur l'autonomie au Sahara marocain avec Ses frères, les chefs d'Etat arabes et des pays amis, en particulier les pays membres du Conseil de sécurité.

M. Benaïssa a, en outre, fait savoir qu'au cours de sa visite au Sultanat d'Oman, il a eu des entretiens avec son homologue omanais sur les questions à l'ordre du jour du prochain Sommet arabe de Ryad, outre des questions concernant le monde islamique.
   La visite de l'émissaire de SM le Roi au Sultanat d'Oman s'inscrit dans le cadre des initiatives diplomatiques entreprises par le Maroc dans plusieurs capitales mondiales pour présenter l'état d'avancement de l'avant-projet de la proposition marocaine d'autonomie des provinces du Sud, qui fait l'objet de l'unanimité nationale et qui a recueilli un large appui international.

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Les pays européens

 Une délégation dépêchée par SM le Roi Mohammed VI informe

M. Zapatero du projet d'autonomie au Sahara

 

Madrid, 08/02/07

 

 Une délégation ministérielle, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI à Madrid, a présenté jeudi au président du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero, l'état d'avancement et les grandes lignes du projet marocain d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume.

La délégation qui a rencontré également au Palais de la Moncloa, siège de la présidence du gouvernement espagnol, le ministre espagnol des affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, était composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED).

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette audience, M. Benmoussa, chef de la délégation ministérielle, a indiqué que celle-ci a été dépêchée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour s'entretenir avec les autorités espagnoles des "derniers développements que connaît la question du Sahara marocain".

"Cette visite est à la fois naturelle et hautement significative, de par les relations particulières qui lient Sa Majesté le Roi Mohammed VI à SM le Roi Juan Carlos 1er et au président du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero, et de par le partenariat stratégique et multidimensionnel que les deux pays ont forgé au cours des dernières années", a ajouté M.Benmoussa.

La délégation, a-t-il dit, "a été honorée par l'audience que lui a accordée le président du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero. Elle a également eu des entretiens approfondis avec le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Miguel Angel Moratinos.

Les deux rencontres se sont déroulées dans une atmosphère cordiale et constructive".

Le ministre de l'intérieur a souligné que la délégation ministérielle marocaine a présenté aux hauts responsables espagnols l'état d'avancement et les grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume, ainsi que la démarche ayant présidé à son élaboration.

La délégation marocaine a également expliqué le processus de consultations participatif, inclusif et transparent mené, au niveau de tous les partis politiques et les institutions nationaux, ainsi que les populations sahraouies concernées.

En effet, les délibérations du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), instance représentant toutes les sensibilités sahraouies, ont constitué la base de ce projet qui demeure ouvert aux populations concernées se trouvant à l'extérieur du Royaume.

"La délégation a souligné que, tout en respectant les fondamentaux du Royaume, le projet d'autonomie est en phase avec les spécificités régionales.

Il est conforme aux standards et normes internationaux en matière d'autonomie et répond aux attentes de la communauté internationale et aux multiples recommandations du Conseil de Sécurité", a ajouté M. Benmoussa.

"Le projet constitue la réponse marocaine audacieuse et volontariste à l'appel de la communauté internationale pour sortir de l'impasse. Il constitue également une contribution majeure à la sécurité, à la stabilité et au développement dans cette région de la Méditerranée", a-t-il relevé.

Les entretiens de Madrid ont, également, porté sur "le processus devant permettre, au sein des Nations Unies, de parvenir à une solution politique, définitive et mutuellement acceptable au différend régional relatif au Sahara marocain, sur la base de ce projet d'autonomie", a souligné le ministre qui a indiqué que le Maroc entend "poursuivre les contacts avec les autorités espagnoles pour favoriser l'aboutissement de ce projet qui présente la meilleure perspective pour la relance de la construction maghrébine".
 
Madrid appelle toutes les parties directement concernées
à relancer le dialogue et les négociations

 

Rabat, 06/03/07

 L'Espagne a lancé, mardi, un " appel à toutes les parties directement concernées pour qu'elles relancent le dialogue et les négociations ", estimant que le plan d'autonomie initié par le Maroc doit servir de "voie pour relancer le dialogue entre toutes les parties afin de parvenir à un accord définitif respectant les principes des Nations-unies".

"Je lance un appel à toutes les parties directement concernées pour qu'elles relancent le dialogue et les négociations", a indiqué le chef du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero, lors d'une conférence de presse conjointe tenue à Rabat avec le Premier ministre, M. Driss Jettou, au terme de la VIII-ème session de la Réunion de haut niveau maroco-espagnole.

Le chef du gouvernement espagnol a indiqué que son pays a "accueilli avec intérêt " l'initiative du Maroc de présenter le plan d'autonomie à l'ONU, un plan qui doit servir de "voie pour relancer le dialogue entre toutes les parties afin de parvenir a un accord définitif respectant les principes des Nations-unies ".

"L'Espagne est disposée à contribuer avec ses meilleurs bons offices et sa bonne diplomatie pour faciliter cet objectif et partant, tenter après 30 ans (...) de mettre fin a un conflit dont la solution profitera énormément à tout le monde", a affirmé le Premier ministre Espagnol, réitérant l'engagement de son gouvernement à déployer ses " bons offices et sa bonne diplomatie " pour contribuer à la relance d'un " dialogue entre les parties" au conflit du Sahara et partant à la recherche d'une solution à ce problème.

"Nous avons abordé la question du Sahara à la solution de laquelle nous nous sommes engagés, convaincus que la situation actuelle ne profite à aucune partie ", a ajouté le chef du gouvernement espagnol.

M. Zapatero a indiqué que la partie espagnole a " écouté attentivement " la proposition marocaine relative au projet d'autonomie pour les provinces du Sud.

"Nous estimons que cette initiative est de nature à contribuer à ce que les parties établissent des négociations directes sous les auspices des Nations-unies", a poursuivi le chef du gouvernement espagnol, souhaitant que cela " se réalise le plus tôt possible".

Il a réaffirmé "la volonté constructive " de Madrid de " parvenir à un accord impliquant toutes les parties au contentieux historique du Sahara ", faisant remarquer que "l'attitude responsable de l'Espagne est d'être constructive et de contribuer à la recherche d'un accord".

"C'est ce que nous allons faire, c'est ce que j'ai exprimé depuis le début et c'est ce que j'ai réitéré au Premier ministre ", a-t-il dit.

Il a souligné à ce propos que la diplomatie espagnole va " travailler intensément " sur cette question " si comme nous le souhaitons, s'ouvre immédiatement une nouvelle phase de dialogue dans le cadre des Nations-unies, des résolutions onusiennes et de la légalité internationale ".

 " C'est ce que doit faire l'Espagne et c'est ce qu'elle fera " à ce sujet, a-t-il conclu.

 

M. Zapatero souligne la position "constructive" de Madrid pour
"contribuer à la recherche d'un grand accord entre les parties"

 

Madrid, 07/03/07

 Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a insisté, mercredi, sur la position "constructive" de son gouvernement pour "contribuer activement à la recherche d'un grand accord entre les parties au conflit" au Sahara.

M. Zapatero, qui intervenait devant le Sénat espagnol au lendemain de sa visite à Rabat, a indiqué qu'après "toute cette trajectoire sans accords, sans que les représentants de l'ONU puissent réaliser des avancées entre les parties, le Maroc a présenté une nouvelle initiative, à formaliser devant l'ONU, que le gouvernement (espagnol) voit avec intérêt, parce qu'elle peut ouvrir la voie au dialogue et à un accord définitif".

La position du gouvernement espagnol à cet égard s'articule autour de deux principes : "un accord entre toutes les parties, parce que sans accord il n'y a pas de solution, et le respect de la légalité internationale et des résolutions de l'ONU", a-t-il fait savoir.

Le gouvernement espagnol est convaincu de "la nécessité d'un grand accord" entre les parties à la recherche duquel il compte "contribuer activement".

La position du gouvernement espagnol est "chaque jour plus constructive", a insisté M. Zapatero, c'est pourquoi l'Espagne, "avec responsabilité et un sens de l'Histoire, observera une position constructive de recherche d'un accord", parce qu'une solution au Sahara est importante pour "le futur de tout le Maghreb".

Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue marocain M. Driss Jettou, Zapatero avait lancé, mardi à Rabat au terme de la 8ème réunion de haut niveau entre les deux pays, un "appel à toutes les parties directement concernées pour qu'elles relancent le dialogue et les négociations".

Le chef du gouvernement espagnol avait également indiqué que son pays a "accueilli avec intérêt" l'initiative du Maroc de présenter le plan d'autonomie à l'ONU, un plan qui doit servir de "voie pour relancer le dialogue entre toutes les parties afin de parvenir a un accord définitif respectant les principes des Nations-Unies".

 

La proposition marocaine d'autonomie au Sahara
est un "élément nouveau", indique M. Zapatero

 

Madrid, 14/03/07

 Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a réitéré mercredi soir devant les députés espagnols l'intérêt manifesté à l'égard de la proposition marocaine d'un statut d'autonomie au Sahara qui constitue un "élément nouveau" et défendu la nécessité d'un "accord entre les parties", "unique solution" pour le règlement du différend.

Durant la session de questions orales au gouvernement devant le Congrès des députés, et en réponse à une question portant sur la position de Madrid au sujet du Sahara, M. Zapatero a rappelé les termes de la déclaration conjointe adoptée à l'issue de la réunion maroco-espagnole de haut niveau, le 6 mars dernier.

Le passage relatif au Sahara lu par M. Zapatero stipule que "la partie espagnole a accueilli la proposition d'autonomie avec intérêt et considère qu'elle pourrait déclencher une nouvelle dynamique de dialogue pour surmonter l'impasse actuelle et progresser sur cette base pour parvenir à un règlement de ce différend qui assure le principe d'autodétermination".

La proposition marocaine constitue "un élément nouveau" dans ce dossier, a encore dit le chef du gouvernement espagnol. Le Maroc, a-t-il relevé, va "présenter un plan pour donner une réponse à ce conflit", resté "sans solution" depuis 30 ans. La "seule et unique solution réside dans un accord entre les parties" et l'Espagne va jouer un "rôle constructif" pour contribuer à ce qu'un tel "accord puisse aboutir", a assuré M. Zapatero.

Entretiens à Berlin entre une délégation marocaine
et de hauts responsables allemands

 

Berlin, 26/02/07

 La proposition marocaine d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume a été, lundi, au centre de plusieurs entretiens entre une délégation ministérielle marocaine, composée de MM. Chakib Benmoussa, Ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, Ministre délégué aux Affaires Etrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, Ministre Délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation et les hauts responsables de la République Fédérale d'Allemagne, qui préside actuellement l'Union Européenne.

C'est ainsi que la délégation marocaine a présenté à M. Walter Steinmeier, Ministre Fédéral allemand des Affaires Etrangères et à M. Christoph Heusen, Conseiller diplomatique et pour la Sécurité Nationale de la Chancelière Fédérale allemande Mme Angela Merkel, l'état d'avancement et les grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du Sud du Maroc, ainsi que le processus de consultations qui préside à son élaboration.

Elle a souligné que, tout en respectant les fondamentaux du Royaume, le projet d'autonomie est en phase avec les spécificités régionales et les aspirations des populations locales et respecte les standards et les normes internationaux en matière d'autonomie.

Ce projet représente, de par sa démarche crédible, son contenu substantiel et sa portée stratégique, le cadre approprié pour sortir de l'impasse actuelle et répondre aux attentes de la communauté internationale et aux multiples appels du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Il constitue également un facteur de stabilité régionale, à même de favoriser l'émergence d'un Maghreb prospère et démocratique, interlocuteur crédible de l'Union Européenne et acteur actif du partenariat euro-méditerranéen.

La délégation marocaine a relevé, par ailleurs, le rôle majeur joué par la RFA dans la consolidation du Processus de Barcelone et le renforcement des relations entre le Maroc et l'UE, dans le cadre d'un statut avancé. Elle a salué la contribution constructive de ce pays à la paix au Moyen-Orient et son implication importante en faveur de la sécurité globale et du développement durable dans le continent africain.

A cette occasion, les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer leur dialogue politique, de développer leurs relations économiques et d'approfondir leur coopération culturelle.

 

Les émissaires de SM le Roi informent le gouvernement
portugais du contenu de la proposition d'autonomie

 

Lisbonne, 27/03/07

 Les émissaires de SM le Roi ont informé, mardi à Lisbonne, le gouvernement portugais du contenu de la proposition d'autonomie du Sahara marocain.

Lors d'une réunion de travail, les émissaires du Souverain, MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, ont présenté au ministre d'Etat portugais aux Affaires étrangères, M. Luis Amado, les grandes lignes du contenu de la proposition d'autonomie, fruit d'une série de consultations avec le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), qui représente les différentes composantes des populations des provinces du Sud, ainsi qu'avec les partis politiques et les différents acteurs nationaux et locaux.

Les émissaires de SM le Roi ont souligné, à cette occasion, que la proposition marocaine répond aux conditions d'un règlement politique de la question du Sahara du fait qu'elle constitue le cadre idoine et offre une perspective crédible et réaliste conforme à la légalité internationale et ce, en vue de trouver une solution définitive à ce conflit régional, et aux vœux du Conseil de sécurité et des Nations Unies.

La partie marocaine a indiqué que la tournée des émissaires de SM le Roi vise à informer l'ensemble des membres du Conseil de sécurité et la communauté internationale, y compris les pays amis et partenaires du Maroc, dont le Portugal, qui assumera début juillet prochain, la présidence tournante de l'Union Européenne, que la proposition marocaine est le couronnement de consultations démocratiques et participatives ouvertes de nature à mettre fin à un différend qui n'a que trop duré.

La partie portugaise a, pour sa part, loué l'initiative marocaine, qui représente à ses yeux un indicateur positif ouvrant la voie à un règlement négocié qui recueille l'adhésion de toutes les parties concernées.

Tout le monde reconnaît en Europe l'effort du Maroc pour
trouver une solution nouvelle pour la paix dans la région,
 souligne le ministre portugais des AE

 

Lisbonne 27/03/07

Le ministre d'Etat portugais des affaires étrangères, M. Luis Amado a souligné mardi qu'"un effort" est déployé par le Maroc, "que tout le monde reconnaît en Europe, pour trouver une solution nouvelle pour la paix, la stabilité et le développement de la région".

"L'Europe suit avec beaucoup d'attention ce qui se passe au Maroc aujourd'hui. Il y a une dynamique politique tout à fait nouvelle dans le pays. Il y a une créativité, un effort qu'on reconnaît pour trouver une solution nouvelle pour la paix, la stabilité et le développement de la région. Cela, tout le monde le reconnaît en Europe", a indiqué M. Amado, dans une déclaration à la MAP, à l'issue d'une réunion de travail avec une délégation marocaine de haut niveau, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI, pour informer le gouvernement portugais du projet d'autonomie des provinces du sud.

Le ministre d'Etat portugais des affaires étrangères a souligné que "le rôle de son pays, au niveau de la présidence de l'Union européenne, qui débutera en juillet prochain, est de faire en sorte que la dynamique enclenchée en faveur de la paix continue, vu les relations spéciales existant entre le Maroc et le Portugal. Il a estimé qu'en ce qui concerne le Maghreb, "il y a beaucoup de défis et nous voulons la stabilité et l'intégration de la région au processus de la paix, dans l'intérêt stratégique de toute l'Europe".

"On est dans une impasse depuis longtemps. Il faut faire bouger les choses, au niveau du Maghreb et en Europe. Cette situation nous oblige à faire tous les efforts nécessaires pour surpasser les problèmes qui exigent un effort de tout le monde pour les surmonter ", a ajouté le ministre d'Etat portugais des affaires étrangères, en soulignant que ces objectifs constituent "les priorités de la stratégie euro-méditerranéenne, qui réserve une place primordiale à la coopération avec l'ensemble des pays de la région du Maghreb".

La Grèce entend jouer un rôle constructif pour trouver
une solution politique à la question du Sahara,
affirme un responsable grec

 

Rabat, 20/03/07

Le Secrétaire d'Etat grec aux Affaires étrangères, M.Evrypidis Stylianidis, a affirmé mardi à Rabat, que son pays entend jouer un rôle constructif pour trouver une solution politique à la question du Sahara à même d'assurer le développement et la stabilité dans la région.

A l'issue d'une réunion avec le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri, en marge la 6-ème commission mixte maroco-grecque, M. Stylianidis a indiqué qu'eu égard aux relations privilégiées existant entre le Maroc et l'Union européenne, la Grèce, qui accorde de l'intérêt à la question du Sahara, plaide pour une position européenne commune sur cette question afin de parvenir à une solution durable et acceptable pour toutes les parties.

Il a, d'autre part, souligné que la Grèce et le Maroc entretiennent des contacts permanents en ce qui concerne les questions d'intérêt commun.

La 6ème commission mixte maroco-grecque s'est réunie, lundi et mardi à Rabat, sous la présidence du ministre du Commerce extérieur, M. Mustapha Mechahouri, et du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de la République hellénique, M. Evrypidis Stylianidis.

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Les pays africains
Une délégation ministérielle marocaine
reçue par le président sénégalais

 

Dakar, 09/03/07

 Une délégation ministérielle, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI, a été reçue, jeudi soir à Dakar, par le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade.

Cette délégation était composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, et Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette audience, M. Benmoussa a indiqué avoir réitéré au chef de l'Etat sénégalais les chaleureuses félicitations de SM le Roi pour sa brillante réélection dès le premier tour de l'élection présidentielle, qui s'est déroulée le 25 février dernier.

Le ministre s'est félicité de la bonne organisation du scrutin ainsi que de la forte mobilisation des populations sénégalaises pour cette élection qui constitue une référence en Afrique. Il a également salué l'excellence des relations séculaires entre le Maroc et le Sénégal ainsi que les liens d'amitié et de fraternité qui existent entre le président Wade et SM le Roi.

M. Benmoussa a ajouté avoir présenté au président Wade les grandes lignes du projet d'autonomie que le Maroc compte soumettre aux Nations unies pour résoudre le différend autour de la question du Sahara.

"Ce projet, qui respecte les standards internationaux en matière d'autonomie, accorde de larges pouvoirs aux populations des provinces du Sud pour la gestion de leurs affaires, dans le cadre de la souveraineté marocaine", a-t-il précisé.

Cette audience s'est déroulée en présence des ministres sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, et de l'Intérieur, M. Ousmane Ngom, ainsi que de l'ambassadeur du Maroc à Dakar, M. Moha Ouali Tagma.

 
   Le Sénégal accueille "très favorablement" la proposition "innovante" du Maroc sur l'autonomie de son Sahara

 Dakar, 08/03/07

  Le Sénégal accueille "très favorablement" la proposition "innovante" et "courageuse" du Maroc prévoyant d'accorder une large autonomie aux habitants de son Sahara, a affirmé le ministre d'Etat sénégalais, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio.

"Le Sénégal, pays allié du Maroc, accueille très favorablement cette proposition innovante et courageuse du Maroc, qui prévoit d'accorder une large autonomie à son Sahara", a déclaré le ministre à l'issue de l'audience accordée, jeudi soir à Dakar, par le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, à une délégation ministérielle dépêchée par SM le Roi Mohammed VI.

M. Gadio a réitéré le soutien constant du Sénégal à la marocanité du Sahara. "Pour le Sénégal, le Sahara fait partie intégrante du Maroc avant l'autonomie et après l'autonomie", a-t-il dit. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères a ajouté que le projet marocain permet de débloquer les négociations pour trouver une solution à cette question. "La proposition marocaine permet de rompre avec le surplace ou le pas en avant et un pas en arrière", a-t-il dit. La délégation ministérielle, qui a été reçue par le chef de l'Etat sénégalais, était composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, et Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette audience, M. Benmoussa a indiqué avoir présenté au président Wade les grandes lignes du projet d'autonomie que le Maroc compte soumettre aux Nations unies pour résoudre le différend autour de la question du Sahara. Ce projet, qui respecte les standards internationaux en matière d'autonomie, accorde de larges pouvoirs aux populations des provinces du Sud pour la gestion de leurs affaires, dans le cadre de la souveraineté marocaine", a-t-il précisé.

 
Le Kenya soutient tout règlement pacifique et acceptable
de la question du Sahara, indique son ministre des AE

 

Rabat, 06/04/07

 Le ministre kenyan des Affaires étrangères, M. Raphael Tuju, a indiqué, vendredi à Rabat, que son pays "soutient toute initiative visant à régler le conflit du Sahara de manière pacifique et acceptable".

La reconnaissance du polisario par le Kenya était "une situation pas vraiment viable", a-t-il assuré dans une déclaration à la presse, à l'issue de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M.Mohamed Benaïssa, en marge de la première conférence africaine sur le développement humain.

Il a émis le souhait de voir les relations maroco-kenyanes s'améliorer et se hisser au plus haut niveau.

La première conférence africaine sur le développement durable se tient les 6 et 7 avril à Rabat au niveau des ministres des Affaires étrangères et des ministres chargés du développement.

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 Les pays sud américains

 
L'Argentine déploiera les plus grands efforts pour aider à trouver
une solution à la question du Sahara (ministre des AE)
 
Buenos Aires, 12 /03/2007
  Le ministre argentin des Affaires étrangères, M. Jorge Taiana a reçu, lundi à Buenos Aires, les émissaires de SM le Roi, MM. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération et Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), qui lui ont présenté, les grandes lignes de la proposition marocaine d'autonomie des provinces du sud du Royaume.

Dans une déclaration à la presse, à l'issue d'un déjeuner de travail offert en l'honneur des émissaires de SM le Roi, le chef de la diplomatie argentine, qui a été chargé par le Président Nestor Kirchner, qui se trouve en dehors de la capitale, de recevoir la délégation marocaine, a exprimé ses remerciements à "la délégation marocaine pour être venue en Argentine nous expliquer en détails l'initiative" de SM le Roi Mohammed VI.

M. Jorge Taiana a affirmé avoir "écouté (ces explications) avec beaucoup d'attention et la meilleure disposition".

"Elle (la délégation) nous a exposé l'initiative de Sa Majesté le Roi visant à trouver une issue à l'impasse dans laquelle se trouve le conflit. Nous l'avons écoutée avec beaucoup d'attention et la meilleure disposition", a-t-il souligné."Nous allons attendre avec beaucoup d'intérêt la présentation de la proposition au Conseil de sécurité, au mois d'avril, et déployer à partir de notre petite et modeste position, les plus grands efforts pour que l'on puisse atteindre un consensus satisfaisant pour tous et mettre un terme à un différend qui n'a que trop duré", a-t-il dit.

 "J'estime que c'est un exercice positif et nous espérons que l'on pourra progresser", a poursuivi M. Taiana.

 De son côté, le vice-président de la République d'Argentine et président du sénat, M. Daniel Scioli, qui a reçu également les émissaires de SM le Roi, a souligné "la vision stratégique de Sa Majesté et sa vocation à générer des mécanismes de solution à des questions qui n'ont que trop duré".

S'exprimant dans le même contexte, à l'issue de son entretien avec les émissaires de SM le Roi, le président du congrès des députés, M. Alberto Edgardo Balestrini, a affirmé que "la nouvelle proposition de Sa Majesté le Roi est très originale". Il a assuré qu'il apportera sa contribution, "à partir de ma position de député de la Nation, pour que cette proposition parvienne à toute la Chambre et à notre gouvernement, afin qu'elle soit traitée comme il se doit".

"La question des autonomies est très importante et la proposition (du Maroc) serait le coup d'envoi à la paix et à l'harmonie avec le reste des pays et, aussi, pour résoudre beaucoup de problèmes de l'Afrique dans son ensemble", a indiqué M. Balestrini.

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Une délégation marocaine présente aux responsables
argentins les grandes lignes du projet d'autonomie
 
Buenos Aires, 12 mars2007

 Une délégation marocaine composée du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaïssa, et du président du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid, s'est entretenue, lundi à Buenos Aires, avec plusieurs hauts responsables argentins auxquels elle a présenté les grandes lignes de la proposition d'autonomie des provinces du Sud du Royaume.

La délégation, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI, a pris part à un déjeuner de travail offert en son honneur par le ministre argentin des affaires étrangères, M. Jorge Taiana, au Palais San Martin, siège du ministère.

Elle a été également reçue au siège du Congrés par le vice-président de la République d'Argentine et président du sénat, M. Daniel Scioli, et par le président de la chambre des députés, M. Alberto Edgardo Balestrini.

Une délégation marocaine présente aux responsables
argentins les grandes lignes du projet d'autonomie

 

Buenos Aires, 13/03/07

  Les émissaires de SM le Roi, MM. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération et Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), se sont entretenus, lundi à Buenos Aires, avec plusieurs hauts responsables argentins auxquels ils ont présenté les grandes lignes du projet de la proposition d'autonomie des provinces du Sud du Royaume.

La visite des émissaires de SM le Roi, dans la capitale argentine, s'inscrit dans le cadre des initiatives diplomatiques entreprises auprès de plusieurs capitales latino-américaines pour faire connaître l'état d'avancement de l'élaboration du projet de proposition d'autonomie dans les provinces du sud, conçu comme une solution basée sur une approche consensuelle et démocratique.

Dans ce contexte, MM. Benaïssa et Ould Errachid, dépêchés par SM le Roi Mohammed VI auprès du président argentin, M. Nestor Kirchner, se sont entretenus avec le chef de la diplomatie argentine, M. Jorge Taiana, lors d'un déjeuner de travail auquel ont pris part également plusieurs hauts responsables du ministère argentin des Affaires étrangères.

M. Taiana a été chargé par le président Kirchner, qui se trouve en dehors de la capitale Buenos Aires, de recevoir la délégation marocaine.

Les émissaires de SM le Roi ont eu également des entretiens avec le vice-président de la République d'Argentine et président du sénat, M. Daniel Scioli, ainsi qu'avec le président du Congrès des députés, M. Alberto Edgardo Balestrini.

Lors de ces entrevues, MM. Benaïssa et Ould Errachid ont fourni à leurs interlocuteurs des explications sur le contenu et le contexte général du projet d'autonomie des provinces du Sud, dans le cadre de l'intégrité territoriale du Maroc et du respect de sa souveraineté.

Le projet que le Maroc compte soumettre prochainement aux Nations Unies, fruit d'un large processus de consultations aux niveaux national et local, avec la contribution des partis politiques, du CORCAS et des chefs de tribus sahraouies, est en harmonie avec la légalité internationale et préserve la souveraineté du Royaume, ont-ils souligné.

Les émissaires de SM le Roi ont, par ailleurs, insisté sur le fait que le projet d'autonomie bénéficie de l'unanimité nationale et d'un large soutien international et constitue la base d'une solution politique et définitive, à travers l'octroi de larges prérogatives aux habitants des provinces du Sud dans la gestion de leurs affaires.

Ont assisté à ces audiences MM. Larbi Reffouh, ambassadeur du Royaume à Buenos Aires, Youssef Amrani, directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et Fouad Yazourh, directeur de la communication au même département.

 L'Argentine déploiera les plus grands efforts pour aider à trouver

une solution à la question du Sahara, indique le ministre argentin des AE

 

Buenos Aires, 13/03/07

  Le ministre argentin des Affaires étrangères, M.Jorge Taiana a reçu, lundi à Buenos Aires, les émissaires de SM le Roi, MM.Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération et Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), qui lui ont présenté, les grandes lignes de la proposition marocaine d'autonomie des provinces du sud du Royaume.

Dans une déclaration à la presse, à l'issue d'un déjeuner de travail offert en l'honneur des émissaires de SM le Roi, le chef de la diplomatie argentine, qui a été chargé par le Président Nestor Kirchner, qui se trouve en dehors de la capitale, de recevoir la délégation marocaine, a exprimé ses remerciements à "la délégation marocaine pour être venue en Argentine nous expliquer en détails l'initiative" de SM le Roi Mohammed VI.

M. Jorge Taiana a affirmé avoir "écouté (ces explications) avec beaucoup d'attention et la meilleure disposition"."Elle (la délégation) nous a exposé l'initiative de Sa Majesté le Roi visant à trouver une issue à l'impasse dans laquelle se trouve le conflit. Nous l'avons écoutée avec beaucoup d'attention et la meilleure disposition", a-t-il souligné.

"Nous allons attendre avec beaucoup d'intérêt la présentation de la proposition au Conseil de sécurité, au mois d'avril, et déployer à partir de notre petite et modeste position, les plus grands efforts pour que l'on puisse atteindre un consensus satisfaisant pour tous et mettre un terme à un différend qui n'a que trop duré", a-t-il dit."J'estime que c'est un exercice positif et nous espérons que l'on pourra progresser", a poursuivi M. Taiana.

De son côté, le vice-président de la République d'Argentine et président du sénat, M. Daniel Scioli, qui a reçu également les émissaires de SM le Roi, a souligné "la vision stratégique de Sa Majesté et sa vocation à générer des mécanismes de solution à des questions qui n'ont que trop duré".

S'exprimant dans le même contexte, à l'issue de son entretien avec les émissaires de SM le Roi, le président du congrès des députés, M. Alberto Edgardo Balestrini, a affirmé que "la nouvelle proposition de Sa Majesté le Roi est très originale".

Il a assuré qu'il apportera sa contribution, "à partir de ma position de député de la Nation, pour que cette proposition parvienne à toute la Chambre et à notre gouvernement, afin qu'elle soit traitée comme il se doit".

"La question des autonomies est très importante et la proposition (du Maroc) serait le coup d'envoi à la paix et à l'harmonie avec le reste des pays et, aussi, pour résoudre beaucoup de problèmes de l'Afrique dans son ensemble", a indiqué M. Balestrini.

 

Message de SM le Roi au Président brésilien

 

Brasilia, 14/03/07

 Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaissa, a remis mercredi à son homologue brésilien, M. Celso Amorim, un message de SM le Roi Mohammed VI adressé au Président Luiz Inacio Lula da Silva.

L'émissaire de SM le Roi était arrivé, mardi soir à Brasilia, pour présenter aux responsables brésiliens les grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume.

M. Benaissa a été également reçu par le vice-président brésilien, M. José Alencar et par le président de la chambre des députes, M. Arinaldo Chinaglia.

 

M. Benaissa remet à son homologue brésilien
un message de SM le Roi au président Da Silva

 

Brasilia, 15/03/07

  Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaïssa, a remis mercredi à son homologue brésilien, M. Celso Amorim, un message de SM le Roi Mohammed VI adressé au président brésilien, M. Luiz Inacio Lula da Silva.

Lors d'un entretien à Brasilia, M. Benaïssa a présenté au chef de la diplomatie brésilienne les grandes lignes de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume, que le Maroc compte présenter aux Nations unies.

Le chef de la diplomatie brésilienne a affirmé dans une déclaration à la presse, que "nous allons étudier dans un esprit de fraternité et d'amitié qui nous lie au Maroc" les propositions marocaines.

Durant son séjour à Brasilia, M. Benaïssa a été reçu par le vice-président de la république, M. José Alencar, et le président de la chambre des députés, M. Arnildo Chinaglia, auxquels il a également présenté l'initiative marocaine, en présence de Mme Farida Jaïdi, ambassadeur du Maroc au Brésil, et MM. Youssef Amrani, ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère des affaires étrangères et de la coopération, et Fouad Yazough, directeur de la communication au même département.

A l'issue de ces entretiens, différents milieux politiques brésiliens ont salué l'initiative "constructive" de SM le Roi, qui, une fois adoptée, constituera une solution qui respecte les principes de l'autodétermination et de la légalité internationale.

Les mêmes milieux ont insisté sur l'importance du dialogue comme moyen pour sortir de l'impasse actuelle et de parvenir à une solution pacifique, juste et définitive au conflit du Sahara, se disant aussi conscients des dangers sécuritaires dans la région du Maghreb.

Dans une déclaration à la presse, le vice-président brésilien, M. José Alencar a émis l'espoir de voir s'établir une "entente" entre les parties, estimant qu'"il est très important d' uvrer dans ce sens dans le cadre des Nations Unies".

M. José Alencar a souligné que "le Brésil peut parfaitement uvrer pour l'établissement du dialogue" en vue de parvenir à une solution "pacifique, juste et agréée par toutes les parties" de la région, ajoutant que "le président Lula da Silva aura le grand plaisir d'oeuvrer pour que le dialogue soit établi entre les parties".

Pour sa part, M. Celso Amorim, a estimé qu'"il est très important que le dialogue se développe, dans le respect des principes de l'ONU"."Nous défendons le dialogue et les principes des Nations Unies", a ajouté M. Amorim, rappelant à cet égard, que le Brésil a accueilli la rencontre Amérique du sud-Pays arabes, en mai 2005 à Brasilia, et que "nous sommes intéressés qu'il y ait paix et harmonie dans la région" du Maghreb.

Pour sa part, le député Valdir Colatto a exprimé son soutien à la proposition marocaine, estimant que "le dialogue est le chemin le plus direct de la paix que le Brésil appuie". Le député brésilien, qui a salué l'amitié entre son pays et le Maroc, a par ailleurs annoncé que le président de la chambre des députés, M. Arnildo Chinaglia, se rendra très prochainement en visite au Maroc.

L'autonomie de nature à apporter une "solution définitive et de fond"
au conflit du Sahara, selon un responsable Paraguayen

 

Asuncion, 15/03/07

  Le vice-président paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni, a souligné jeudi que son pays appuie le projet de proposition d'autonomie au Sahara que le Maroc compte présenter au Conseil de Sécurité, affirmant que cette initiative "peut conduire à une solution définitive et de fond" au conflit du Sahara, "avec la contribution des Nations Unies".

M. Castiglioni a reçu jeudi à Asuncion, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaïssa, qui lui a remis un message de SM le Roi Mohammed VI au président paraguayen, M. Nicanor Duarte Frutos.

Dans une déclaration à la presse, à l'issue de cet entretien, M. Castiglioni a réaffirmé le soutien de son pays au Maroc dans le cadre des Nations unies "en appuyant au niveau international par son vote favorable cette initiative" marocaine.

"C'est là, la meilleure manière avec laquelle le Paraguay peut appuyer la solution définitive" au différend, a-t-il dit, ajoutant que le "Paraguay a une position ferme" dans ce sens et qu'"en appuyant cette initiative de solution définitive, il va apporter une grande contribution à la paix mondiale et pour la stabilité définitive de la région".

M. Benaïssa était arrivé dans la nuit de mercredi à jeudi à Asuncion pour présenter aux responsables paraguayens les grandes lignes du projet de proposition d'autonomie pour les provinces du sud du Royaume.

Durant son séjour, il s'est également entretenu avec le président du Congrès paraguayen, le sénateur Enrique Gonzales Quintana, le Premier vice-président de la chambre basse, le député Carlos Nelson Chavez Arguello et le vice-ministre des affaires étrangères, M. Fernando Gonzales.

 
Les responsables paraguayens unanimes à soutenir l'initiative
marocaine de solution définitive au conflit du Sahara

 

 Asuncion 16/03/07

  Les responsables paraguayens ont été unanimes à mettre en exergue, jeudi à Asuncion, l'importance de la proposition marocaine d'autonomie des provinces sud, que le Royaume compte présenter au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

A l'issue d'un entretien avec M. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, qui lui a remis un message de SM le Roi Mohammed VI destiné au président paraguayen, M. Nicanor Duarte Frutos, le vice-président paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni, a souligné que l'initiative marocaine "peut conduire à une solution définitive et de fond" au conflit du Sahara, "sous l'égide des Nations Unies".

Dans une déclaration à la presse, au terme de ses entretiens avec l'émissaire de SM le Roi, M. Castiglioni a réaffirmé le soutien de son pays au Maroc dans le cadre des Nations Unies, "en appuyant cette initiative au niveau international". "C'est là, la meilleure manière à travers laquelle le Paraguay peut appuyer la solution définitive" au différend, a-t-il dit, ajoutant que le "Paraguay a une position ferme" dans ce sens et qu'"en appuyant cette initiative de solution définitive, il va apporter une grande contribution à la paix mondiale et à la stabilité définitive de la région".

"M. Benaïssa m'a informé du contenu de l'initiative de SM le Roi Mohammed VI, fruit de consultations avec toutes les composantes politiques et sociales, ainsi qu'avec les différentes tribus", qui sont représentées au sein d'un "réel Conseil consultatif" (CORCAS), a dit M. Castiglioni, qualifiant de "très importante" la proposition d'autonomie, qui, a-t-il précisé, "peut constituer le chemin vers une solution définitive et de fond au conflit du Sahara".

Il a salué cette initiative, fruit de grands efforts déployés par le Maroc en vue de trouver une solution définitive à même de garantir stabilité et paix dans cette région du monde.

"Le Paraguay peut contribuer à cet effort de manière très importante, en sa qualité de membre des Nations Unies et en appuyant cette initiative", a poursuivi M. Castiglioni, qui a par ailleurs, annoncé qu'il se rendra au Maroc avant le mois de juillet prochain pour examiner avec les responsables marocains les "moyens de resserrer davantage nos très bonnes relations".

M. Benaïssa s'est également entretenu avec le président du Congrès paraguayen, le sénateur Enrique Gonzales Quintana, le Premier vice-président de la chambre basse, le député Carlos Nelson Chavez Arguello et le vice-ministre des affaires étrangères, M. Frederico Gonzales, en présence de l'ambassadeur du Royaume à Asuncion avec résidence à Brasilia, Mme Farida Jaïdi, de l'ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère des affaires étrangères et de la coopération, M. Youssef Amrani, et du directeur de la communication au même département Fouad Yazourh.

A l'issue de ces audiences, le président du sénat et président du parlement, M. Enrique Gonzales, a indiqué que l'initiative de SM le Roi "contribue à renforcer le dialogue dont nous avons tant besoin pour défendre un bien commun, à savoir la paix et la stabilité de tous les pays du monde".

"M. Benaïssa nous a expliqué le projet de la proposition d'autonomie et la volonté du Maroc de renforcer la démocratie et d’œuvrer à la paix", a indiqué M. Gonzales, ajoutant qu'une délégation parlementaire paraguayenne se rendra prochainement dans le Royaume pour constater de visu et de manière directe l'ambiance dans laquelle le peuple marocain réalise des projets de grande envergure. "Nous sommes d'accord avec cette initiative que nous considérons très importante et nous allons apporter tout l'appui nécessaire à sa réussite", a-t-il poursuivi.

La même conviction est également exprimée par le Premier vice-président de la chambre des députés, M. Carlos Nelson Chavez Arguello. "Nous sommes entièrement d'accord sur le fait que le Maroc a tous les droits sur cette région car, le Sahara est marocain et nous en sommes pleinement convaincus, d'où notre appui indiscutable", a dit M. Chavez Arguello. Le député paraguayen s'est dit également convaincu que le "Sahara est marocain et que le Maroc défend, en toute légitimité, sa souveraineté sur son territoire".

Pour sa part, le vice-ministre paraguayen des affaires étrangères, M. Frederico Gonzales, a indiqué que ses entretiens avec M. Benaïssa ont porté sur les relations bilatérales et les moyens de les renforcer davantage dans différents domaines , ainsi que sur "l'action commune dans le cadre multilatéral". "Logiquement, a-t-il poursuivi, nous avons analysé la question du Sahara et le Paraguay a réaffirmé son soutien au Maroc et son engagement pour la recherche d'une solution pacifique et définitive au différend du Sahara".

M. Frederico Gonzales a ajouté que le Paraguay "fera tout ce qu'il peut pour atteindre cet objectif par des moyens pacifiques et de manière définitive et permanente afin que les peuples puissent vivre en paix".

Après Asuncion, M. Benaïssa s'est rendu à Santiago, au Chili, dans le cadre de sa tournée latino-américaine pour présenter les grandes lignes de la proposition d'autonomie pour les provinces du sud du Royaume.

 

Message de SM le Roi à la présidente
du Chili
Santiago, 16/03/2007
  Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa, a remis vendredi à son homologue chilien, M.Alejandro Foxley, un message de SM le Roi Mohammed VI adressé à la présidente de la République du Chili, Mme Michelle Bachelet.
Lors de cette rencontre, M. Benaissa et le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), Khalihenna Ould Errachid, ont présenté au chef de la diplomatie chilienne les grandes lignes de la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume, que le Maroc compte présenter aux Nations Unies.
Cette entrevue s'est déroulée en présence de MM. Youssef Amrani, ambassadeur, directeur des relations bilatérales au ministère des affaires étrangères et de la coopération, Abdelhadi Boucetta, ambassadeur du Maroc au Chili, et Alberto Van Klaveren, vice-ministre chilien des Affaires étrangères.
 
Le projet d'autonomie, "un pas important en avant" pour le glement
de la question du Sahara, affirme le vice-ministre chilien des AE

 

Santiago, 17/03/07

  Le projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume constitue "un pas important en avant" pour le règlement de la question du Sahara, a affirmé le vice-ministre chilien des Affaires étrangères, M.Alberto Van Klaveren, ajoutant que son pays a accueilli avec "un grand intérêt" cette initiative.

Dans une déclaration à la MAP à l'issue des entretiens qu'ont eus, vendredi à Santiago, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M.Mohamed Benaissa, et le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid, avec le chef de la diplomatie chilienne, M. Alejandro Foxley, le vice-ministre chilien des Affaires étrangères a indiqué que son pays soutient toute solution pacifique du dossier du Sahara.

M. Van Klaveren a fait part de la considération du Chili aux efforts entrepris par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara, ajoutant que la position de son pays concernant ce dossier émane de son souci d'appuyer tout effort visant le règlement pacifique de ce conflit.

M. Benaissa avait remis, vendredi, à son homologue chilien, M. Alejandro Foxley, un message de SM le Roi Mohammed VI adressé à la présidente de la République du Chili, Mme Michelle Bachelet.

 

La réaction colombienne "très positive" à la proposition
d'autonomieau Sahara, déclare le ministre colombien des AE

 

Bogota, 21/03/07

  Le vice-ministre et ministre colombien des Affaires étrangères par intérim, M. Camilo Reyes, a souligné mardi à Bogota, que son pays "voit d'un bon oeil" la proposition marocaine d'autonomie des provinces du sud du Royaume.

A l'issue d'un entretien avec les émissaires royaux, MM. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, et Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes (Corcas), le responsable colombien a indiqué que la "première réaction" de son pays à l'égard de l'initiative de SM le Roi Mohammed VI est "très positive".

"Nous avons eu une conversation très intéressante au cours de laquelle la délégation marocaine nous a expliqué le contenu de la proposition qui sera présentée au Conseil de Sécurité des Nations Unies, proposition qui vise à apporter une solution définitive à ce problème à travers l'octroi d'une autonomie à la région du Sahara", a déclaré M. Reyes à la presse.

Le responsable colombien a ajouté que son pays "soutient les efforts visant à trouver une solution définitive" au différend dans la région et exprime sa "gratitude envers le peuple frère et ami du Maroc".

'"Nous voyons d'un bon oeil l'effort du Maroc", a-t-il dit.

La délégation marocaine a également présenté la proposition d'autonomie à M.José Obdulio Gaviria, Premier conseiller politique du président Alavaro Uriba à qui elle a remis un message de SM le Roi Mohammed VI adressé au chef de l'Etat colombien.

Elle a été reçue, en outre, par le président du Groupe parlementaire d'amitié Colombie-Maroc, M. Miguel Amin Escaf, qui était accompagné de plusieurs députés et qui s'est félicité du haut niveau atteint par les excellentes relations entre les deux pays, exprimant à son tour au peuple marocain toute l'admiration de la Colombie.

Concernant la proposition d'autonomie des provinces du sud, M. Amin Escaf a affirmé qu'il suit avec intérêt la démarche du Royaume du Maroc visant à trouver une solution politique définitive et consensuelle au différend régional.

Ont assisté à ces entrevues, MM. Mohamed Khattabi, ambassadeur du Maroc à Bogota, Youssef Amrani, ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères et Fouad Yazourh, directeur de la communication au même département.

 
Le parlement colombien appuie à l'unanimité
la proposition d'autonomie au Sahara

 

Bogota 21/03/07

 La chambre des représentants de Colombie a apporté son "appui à la proposition de SM le Roi Mohammed VI visant à octroyer une large autonomie aux provinces du Sud du Royaume dans le cadre de sa souveraineté nationale pour mettre fin au différend régional", crée autour de la question du Sahara.

Dans une motion adoptée à l'unanimité, le 13 mars dernier, lors d'une séance plénière, la Chambre des représentants de Colombie a exprimé "sa solidarité avec le Royaume du Maroc dans ses efforts pour trouver une solution politique définitive et consensuelle" à la question du Sahara.

Une cérémonie a eu lieu mardi, au siège de la chambre des représentants au cours de laquelle M. Alfredo Cuello Baute, président de la chambre, a présenté le texte de cette motion aux émissaires de SM le Roi Mohammed VI, MM. Mohamed Benaissa, ministre des affaires étrangères et de la coopération et Khellihenna Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas), qui effectuaient une visite en Colombie.

Les émissaires royaux s'étaient entretenus avec plusieurs responsables colombiens aux niveaux du gouvernement et du Parlement.

La Chambre des représentants s'est également félicitée de l'excellence des relations qui lient le Royaume du Maroc à la République de Colombie.

 
Message de SM le Roi au président
du Mexique

 

Mexico, 22/03/07

 La ministre mexicaine des relations extérieures, Mme Patricia Espinosa, a reçu jeudi à Mexico les émissaires de SM le Roi Mohammed VI, MM. Mohamed Benaissa, ministre des affaires étrangères et de la coopération et Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), qui lui ont remis un message du Souverain adressé au président des Etats Unis du Mexique, Felipe Calderon.

Au cours de cette entrevue, les émissaires de SM le Roi ont présenté au chef de la diplomatie mexicaine les grandes lignes de la proposition d'autonomie des provinces du sud, dans le cadre de l'intégrité territoriale du Maroc et du respect de sa souveraineté.

Cette réunion s'est déroulée en présence, du côté mexicain, de la vice-ministre des relations extérieures, Mme Lourdes Aranda Bezaury, et de la directrice générale pour l'Afrique et le Moyen Orient au ministère des relations extérieures, Mme Ana Luisa Fakher.

Ont assisté également à cette réunion l'ambassadeur du Maroc au Mexique, M. Mahmoud Rmiki, l'ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère des affaires étrangères et de la coopération, M. Youssef Amrani, et le directeur de la communication au même département, M. Fouad Yazourh.

Lors de son séjour à Mexico, la délégation marocaine aura également des entretiens avec le président de la Chambre des députés et le vice-président du sénat. La délégation dépêchée par SM le Roi en Amérique Latine s'était rendue auparavant en Argentine, au Brésil, au Paraguay, au Chili, au Pérou et en Colombie.

 
Le Mexique met en exergue l'importance
de la proposition d'autonomie

 

Mexico, 22/03/07

 La ministre mexicaine des relations extérieures, Mme Patricia Espinosa, a mis en exergue, jeudi, l'importance de la proposition de SM le Roi Mohammed VI d'accorder une large autonomie aux provinces du sud du Royaume et du processus de consultation engagé par le Souverain pour le règlement de la question du Sahara.

Dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien avec les émissaires de SM le Roi Mohammed VI, MM. Mohamed Benaissa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération et Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), Mme Espinosa a indiqué que son pays attend avec beaucoup d'intérêt le projet final de la proposition marocaine qu'il examinera avec beaucoup d'attention.

"Etant un pays épris de paix et favorable aux négociations, le Mexique accueille toute initiative visant le règlement du conflit, à travers la coopération et la concertation politique", a-t-elle dit.

"Comme dans tout autre conflit, a ajouté la ministre, les parties concernées doivent elles-mêmes décider des voies à suivre et des éléments à prendre en considération pour trouver, comme nous le souhaitons, une solution acceptée par toutes les parties impliquées".

Au cours de cette entrevue, les émissaires royaux ont remis au chef de la diplomatie mexicaine un message de SM le Roi Mohammed VI adressé au président des Etats Unis du Mexique, M. Felipe Calderon.

Les émissaires de SM le Roi ont également présenté à la ministre les grandes lignes de la proposition d'autonomie des provinces du sud, dans le cadre de l'intégrité territoriale du Maroc et du respect de sa souveraineté.

Cette réunion s'est déroulée en présence, côté mexicain, de la vice-ministre des relations extérieures, Mme Lourdes Aranda Bezaury et de la directrice générale pour l'Afrique et le Moyen Orient, Mme Ana Luisa Fakher, et côté marocain, de l'ambassadeur du Maroc au Mexique, M. Mahmoud Rmiki, l'ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères et de la coopération, M. Youssef Amrani, et le directeur de la communication au même département, M. Fouad Yazourh.

Lors de son séjour à Mexico, la délégation marocaine aura également des entretiens avec le président de la chambre des députés et le vice-président du sénat.

La délégation, dépêchée par SM le Roi en Amérique Latine, s'était rendue auparavant en Argentine, au Brésil, au Paraguay, au Chili, au Pérou et en Colombie.

 

Le Mexique sera aux côtés du Maroc pour rechercher une solution
pacifique au conflit du Sahara, affirme le président de
la chambre des députés mexicaine

 

Mexico, 23/03/07

  Le président de la chambre des députés mexicaine, M.Jorge Zermeno a affirmé, jeudi soir, que le Mexique "en tant que peuple ami, sera aux côtés du Maroc" dans ses efforts visant la recherche d'une solution pacifique à la question du Sahara.

Dans une déclaration à la presse au terme d'un entretien avec les émissaires de SM le Roi, MM. Mohamed Benaissa, ministre des affaires étrangères et de la Coopération et Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), M. Zermeno a affirmé que la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume peut constituer, "à travers des négociations et un consensus politique", une voie vers une "solution globale" de la question du Sahara.

Dans ce sens, M. Zermeno a souligné l'importance "de trouver, à travers le dialogue, une solution pacifique et satisfaisante pour toutes les parties, marquée par une générosité et une vision du futur". Le Mexique a accueilli "avec beaucoup de sympathie" cette proposition, a-t-il ajouté.

De son côté, le vice-président du sénat mexicain, M. Francisco Agustin Arroyo qui a également eu un entretien avec les émissaires royaux, en présence des présidents des commissions des relations extérieures Afrique-Europe au Sénat, a qualifié d'"idéale" la proposition de SM le Roi d'accorder une large autonomie aux provinces du sud du Royaume.

Au cours de ces entretiens, les émissaires royaux ont présenté à leurs interlocuteurs les grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du sud, dans le cadre de l'intégrité territoriale du Maroc et du respect de sa souveraineté.

Ils ont ainsi expliqué que ce projet, que le Maroc envisage de présenter aux Nations Unies, constitue la base d'une solution politique définitive à travers l'octroi de larges prérogatives aux habitants des provinces du Sud.

Ces entretiens se sont déroulés en présence de MM. Mahmoud Rmiki, ambassadeur du Maroc au Mexique, Youssef Amrani, ambassadeur, directeur des affaires politiques au ministère des affaires étrangères et de la coopération et Fouad Yazourh, directeur de la communication au même département. MM. Benaissa et Ould Errachid ont été reçus, jeudi, par la ministre mexicaine des relations extérieures, Mme Patricia Espinosa à qui ils ont remis un message de SM le Roi Mohammed VI adressé au Président des Etats Unis du Mexique, M. Felipe Calderon, rappelle-t-on.

Les émissaires de SM le Roi en Amérique Latine s'étaient rendus auparavant en Argentine, au Brésil, au Paraguay, au Chili, au Pérou et en Colombie.

* * *

Déclaration et Réactions

Le SG de l'ONU réitère son appel aux parties
à s'engager dans des négociations

 

New York (Nations Unies) 17/04/07

 Le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a réitéré son appel aux parties, y compris l'Algérie, à s'engager dans des négociations sans conditions préalables pour trouver une solution au différend sur le Sahara, tout en recommandant la prorogation du mandat de la Minurso pour six mois jusqu'au 31 octobre 2007.

"Je recommande que le Conseil de Sécurité invite les parties à s'engager dans des négociations sans conditions préalables en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable", écrit M. Ban Ki-moon dans son rapport sur le Sahara, remis mardi aux membres du Conseil de sécurité .

A cet égard, il rappelle que le Maroc vient de formuler une initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie à la région du Sahara, "décrite comme une proposition pouvant servir de base au dialogue, à la négociation et au compromis".

"J'encourage les parties à entrer dans des négociations avec bonne foi et sans conditions préalables", affirme encore le Secrétaire général de l'ONU.

Soulignant les efforts déployés pour trouver une solution politique à ce différend, M. Ban Ki-moon indiqué que, durant toutes consultations avec les grandes puissances mondiales, son Envoyé personnel, M. Peter Van Walsum, a eu la conviction que seule une solution négociée est de nature à clore définitivement ce dossier.

Lors de ses consultations avec les représentants de l'Espagne, la France, la Russie, le Royaume Uni et les Etats-Unis à New York en plus de ses visites à Madrid, Paris et Washington, M. Walsum " a relevé un souhait général de trouver une issue à l'impasse actuelle ".

M. Ban Ki-moon, qui cite son Envoyé personnel, rappelle une nouvelle fois que "le Conseil de sécurité avait constamment et clairement souligné qu'il ne pourrait pas imposer une solution à la question du Sahara ", ajoutant qu'il "existe uniquement deux solutions : une prolongation à l'infinie de l'impasse ou des négociations sans conditions préalables entre les parties en vue de trouver une solution politique mutuellement acceptable ".

En ce qui concerne la Mission de l'ONU, le Secrétaire général de l'ONU recommande la prorogation de son mandat pour une nouvelle période de six mois, estimant que " la présence de la Minurso reste indispensable pour le maintien du cessez-le-feu".

Sur le plan humain, le Secrétaire Général de l'ONU se réjouit de la reprise des échanges de visites familiales entre les provinces du sud du Maroc et les camps de Tindouf en Algérie.

                                                                              * * *

 Communiqué du MAEC : Le SG de l'ONU appelle les parties à des négociations véritables et de bonne foi

 

Rabat, 17/04/07

  Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité, le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban ki-Moon a appelé, une fois de plus, les parties au différend régional sur le Sahara, y compris l'Algérie, à des négociations véritables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution définitive et mutuellement acceptable, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération (MAEC).

Dans ce contexte, le Secrétaire Général a mis en relief "l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara" et a noté l'ouverture du Royaume au dialogue et à la négociation, ajoute le communiqué.

Il a également reconnu "les efforts engagés par le Royaume durant de nombreux mois", alors que les autres parties se sont contentées de réitérer des positions rigides, dépassées et qui sont à l'origine, même, de l'impasse actuelle.

Le Secrétaire Général a, par ailleurs, souligné la teneur du Discours Royal du 6 novembre 2006, prononcé à l'occasion de la commémoration de la Marche Verte et annonçant "la poursuite des consultations, larges et profondes, au niveau interne, en vue de la finalisation de l'initiative et réitérant l'engagement du Royaume à coopérer avec les Nations Unies dans ses efforts visant à parvenir à une solution politique et consensuelle", poursuit le communiqué.

De même, dans ce rapport, le Secrétaire Général rappelle avoir reçu en audience le 14 mars 2007 les envoyés de Sa Majesté le Roi, MM. le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, le ministre délégué à l'Intérieur, le Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) et le Directeur Général des Etudes et de la Documentation, qui lui ont exposé les détails de l'initiative marocaine que le Maroc s'apprêtait à soumettre aux Nations Unies.

Le Royaume du Maroc demeure disposé à travailler avec les Nations Unies, dans un cadre de responsabilité et d'engagement, en vue d'exploiter la dynamique nouvelle, réelle et positive créée par l'initiative marocaine, qui offre les meilleures perspectives pour une résolution politique, définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional, dans le contexte des Nations Unies, rappelle le communiqué.

 Le Portugal a pris note "avec intérêt" de l'initiative marocaine d'autonomie (Déclaration commune)

 

 Rabat, 17/04/07

 Le Portugal a pris note "avec intérêt" de l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, souligne la Déclaration Commune ayant sanctionné les travaux de la 9-ème session de la Réunion de haut niveau maroco-portugaise.

La partie portugaise a pris note de cette proposition avec intérêt et "a considéré qu'elle participe de l'ensemble des efforts déployés pour surmonter l'impasse et parvenir à une solution politique juste, durable, et acceptable par toutes les parties, dans le cadre des Nations Unies", ajoute la déclaration.

Et de rappeler qu'une délégation ministérielle marocaine de haut niveau s'est rendue à Lisbonne, le 26 mars dernier, pour exposer aux hautes autorités portugaises les grandes lignes de "l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie" que le Maroc vient de présenter au Secrétaire général des Nations Unies.

La 9-ème session de la Réunion de haut niveau maroco-portugaise s'est ouverte, mardi à Rabat, sous la co-présidence du Premier ministre M. Driss Jettou et de son homologue portugais, M. José Socrates. La 8-ème session s'est tenue le 26 novembre 2004 à Sintra (Portugal), rappelle-t-on.

 

 M. Tony blair met en exergue les efforts consentis par  le Maroc pour parvenir à une solution à la question du Sahara

 Le Premier ministre britannique, M. Tony Blair, a mis en exergue mardi, lors de sa conférence de presse mensuelle, les efforts consentis par le Maroc en vue de parvenir à une solution à la question du Sahara.

M. Tony Blair, qui répondait à une question au sujet de l'initiative présentée par le Maroc aux Nations unies pour la négociation d'un statut d'autonomie au Sahara, a souligné que le gouvernement du Maroc ""a travaillé dur"" pour régler le conflit du Sahara.

Il a également émis le souhait de voir les efforts du Maroc en vue de parvenir à ""un accord approprié"" sur cette question couronnés de succès.

Le Maroc a présenté mercredi dernier au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban ki-Moon, l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara.

L'Initiative marocaine intègre les normes et standards internationaux en matière d'autonomie et garantit le respect et la promotion des droits de l'Homme tels qu'ils sont universellement reconnus et consacrés par la constitution du Royaume.

 
La présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies assure
que le pprojet d'autonomie est un projet équilibré
et un prélude au dialogue


Rabat, 22 mars 2007

 

L'autonomie au Sahara est un projet équilibré qui pourrait constituer un prélude au dialogue entre les parties, a souligné la présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies, Sheikha Haya Rashed Al-Khalifa.

Lors d'un point de presse, jeudi à Rabat, à l'issue de sa visite officielle de trois jours au Maroc, Sheikha Haya Rashed Al-Khalifa a affirmé que le Maroc a fait un pas positif pour engager le dialogue autour de la question du Sahara, soulignant l'importance de trouver une solution à ce problème dans le cadre des Nations Unies.

Le règlement de la question du Sahara doit tenir compte des données politiques, économiques et historiques de la région, a-t-elle affirmé, soulignant que la région a besoin de toutes ses ressources pour réaliser le développement au lieu de les dilapider en semant des divergences.

Evaluant sa visite au Maroc, la présidente de la 61ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies a indiqué que ses réunions avec les responsables marocains lui ont permis de s'informer de l'expérience marocaine dans les différents secteurs de développement, mettant particulièrement en exergue les efforts déployés pour promouvoir la condition de la femme, notamment le code de la famille qu'elle a qualifié de «loi pionnière et évoluée» qui consacre l'égalité des droits au sein de la famille.

Elle s'est en outre félicitée des acquis réalisés en matière d'alphabétisation et de droits des personnes aux besoins spécifiques, louant l'intérêt accordé par SM le Roi Mohammed VI à cette catégorie. Il s'agit, a-t-elle dit, d'un «modèle pionnier dans le monde arabe».

Par ailleurs, Sheikha Haya Rashed Al-Khalifa a mis en relief l'importance du rôle de l'Assemblée générale des Nations Unies dans le domaine du droit international, et de la définition des principes régissant les relations internationales.

Sheikha Haya Rashed Al-Khalifa était arrivée mardi au Maroc dans le cadre d'une tournée arabe qui devra la conduire en Arabie saoudite pour assister au sommet de la Ligue arabe, fin mars.

Le gouvernement espagnol a écouté avec "grand intérêt"
les propositions marocaines d'autonomie au Sahara, 
a affirmé Moratinos

 

Madrid, 08/02/07

  Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a "écouté avec grand intérêt les idées" exposées par la délégation ministérielle dépêchée, jeudi à Madrid, par SM le Roi Mohammed VI pour présenter l'état d'avancement et les grandes lignes du projet d'autonomie des provinces du Sud, a affirmé le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos.

La délégation ministérielle qui a été reçue au Palais de la Moncloa, siège de la présidence du gouvernement espagnol, par M. Zapatero et M. Moratinos, était composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED).

Au cours d'une conférence de presse, le chef de la diplomatie espagnole a dit que le président du gouvernement espagnol et lui même ont "écouté avec grand intérêt les idées qui ont été exposées" par la délégation marocaine au cours de cette rencontre.

Il a fait part également de "l'engagement de l'Espagne à oeuvrer activement pour dépasser la situation de blocage" dans laquelle se trouve la question du Sahara.

Le chef de la diplomatie espagnole a souligné, d'autre part, l'importance d'une "dynamique de dialogue entre les parties dans le contexte des Nations Unies" tendant à trouver une "solution politique définitive, durable et mutuellement acceptable".

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M. Manuel Chaves appelle à saisir le projet d'autonomie
au Sahara proposé par le Maroc pour sortir de "l'impasse"

 

Madrid, 22/03/07

 Le président du gouvernement autonome d'Andalousie, M. Manuel Chaves, a affirmé jeudi qu'il faut saisir le projet d'autonomie au Sahara proposé par le Maroc pour sortir de "l'impasse actuelle" et trouver une "solution politique, juste, négociée et acceptable par les parties".

Le gouvernement d'Andalousie n'a pas changé sa politique concernant le Sahara et continue à appuyer les efforts déployés pour parvenir à une "solution politique, juste, négociée et acceptable par les parties, dans le cadre de l'Onu et avec la contribution de l'Espagne, de l'Algérie, de la France et des Etats-Unis", a dit M. Chaves devant les députés andalous.

Il a affirmé, lors d'un débat sur le Sahara au parlement d'Andalousie, que l'initiative marocaine est de nature à "relancer le dialogue" entre les parties en conflit, afin de trouver une solution définitive dans le cadre des Nations Unies.

Relevant la concordance entre la position du gouvernement autonome d'Andalousie et celle du gouvernement central d'Espagne, M. Chaves a appelé à étudier la proposition marocaine, sachant que "la solution finale revient aux parties" en conflit.

Le président andalou a critiqué les secteurs de la classe politique espagnole qui rejettent la proposition marocaine, assurant que leur discours "ne contribuera jamais à résoudre le problème du Sahara".

"Cela fait 14 ans que nous assistons à des tentatives avortées et cela fait des années que le processus de résolution se trouve au point mort, depuis le rejet du Plan Baker, et c'est pour cela qu'il est nécessaire de faire une nouvelle tentative de relance du dialogue entre les parties et rompre l'impasse", a-t-il dit.

"Que nous soyons d'accord ou non avec sa proposition, il faut admettre que le Maroc a pris une initiative qui peut offrir une occasion de relancer le dialogue entre les parties dans le cadre de l'Onu", a ajouté le président du gouvernement andalou.

M. Chaves a jugé nécessaire de maintenir une "bonne relation avec le Maroc" pour des "raisons historiques, géographiques et économiques", estimant que les bonne relations entre le Maroc et l'Espagne contribuent à la sécurité dans la région méditerranéenne.

 
Le Chef de la diplomatie égyptienne souligne l'importance de régler
les questions en suspens entre les frères arabes par le dialogue

 

Le Caire, 19/03/07

  Le ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Ahmed Abul Gheit, a souligné "l'importance du règlement des questions en suspens entre les frères arabes par le dialogue et les négociations, loin de tout affrontement et confrontation".

Dans des déclarations à la presse à l'issue de l'entretien, dimanche au Caire, entre M. Abul Gheit et M. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a indiqué que le chef de la diplomatie égyptienne a mis l'accent sur les actions entreprises par l'Egypte de manière continue en vue d'unir les rangs et de rapprocher les positions.

M. Abul Gheit a indiqué que son pays souhaite voir une union maghrébine "agissante qui contribue à impulser le développement et la modernisation dans les pays du Maghreb arabe et qui enrichie l'action arabe commune par ses acquis et ses réalisations", a ajouté le porte-parole.

Lors de cet entretien, a-t-il poursuivi, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer les relations bilatérales dans différents domaines "au service des intérêts des deux peuples frères et de leurs aspirations à davantage de progrès et de prospérité".

Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères avait déclaré auparavant que le président égyptien, M. Mohamed Hosni Moubarak avait fait part de sa disposition "à entreprendre des initiatives pour parvenir à un règlement pacifique définitif du dossier du Sahara dans le cadre des Nations Unies et du dialogue et de la négociation entre les deux voisins frères, l'Algérie et le Royaume du Maroc".

Le président Moubarak avait reçu, dans la matinée, M. Moatassim et M.Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation qui lui ont remis un message écrit de SM le Roi portant sur le projet d'autonomie au Sahara.

 

Un dialogue de confiance entre les Etats du Maghreb, indispensable
pour sortir le dossier du Sahara de l'impasse (Douste-Blazy)

 

Paris, 20/03/07

 Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy a souligné mardi qu'un dialogue entre les Etats du Maghreb est indispensable pour sortir le dossier du Sahara de l'impasse dans laquelle il se trouve, relevant que la France considère tous les efforts entrepris allant dans le sens d'une solution politique de ce conflit.

Intervenant lors d'une rencontre intitulée "Pour un partenariat renforcé avec le Maghreb", en présence des ambassadeurs des pays du Maghreb accrédités à Paris, le chef de la diplomatie française a rappelé que le Maroc s'est engagé à présenter un projet d'autonomie au Sahara qu'il a qualifié de "sérieux et de constructif".

"Cette démarche constructive constituera une opportunité pour parvenir à une solution politique acceptable par l'ensemble des parties dans le cadre des Nations Unies", a-t-il affirmé, ajoutant qu'elle contribuera aussi à l'édification du Maghreb arabe sur des bases solides.

"En dépit de leurs spécificités, de leurs sensibilités propres, voire de certains antagonismes, comme le conflit non résolu du Sahara, les sociétés maghrébines sont plus proches les unes des autres qu'on ne l'imagine", a-t-il dit.

Evoquant d'autre part les réformes audacieuses et profondes engagées dans la région, M. Douste-Blazy a souligné que la France entend être aux côtés de ses partenaires maghrébins pour faire de cette zone un espace de paix, de stabilité et de prospérité.

 

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La France marque son soutien à la démarche
constructive du Maroc

 

Paris, 06/04/07

La France a marqué vendredi son soutien à l'initiative marocaine relative à l'octroi d'une autonomie au Sahara.

"Nous marquons notre soutien à la démarche marocaine qui est constructive", a déclaré le porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Jean-Baptiste Matteï, ajoutant que cette démarche, qui consiste à mettre de "nouvelles idées sur la table", vise à sortir le dossier du Sahara de l'impasse.

"Ces idées vont être présentées aux Nations unies et, à nos yeux, pourraient fournir une base possible pour une reprise des négociations", a souligné M. Matteï. Pour Paris, a-t-il dit, le "processus qui s'ouvre offre l'occasion de déboucher sur une solution politique agréée par l'ensemble des parties dans le cadre des Nations Unies".

Mais, a poursuivi M. Matteï, "ce n'est pas à nous de nous prononcer sur le détail des mesures proposées. Quand on dit que cela peut constituer une base de négociation, il est bien évident que cela signifie que ces idées ne sont pas à prendre ou à laisser en bloc. Les Marocains eux-mêmes l'ont dit hier au ministre".

Sur le déplacement de la délégation ministérielle, les 5 et 6 avril à Paris, le porte-parole du quai d'Orsay a souligné que "les Marocains ont procédé à un certain nombre de consultations, avec à la fois des membres du Conseil de sécurité comme la France et d'autres partenaires".

Sur les contacts entre Paris et Alger, il a confirmé que la France a eu "des contacts avec l'Algérie à ce sujet. Il y a eu des contacts via notre ambassade à Alger et également aux Nations unies, entre les missions française et algérienne".

Invité à préciser la position de la France, en tant que pays membre du Conseil de sécurité de l'ONU, sur le contenu du projet d'autonomie, M. Matteï a souligné qu'à ce "stade préliminaire, nous encourageons cette démarche qui nous semble constructive. Ensuite, évidemment, la question va aller aux Nations Unies".

"Vous savez que M. Van Walsum doit préparer un rapport. C'est à partir de ce rapport que les consultations vont s'engager aux Nations Unies et, à ce moment-là, nous serons sans doute amenés à nous exprimer de façon plus détaillée sur ce plan d'autonomie", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la signification de "base possible pour la reprise des négociations" et "entre qui", le porte-parole a indiqué que la France a "toujours dit que la négociation devait se dérouler entre les parties. Je ne vais pas entrer dans la question de savoir qui sont les parties. Entre les parties, sous l'égide des Nations unies, c'est cela notre position".

"Nous disons entre les parties. Elles se reconnaîtront elles-mêmes", a-t-il dit en réponse à la question "Pourquoi ne dites-vous pas entre les deux parties tout simplement ?".

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 Les Etats-Unis attendent avec un grand intérêt le projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume

 

Rabat, 07/04/07

  L'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, M. Thomas Riley, a indiqué, vendredi soir à Rabat, que son pays attend avec un grand intérêt le projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume proposé par le Maroc "pour clore un dossier qui n'a que trop duré".

Intervenant lors d'une rencontre avec les étudiants de l'Institut des Hautes études de Management sur le bilan de la première année de l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, M. Riley a indiqué que "le dossier du Sahara en suspens affecte l'économie et les opportunités d'investissement dans la région et qu'une région maghrébine unifiée semble être un meilleur projet".

Evoquant les résultats de l'accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats Unis, le diplomate américain a jugé prématuré de faire le bilan de cet accord, estimant que les indicateurs sont encourageants.Plusieurs sociétés américaines se sont implantées au Maroc et essayent de tirer profit des opportunités d'investissement offertes dans le Royaume notamment la main d'oeuvre dans les secteurs du textile, les centres d'appel et les technologies de l'information, a-t-il poursuivi.

L'ambassadeur américain a également rappelé que les barrières douanières entre les deux pays seront démantelées progressivement durant une période de 20 ans, appelant le Maroc à adhérer davantage aux réformes capables d'améliorer la compétitivité des secteurs économiques.

Evoquant d'éventuels impacts qui pourraient résulter du déséquilibre entre les économies américaine et marocaine, M. Riley qui a mis l'accent sur les fortes performances économiques des Etats-Unis notamment dans les secteurs de l'industrie lourde, des technologies et de l'Agriculture, a indiqué que le Maroc dispose lui aussi de points forts à même de lui ouvrir l'accès au marché américain citant dans ce sens une main d’œuvre bon marché et une position géographique stratégique.

Et d'ajouter que le Maroc, eu égard à sa stabilité politique et ses ressources humaines, est appelé à être compétitif au niveau international en adoptant une approche basée sur le développement des secteurs les plus compétitifs tels que le tourisme, l'industrie de consommation, l'attraction d'investissements, soulignant que le Royaume dispose d'une infrastructure importante capable de garantir les potentialités logistiques aux entreprises marocaines et étrangères.

 
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 M. d'Alema: l'Italie apprécie l'existence d'une initiative marocaine pour régler le conflit du Sahara

 

Rabat, 03/04/07

 L'Italie apprécie l'existence d'une initiative marocaine pour résoudre le conflit du Sahara, a affirmé, lundi à Rabat, le Vice-président du conseil des ministres et ministre italien des Affaires étrangères, M. Massimo D'Alema.

"On apprécie l'existence d'une initiative marocaine car on est très préoccupé du fait qu'une solution n'ait pu être trouvée jusqu'à maintenant dans le cadre des Nations Unies", a dit M. D'Alema lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien qu'il a eu avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaïssa.

Il a ajouté que son pays prendrait position une fois que les détails du plan seront connus, notant que l'Italie encourage le dialogue direct entre les parties concernées.

Pour sa part, M. Benaïssa a indiqué que son entretien avec M. D'Alema a été l'occasion de lui présenter les grandes de lignes du projet d'autonomie proposé par le Maroc pour ses provinces du sud, dans le cadre de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale.

M. Massimo D'Alema est arrivé, lundi après-midi à Rabat, pour une visite de travail de deux jours au Maroc.

 
M. Jack Lang plaide pour une solution politique
au Sahara acceptable par les parties

 

Alger, 05/02/07

 M. Jack Lang, ancien ministre français de la Culture, a affirmé, dimanche à Alger, que la question du Sahara est un problème "complexe sur les plans politique et juridique" qui exige "une solution acceptable par les uns et les autres", un problème qui "empoisonne les relations entre le Maroc et l'Algérie".

Lors d'une conférence sur le thème "Les relations entre l'Europe et le Maghreb", en marge de sa visite à Alger au cours de laquelle il a remis un message au président Abdelaziz Bouteflika, de la candidate socialiste aux présidentielles françaises Mme Ségolène Royal, M. Lang, qui a traité du dossier du Sahara en réponse à des questions émanant de deux Algériens, a affirmé "la vocation de l'ONU à trouver une solution qui permet de sortir de ce conflit dans des conditions de droit et d'équité acceptables par les uns et les autres".

"Ce que nous jugeons souhaitable, c'est que cette situation qui empoisonne les relations entre l'Algérie et le Maroc puisse trouver un débouché intelligent, qui soit ressenti comme juste et équitable", a-t-il dit.

M. Lang a observé qu' "à court terme il n'y a pas de solution", de par les positions opposées d'une part du "polisario" et de l'Algérie et, d'autre part, du Maroc. Il a expliqué que l'Algérie et le polisario "ne sont pas près d'accepter autre solution que l'autodétermination, tandis que le Maroc propose l'autonomie".

Pour ce qui est de l'autodétermination, M. Lang a souligné les difficultés de définir le corps électoral. "Il y a donc une situation de blocage", a-t-il relevé, ajoutant que le rôle de la France n'est pas d'imposer d'une façon unilatérale une vision ou une conception mais de tenter, de mieux qu'elle peut, d'aider à trouver une issue".

M. Mohamed Moatassim : Le conflit autour du Sahara
est un conflit artificiel, créé par un pays frère

 

Le Caire, 19/03/07

  M. Mohamed Mouatassim, Conseiller de SM le Roi, a déclaré, dimanche au Caire, avoir examiné avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Ahmed Abul Gheit, une question essentielle à savoir le projet d'autonomie au Sahara marocain, proposé par le Maroc comme solution politique définitive à ce conflit artificiel créé par l'Algérie dans la région.

M. Moatassim a indiqué, dans des déclarations à la presse à l'issue de cet entretien, que "les dirigeants arabes ont des positions appuyant le droit du Maroc et connaissent parfaitement la réalité de ce conflit qui a trop duré".

Le Conseiller de SM le Roi a également fait état de la tournée qu'entreprennent actuellement des responsables marocains auprès des pays membres permanents et non-permanents du conseil de sécurité, ainsi qu'auprès des pays influents et frères et ceux qui ont à leur tête des Directions sages avec lesquels SM le Roi Mohammed VI mène des concertations après que le peuple marocain ait été consulté de manière démocratique, au sujet de l'appui au projet d'autonomie au Sahara marocain.

A la tête de ces pays, a souligné M. Moatassim, figure l'Egypte qui joue un rôle d'avant garde et jouit d'une place de choix aux niveaux régional et international en tant que pays très écouté et ayant une Direction sage.

M. Moatassim a ajouté avoir examiné avec le chef de la diplomatie égyptienne d'autres questions, dont les relations de fraternité et la solidarité agissante entre le Maroc et l'Egypte, ainsi que la convergence des vues concernant les questions bilatérales, régionales et internationales.

Il a indiqué que la Haute commission mixte maroc-égyptienne tiendra sa prochaine session au Caire sous la présidence des deux chefs d'Etat, ce qui dénote la solidité des relations entre le Maroc et l'Egypte, évoquant les liens et contacts permanents entre les deux pays en dehors du cadre de cette commission.

Par ailleurs, M. Moatassim a affirmé que le Royaume du Maroc participera aux travaux du prochain Sommet arabe de Ryad, rappelant les positions de SM le Roi Mohammed VI en faveur des causes arabes, dont les questions palestinienne et irakienne ainsi que les questions de développement dans le monde arabe, outre le renforcement de l'action arabe commune et la modernisation de ses structures.

Le Maroc, a encore ajouté M. Moatassim, entreprend également une action continue et inlassable concernant les questions du Moyen-Orient et le conflit israélo-arabe.

En réponse à une question sur la position du Maroc quant aux travaux de fouilles israéliennes aux abords de l'esplanade de la mosquée Al-Aqsa, M. Moatassim a indiqué que le Royaume, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a entrepris des actions et des initiatives auprès des grands pays membres du conseil de sécurité, de l'Union européenne et du Vatican en vue de mettre un terme à ces travaux.

Le Maroc qui abrite l'Agence Bayt Mal Al Qods oeuvre pour l'initiation d'actions concrètes, loin des "slogans creux", a-t-il dit, réaffirmant que le Royaume ne ménagera aucun effort pour la sauvegarde de la ville sainte d'Al Qods et veillera à ce qu'elle ne soit pas inscrite sur la liste des sites historiques israéliens présentée par Israël (à l'UNESCO) pour les répertorier en tant que patrimoine humanitaire universel.

Et de conclure que le Maroc n'a aucun complexe pour agir afin de trouver une solution à la question palestinienne et préserver l'identité arabo-islamique d'Al Qods et sa place en tant que symbole de cohabitation des civilisations.

                                                                             * * *

M. D'Alema souhaite voir un dialogue direct s'ouvrir
entre le Maroc et l'Algérie sur la question du Sahara

 

Rome, 03/04/07

  Le vice-président du conseil des ministres et ministre italien des Affaires étrangères, M. Massimo D'Alema, a émis l'espoir de voir s'ouvrir un dialogue direct entre le Maroc et l'Algérie au sujet de la question du Sahara.

Dans une déclaration diffusée par l'agence italienne de presse "Ansa", à l'issue de l'entrevue qu'il a eue, lundi à Rabat, avec M. Mohamed Benaissa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. D'Alema a souligné que l'Italie sent qu'elle est concernée (par le dossier du Sahara) en sa qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et en tant que pays "ami" du Maroc et de l'Algérie.

Le chef de la diplomatie italienne a indiqué avoir examiné avec M. Benaissa le dossier du Sahara, ce "problème qui demeure posé et qui constitue un grand obstacle entravant la marche de l'Union du Maghreb arabe".

S'exprimant lors d'un point de presse à l'issue de l'entretien qu'il avait eu, lundi à Rabat, avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. D'Alema avait souligné que l'Italie apprécie l'existence d'une initiative marocaine pour résoudre le conflit du Sahara.

 
Maroc-Norvège: La Norvège attend "avec impatience" le projet
d'autonomie, déclare le Président du Parlement norvégien

 

Rabat, 03/04/07

  La Norvège attend "avec impatience" le projet d'autonomie des provinces du Sud, a déclaré le président du Parlement norvégien, M.Thorbjorn Jagland, à l'issue d'un entretien qu'il a eu mardi à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaissa.

"Nous sommes pour des négociations. Je veux dire mettre cette proposition sur la table. Nous examinons avec attention ce nouveau plan et je pense qu'il est bien s'il peut déboucher sur une nouvelle situation de dialogue. C'est pour cela que nous l'attendons avec impatience", a affirmé M. Thorbjorn Jagland.

Le président du parlement norvégien a, par ailleurs, indiqué que l'entretien a également porté sur les développements dans la région, les relations bilatérales et les réformes engagées dans le Royaume. "Nous sommes très impressionnés par ce qui se passe au Maroc et du rôle très constructif qu'il joue dans cette région et au Moyen Orient, et nous accordons beaucoup d'attention au processus de réformes engagées" dans le Royaume, a-t-il dit.

Se félicitant de la qualité des relations qui unissent le Maroc et la Norvège, M. Jagland a estimé que ces liens "déjà excellents" peuvent s'améliorer encore davantage.

Dans une déclaration au terme d'une entrevue qu'il a eue dans la matinée avec M. Mustapha Oukacha, président de la chambre des conseillers, M. Jagland avait indiqué : "Nous attendons cette initiative (le projet d'autonomie).

Certains pays ont d'avance répondu par la négative, ce que nous nous ne ferons pas".

"Nous avons beaucoup entendu parler de cette initiative que nous comptons examiner avec attention, car nous la percevons avec intérêt comme nous estimons qu'il est important qu'il y ait une nouvelle initiative de nature à ouvrir la voie du dialogue" entre les parties au conflit, a souligné le président du Parlement norvégien.

A noter que seule l'Algérie a exprimé son rejet du projet d'autonomie des provinces du Sud que le Maroc compte présenter aux Nations Unies.

Le Secrétaire général du Corcas reçoit une
délégation du gouvernement autonome de Sicile

 

Rabat, 23/03/07

  Le secrétaire général du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas), M.Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna a reçu, jeudi, au siège du Conseil à Rabat, une délégation du gouvernement autonome de la région de Sicile, conduite par le ministre régional des finances, M.Guido Lo Porto.

Lors de cette entrevue, M. Ben Khalihenna a exposé à la délégation sicilienne, qui était composée de M.On Motta, secrétaire général du Comité permanent pour le partenariat euro-méditerranéen et Mme Halima Hadir, experte de la région pour les relations avec les pays méditerranéens, les missions et objectifs du Corcas, qui consistent à promouvoir la réconciliation générale entre les sahraouis de l'intérieur et de l'extérieur.

Le Corcas, avait-il expliqué, a été chargé par SM le Roi Mohammed VI d'élaborer sa contribution au projet d'autonomie des provinces du sud, comme alternative marocaine à toutes les démarches qui ont été entreprises jusqu'alors pour le règlement de la question du Sahara, et d'apporter son concours au développement socio-économique de cette région du Royaume.

Le secrétaire général du Corcas a donné un aperçu historique sur la question du Sahara, en rappelant que les dirigeants du polisario ont fait leurs études au Maroc, au cours de la décennie 70, et qu'au départ, leurs revendications étaient d'ordre socio-économique.

Evoquant les différentes démarches entreprises pour le règlement de ce dossier, le Secrétaire général du Corcas a souligné que les Nations-unies avaient conclu à l'impossibilité de mettre en oeuvre un référendum au Sahara, en raison de la complexité du problème du corps électoral.

Il a souligné les menaces d'ordre sécuritaire qui pèsent sur la région du Maroc, en raison de l'infiltration de mouvements radicaux dans le grand Sahara.

Le projet d'autonomie des provinces du sud, a-t-il ajouté, est l'unique alternative pour le règlement définitif de la question du Sahara, qui peut satisfaire toutes les parties.

Le projet d'autonomie s'articule autour du respect de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud, des normes internationales en matière d'autonomie et des spécificités régionales.

 

Un responsable du parti communiste cubain qualifie
de "judicieuse" la proposition d'autonomie

 

Rabat, 30/03/07

 Le général Galvez Rodrigez William, historien et responsable au sein du Parti communiste cubain a qualifié de "judicieuse" la proposition d'autonomie dans les provinces du sud du Royaume.

Intervenant lors dune rencontre organisée jeudi soir à Rabat par le Parti Socialiste Unifié, M. William a promis d'informer les responsables et le parti communiste (au pouvoir) à Cuba du contenu de la proposition marocaine.

Il a, par ailleurs, souligné que Cuba est parfaitement disposé à entretenir de bonnes relations avec tous les pays "sans condition aucune".M. Mohamed Sassi, Secrétaire général-adjoint du Parti Socialiste Unifié, a, de son côté, souligné que cette rencontre offre l'occasion d'examiner les moyens devant permettre de consolider la coopération et la coordination entre les militants des partis socialistes à travers le monde, et ce en vue de relever les défis communs.

 
Le Président du parlement koweïtien salue la sagesse
de SM le Roi dans le traitement de la question du Sahara

 

Koweït city, 28/03/07

 Le Président du parlement Koweitien (Majlis Al Oumma), M. Jassem Al-Kaharafi, a salué la sagesse de SM le Roi Mohammed VI dans le traitement de la question du Sahara marocain.

M. Al-Kharafi, qui recevait mercredi l'ambassadeur du Maroc au Koweït, M.Mohamed Belaiche, a exprimé sa profonde considération aux efforts entrepris par SM le Roi Mohammed VI pour parvenir à une solution politique définitive de la question du Sahara marocain.

Selon une source officielle koweïtienne, M. Al-Kharafi a émis le voeu que "les autres parties accueillent favorablement la proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume et qu'elles la considèrent avec perspicacité et bonne appréciation, pour servir ainsi les intérêts de tous les pays et peuples de la région".

La proposition d'autonomie des provinces du sud du Royaume dans le cadre de la souveraineté marocaine, que le Maroc compte présenter au conseil de sécurité des Nations unies, fait l'objet de l'unanimité de l'ensemble des composantes du peuple marocain.

Le projet d'autonomie, qui respecte les grands principes qui président à l'autonomie dans plusieurs régions du monde, a été élaboré après de larges consultations démocratiques auxquelles ont contribué les formations politiques et les différentes composantes de la population sahraouie représentées au sein du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Saharienne (CORCAS).

 
Le Président des Iles Comores exprime
son soutien au projet d'autonomie au Sahara

 

Riyad, 29/03/07

 Le Président de la république des Iles Comores, Ahmed Abdallah Sambi a exprimé, jeudi à Riyad, le soutien de son pays à la proposition du Maroc d'octroyer une large autonomie aux provinces sahariennes.

''Nous affirmons notre soutien au Royaume du Maroc frère concernant son projet d'autonomie" au Sahara, a annoncé M. Abdallah Sambi, qui intervenait à la séance de clôture du 19-ème sommet arabe de Riyad.

Le Président comorien a par ailleurs évoqué dans son intervention les défis que devra relever l'action arabe commune dans un contexte mondial qui évolue rapidement, une action appelée à maîtriser ses outils d'intervention et à optimiser ses méthodes, a-t-il dit, soulignant la nécessité de préserver l'entité arabe "qui ne peut être dissociée de notre identité, de notre civilisation et de notre destin commun".L'instauration d'un Etat palestinien indépendant et la récupération des territoires syriens et libanais occupés, sont deux conditions nécessaires pour affranchir le monde arabe de sa crise, a-t-il souligné d'autre part.

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Les députés mexicains accueillent avec "beaucoup
de sympathie" le projet d'autonomie au Sahara

 

Rabat, 30/03/07

 Le président du bureau de la Chambre des députés mexicaine, M. Jorge Zarmeno Infante, a affirmé que les membres de cette institution accueillent avec "beaucoup de sympathie" le projet d'autonomie proposé par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara.

"Nous voyons avec beaucoup de sympathie cette proposition, qui, d'une façon négociée dans le cadre d'un consensus politique, pourrait contribuer à une solution définitive" de cette question, a dit M. Zarmeno lors d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M.Mohamed Benaïssa, et le président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid, qui se sont rendus récemment au Mexique pour informer les responsables de ce pays du contenu du projet d'autonomie au Sahara.

D'après un communiqué de la Chambre des députés mexicaine, publié à cette occasion, M. Zarmeno a également exprimé sa "préoccupation" quant à la poursuite de ce conflit qui n'a que trop duré, assurant que le Mexique, "en tant que peuple ami respectueux des décisions et de la souveraineté du Maroc, sera aux côtés du Royaume".

Le président du bureau de la Chambre des députés mexicaine a, de même, souligné l'importance "de trouver une solution pacifique basée sur la générosité des parties et une vision du futur pour trouver, à travers les idées, le dialogue et la compréhension, une issue satisfaisante pour tous".

 
M.Michel Barnier : Le règlement de la question du Sahara
exige un dialogue entre les pays concernés
 

Paris, 02/02/07

 Le règlement de la question du Sahara "exige un dialogue entre les pays concernés", a déclaré vendredi à la presse l'ancien ministre français des Affaires étrangères, conseiller politique de l'UMP (parti de droite majoritaire), M.Michel Barnier, en marge de la 6-ème Convention France-Maghreb 2007 qui se tient à Paris.

"Ce sont les pays concernés qui ont entre leurs mains la solution avec l'appui, l'aide et le conseil des Nations unies", a-t-il souligné.

L'Algérie, qui abrite les séparatistes du "Polisario" sur son territoire, s'oppose à toute solution, handicapant ainsi la construction d'un grand Maghreb. Pour sortir de cette impasse et en vue d'un règlement définitif de ce dossier, le Maroc a proposé un projet d'une large autonomie dans ses provinces sahariennes, rappelle-t-on.

Sur sa participation à la Convention France-Maghreb, M. Barnier a salué le succès de cette manifestation qui rassemble des centaines de participants, entreprises, politiques, décideurs économiques, en vue de consolider les liens entre les deux rives de la Méditerranée. "Je connais bien le Maghreb en tant qu'ancien ministre des affaires étrangères. Nous avons des relations historiques et familières".

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La proposition d'autonomie au Sahara,"une initiative importante
qui va faire avancer les choses" (PM belge)
 

Marrakech, 19/03/07

Le Premier ministre belge, M. Guy Verhofstadt, a qualifié la proposition marocaine d'autonomie au Sahara d'"initiative importante qui va faire avancer les choses".

Lors d'un point de presse tenu, lundi à Marrakech, conjointement avec son homologue marocain, M. Driss Jettou, au terme des travaux de la première Haute commission mixte de partenariat Maroco-Belge, M. Verhofstadt a indiqué qu'il a été convenu qu'une délégation marocaine se rendra en Belgique pour présenter "tous les détails" du projet d'autonomie au Sahara.

Auparavant, le ministre Belge de la Coopération au Développement, M. Armand De Decker, avait affirmé que le projet d'autonomie proposé par le Maroc constitue une initiative "ambitieuse et courageuse".

"Nous nous réjouissons de l'initiative marocaine ambitieuse et courageuse qui fait évoluer les choses", a déclaré M. De Decker à l'issue des entretiens qu'il a eus, lundi à Marrakech, avec le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri.

 
Président du parlement polonais : Le projet d'autonomie
est le signe d'une "vraie démocratisation" au Maroc

 

Rabat, 08/02/07

  Le projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume, initié par SM le Roi Mohammed VI, est le signe d'une "vraie démocratisation" au Maroc, a affirmé, jeudi à Rabat, le président du parlement polonais, M. Marek Jurek, qui effectue une visite officielle au Maroc.

"Le projet d'autonomie est le signe d'une vraie démocratisation qui existe déjà au Maroc et qui permettra de régler tous les conflits par le dialogue et les moyens pacifiques", a souligné M. Jurek dans une déclaration à la presse, à l'issue de ses entretiens avec le président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes (Corcas), M. Khalihenna Ould Errachid.

M. Jurek a qualifié ce projet d'"initiative intéressante", que la Pologne "suit avec beaucoup de respect et d'intérêt". Cet entretien s'est déroulé en présence du secrétaire général du CORCAS, M. Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna et des vices-présidents du Conseil.

Le président du parlement polonais effectue une visite officielle au Maroc à l'invitation du président de la Chambre des représentants, M. Abdelwahed Radi.

 
M. Paul Slamet Somohardjo : La réalité sur la question du Sahara
permettra au Surinam de revoir sa position sur cette question
 

Rabat, 02/02/07

 Les données recueillies par la délégation surinamienne au sujet de la question du Sahara constitueront une plate-forme pour le gouvernement pour revoir sa position sur cette question et ne reconnaître ou traiter qu'avec les peuples représentés démocratiquement, a indiqué, vendredi, le président de l'assemblée nationale du Surinam, M. Paul Slamet Somohardjo.

M. Somohardjo a également rappelé, lors de ses entretiens avec le président de la Chambre des conseillers, M. Mustapha Oukacha, que la position de son pays vis-à-vis de la question du Sahara avait été prise par le régime ayant conduit le coup d'état militaire de 1980 et qui jouissait à l'époque du soutien du bloc de l'Est.

Pour sa part, M. Oukacha a indiqué que les relations du Maroc avec le Surinam "avaient grand besoin de cette visite après une période de désaccord du à la reconnaissance du +polisario+ par l'ancien régime, sans connaître la réalité de ce dossier".

Le Maroc, a-t-il ajouté, a "besoin de l'appui de ses amis du Surinam pour mettre en oeuvre le projet d'autonomie que le Royaume compte appliquer dans les provinces du sud.

A cette occasion, M. Oukacha a donné un bref aperçu sur la question de l'intégrité territoriale du Royaume et les entraves qu'il avait rencontrées sur la voie du règlement de cette question à cause de l'obstination de l'autre partie à saper toutes les opportunités de paix au détriment de la situation humanitaire dégradée que vivent plusieurs familles séquestrées dans les camps de Tindouf.

Les deux parties ont par la même occasion souligné l'importance de cette visite qui représente un prélude à la coopération parlementaire entre les deux pays et une occasion pour consolider les liens entre les deux peuples et leurs représentants au sein des institutions législatives.

 
MAE iranien : L'Iran porte de la considération à
"la gestion sage par le Maroc de la question du Sahara"

 

Rabat, 05/02/07

  L'Iran porte de la considération à "la gestion sage par le Maroc de la question du Sahara et soutient un règlement fondé sur le dialogue et la coopération de tous", a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Manouchehr Mottaki.

M. Mottaki a indiqué, au cours d'une réunion tenue lundi à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaissa, que Téhéran soutient un règlement de la question du Sahara à travers une solution pacifique basée sur le dialogue et la négociation entre les parties concernées.

Le chef de la diplomatie iranienne a formé le vœu de voir les efforts de toutes les parties s'orienter dans ce sens.

De son côté, M. Benaissa a réaffirmé, lors de cette réunion, l'attachement du Maroc à la légalité internationale afin de parvenir à un règlement politique négocié et définitif de la question du Sahara marocain.

Il a souligné la détermination du Royaume à associer tous les pays frères et amis au soutien de l'initiative de SM le Roi Mohammed VI consistant à octroyer une autonomie aux populations des provinces du sud afin de préserver la souveraineté du Maroc sur l'ensemble de son territoire national, d'édifier l'Union du Maghreb arabe au service des intérêts supérieurs des peuples et de consolider la sécurité, la stabilité et la paix dans la région.

Le journal rappelle aussi que le Maroc avait à maintes reprises "dénoncé le détournement de ces aides" qui sont écoulées sur "le marché noir au Mali, au Niger, en Mauritanie et même en Algérie".

"La Razon" cite enfin le communiqué, "daté des camps" de Tindouf et diffusé par une faction dissidente du "polisario", Khat Achahid (Ligne du martyr), appelant "la direction du polisario à annuler les festivités du 31-ème anniversaire" de l'auto-proclamation de la prétendue "RASD" et à consacrer cet argent pour aider les femmes et les enfants +victimes de la famine+", comme le prétendent les chefs séparatistes.

 
Londres "attend avec un très grand intérêt" les propositions
marocaines sur l'autonomie des provinces du sud (Foreign Office)
 

Londres, 05/02/07

 Le gouvernement britannique "attend avec un très grand intérêt" les propositions que le Maroc compte présenter sur l'autonomie des provinces du sud du Royaume, a déclaré lundi M. Barry Marston, Porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

"Nous attendons avec un très grand intérêt les propositions sur le projet d'autonomie", a confié M. Marston à MAP-Londres, soulignant que le Royaume-Uni soutient les efforts entrepris par le Secrétaire général de l'ONU en vue de parvenir à une solution politique et négociée à la question du Sahara.

M. Barry Marston s'est, par ailleurs, félicité de la désignation du diplomate britannique Julian Harston au poste de Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara.

 
Téhéran souhaite que le projet d'autonomie au Sahara
constitue "une plate-forme d'entente" entre les parties

 

Rabat, 06  fév 2007

Le ministre iranien des Affaires étrangères, M.Manouchehr Mottaki, a espéré que le projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume constitue "une plate-forme d'entente" entre l'ensemble des parties.

Lors de ses entretiens, lundi à Rabat, avec le président de la Chambre des conseillers, M. Mustapha Oukacha, le chef de la diplomatie iranienne a appelé les pays de la région "à la coopération et à la compréhension pour mettre fin à ce problème et se concentrer sur les grands défis qu'ils ont à relever", indique mardi un communiqué de la deuxième Chambre.

M. Mottaki a souligné la considération vouée par le peuple iranien au Royaume du Maroc, au regard de son histoire, de sa lutte et de son rôle dans la partie occidentale du monde islamique, saluant les grandes étapes franchies par le Maroc dans les domaines socio-économiques. Rappelant le bilan de 50 ans de relations diplomatiques entre le Maroc et l'Iran, M. Mottaki a affirmé que Téhéran aspire à un avenir plus prometteur à travers des initiatives et des projets communs susceptibles de développer le volume des échanges commerciaux.

De son côté, M. Oukacha a souligné la nécessité de renforcer les canaux de communication dans le but de promouvoir et diversifier la coopération, passant en revue les domaines à même de hisser les relations bilatérales à la hauteur des aspirations des deux peuples et de leurs liens historiques.

Il a, à ce propos, plaidé pour la mise en place de mesures incitatives pour l'encouragement des investissements iraniens et l'ouverture des marchés de ce pays aux produits marocains.

Evoquant les questions régionales et internationales d'intérêt commun, M. Oukacha a formé l'espoir de voir le projet d'autonomie des provinces du sud proposé par le Maroc jouir d'un grand soutien de la part de l'Iran pour traduire, dans les faits, les valeurs de solidarité et de fraternité entre les deux pays.

Le chef de la diplomatie iranienne, qui conduit une importante délégation, a entamé lundi une visite de travail de deux jours au Maroc.

 

Le projet d'autonomie au Sahara proposé par le Maroc est
une "vision éclairée" pour sortir de l'impasse (M.Ouedraogo)

 

Paris, 07/02/07

  Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale de la République du Burkina Faso, M. Youssef Ouedraogo, a qualifié le projet d'autonomie proposé par le Maroc dans les provinces du sud de "vision éclairée" pour un règlement définitif de la question du Sahara.

"Nous soutenons le Maroc et nous soutenons le projet d'autonomie qui est une vision éclairée pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouve cette question", a déclaré M. Ouedraogo à la MAP à Paris, avant de s'envoler pour Rabat, où doivent se dérouler, les 7 et 8 février, les travaux de la 2ème session de la Commission mixte de coopération maroco-burkinabé.

"Nous avons toujours proclamé que le Maroc est incontournable sur la scène africaine. En tant que pays ami et très proche du Maroc, nous devons oeuvrer tous ensemble pour que le Royaume retrouve sa place au sein de l'Union africaine", a affirmé M. Ouedraogo, ajoutant que "c'est ce travail qu'on fait et je sais que nous allons réussir".

Sur le volet des relations bilatérales, le ministre burkinabé a mis en exergue l'excellence des liens étroits unissant les deux pays. "Sa Majesté le Roi nous a fait l'honneur de nous rendre visite, au cours de laquelle de nombreuses réalisations ont été accomplies et de nombreux projets ont été réalisés. Le Président Blaise Compaoré s'était lui aussi rendu au Maroc", a-t-il rappelé.

"Nous devons aussi, dans le concert des Nations, renforcer l'harmonisation de nos positions pour jouer un rôle important en matière de gouvernance mondiale et sur le plan du fonctionnement des institutions internationales", a ajouté M. Ouedraogo.

 

Le Burkina Faso salue l'Initiative royale
concernant le projet d'autonomie

Rabat, 07/02/07

 

Le Burkina Faso "salue l'initiative royale concernant l'autonomie des provinces sahariennes, dans le cadre de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Maroc", a affirmé, mercredi à Rabat, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale de la République du Burkina Faso, M. Youssef Ouedraogo.

Dans une allocution prononcée, à l'ouverture de la 2-ème session de la Commission mixte de coopération maroco-burkinabé, qu'il a co-présidée avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa, M. Ouedraogo a également félicité le Royaume pour ses "différentes initiatives en vue de trouver une solution pacifique et consensuelle à la question du Sahara dans le respect de la légalité internationale".

Déplorant l'absence du Maroc au sein de l'Union africaine, le responsable burkinabé a émis l'espoir de voir levés, dans un avenir très proche, tous les obstacles afin que le Royaume "retrouve la place qui est la sienne et apporte sa précieuse contribution au développement et à l'intégration du continent".

Pour sa part, M. Benaissa a salué "le soutien constant du Burkina Faso à la justesse de la cause nationale du Royaume, à son intégrité territoriale ainsi qu'aux efforts de la communauté internationale pour une solution politique, négociée, consensuelle et définitive à la question du Sahara".

 

La question du Sahara est "le plus grand obstacle"
à l'intégration maghrébine (responsable américain)

 

Washington, 09/02/07

 La question du Sahara est "le plus grand obstacle" à l'intégration maghrébine, une idée qui n'est pourtant pas nouvelle pour la région, les Maghrébins ayant fait des pas vers l'intégration au lendemain de leur indépendance, a souligné M. Stuart Eizenstat, ancien sous-secrétaire américain aux Affaires économiques.

M. Eizenstat, qui intervenait en vidéo-conférence dans un symposium organisé jeudi à Washington sur les développements politiques et économiques en Afrique du Nord, a soutenu que la question du Sahara constitue "le plus grand obstacle" vers l'intégration maghrébine, soulignant que "les Etats-Unis et les Nations Unies doivent continuer à jouer un rôle actif pour aider les parties à aboutir à une solution où il n'y a que des gagnants".

Pour que l'intégration régionale soit irréversiblement mise sur les rails, il ne suffit pas d'avoir des accords régionaux au niveau gouvernemental, a-t-il souligné, ajoutant qu"il est plutôt essentiel de consolider les contacts entre les peuples, de renforcer les liens entre les secteurs privés, d'édifier les institutions nécessaires et de s'engager dans des projets régionaux d'infrastructure".

Parmi les autres mesures "tangibles et nécessaires", il a cité l'ouverture des frontières, la mise en place de centres régionaux de formation et de recherche et d'institutions financières conjointes, entre autres.

M. Eizenstat a soutenu qu'un marché nord africain fragmenté n'attire pas les investisseurs étrangers, alors qu'une intégration régionale économique créerait un grand marché régional de plus de 75 millions de consommateurs, engrangerait des bénéfices substantiels et rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs.

"Pour tirer des bénéfices des accords d'association signés avec l'Union Européenne et l'accord de libre échange (maroco-américain), il est dans l'intérêt des pays maghrébins de promouvoir les échanges entre eux, ainsi qu'avec l'UE et les Etats Unis", a estimé M. Eizenstat, auteur d'une initiative qui porte son nom et qui appelait essentiellement à un partenariat dynamique multilatéral basé sur un renforcement permanent des liens économiques au Maghreb.

L'initiative de partenariat économique entre les Etats-Unis et le Maghreb, annoncée en juin 1998, proposait entre autre le renforcement du dialogue au plus haut niveau, l'accélération des réformes structurelles dans chacun des pays maghrébins, un rôle accru pour le secteur privé et le démantèlement des barrières intra-régionales qui entravent le commerce et les investissements.

L'ancien responsable américain, qui a exhorté les Etats Unis à poursuivre l'intensification de ses activités commerciales dans la région, a indiqué que les importations américaines du Maghreb ont augmenté de 3,26 milliards de dollars en 2000 à 14,76 milliards en 2006. Avec l'ALE signé entre le Maroc et les Etats-Unis, les échanges commerciaux vont augmenter davantage, a-t-il dit, précisant que si le Maghreb réalise son intégration, chaque pays pourra servir de plateforme de commerce pour les autres pays de la région.

Le symposium, organisé à l'occasion du lancement officiel des activités du "Maghreb Center", une organisation indépendante à but non lucratif créée récemment à Washington DC, a débattu les développements politiques et économiques dans les pays maghrébin au niveau de plusieurs panels, qui ont abordé les réformes politiques et l'islam politique, l'environnement sécuritaire au Maghreb, le développement économique et les relations internationales, ainsi que l'intégration régionale.

 

L'Algérie est demeurée "une partie intéressée clef"
dans le conflit du sahara (Universitaire américain) 

 

Washington 10/02/07

 L'universitaire américain, Jacques Roussellier a estimé jeudi que l'Algérie, bien qu'elle n'ait pas avancé de revendication territoriale sur le Sahara, est demeurée ''une partie intéressée clef" dans le conflit, "en raison de ses propres intérêts stratégiques dans la sous-région, les questions frontalières et la rivalité hégémonique avec le Maroc''.

Professeur associé au Middle East Institute, basé à Washington, Jacques Roussellier , qui s'exprimait lors d'un symposium sur les développements politiques et économiques en Afrique du nord, tenu à Washington, a souligné que l'adoption d'"une approche stratégique, globale, à plusieurs pistes, impliquant les parties intéressées ainsi que les parties concernées en plus de la société civile, au fond et à la forme d'un éventuel processus de négociation pochain, améliorerait les possibilités d'un règlement définitif'' de la question du Sahara.

Pour sa part, M. William Zartman, professeur à l'Ecole des études internationales avancées de l'Université John Hopkins de Washington, qui a participé au débat, a estimé que le président Algérien a un rôle à jouer dans le règlement de ce conflit et qu'entre autres défis auxquels ce dernier était confronté, "le président Bouteflika devait faire preuve d'habileté politique dans le conflit du Sahara et être le faiseur de la paix en Afrique du nord-ouest comme il l'a fait en Afrique de l'Est dans le conflit entre l'Erythrée et l'Ethiopie''.

"Le président Algérien a un rôle à jouer dans le règlement de ce conflit, malheureusement, il a limité ce rôle dont il peut gagner en stature", a souligné le Pr Zartman.

Le symposium, organisé à l'occasion du lancement officiel des activités du Maghreb Center, une organisation indépendante à but non lucratif créée récemment à Washington, a débattu des développements politiques et économiques dans les pays maghrébins, au niveau de plusieurs panels, qui ont abordé les réformes politiques et l'Islam politique, l'environnement sécuritaire au Maghreb, le développement économique et les relations internationales et l'intégration régionale.

 

Projet d'autonomie des provinces du sud : le président de l'Assemblée
nationale du Niger salue une initiative "excellente"

 

Rabat, 09/02/07

 Le projet d'autonomie des provinces du sud est une initiative "excellente", de nature à conduire à une "solution pacifique" du conflit du Sahara marocain, a affirmé, vendredi à Rabat, le président de l'Assemblée nationale du Niger, M. Mahamane Ousmane.

Dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa, le responsable nigérien a fait remarquer que cette initiative royale vise à débloquer le dossier du Sahara, qui est "resté figé pendant plusieurs années", alors que sa solution est "essentielle pour la paix dans la sous-région et même dans le continent" africain.

"C'est pour cela que nous pensons que cette initiative de SM le Roi Mohammed VI est à saluer. Nous espérons qu'elle rencontrera une compréhension large et assez partagée de manière à ce que, très rapidement, une solution acceptable par tous soit trouvée sur cette base", a-t-il dit.

Pour sa part, M. Benaissa a indiqué que le Maroc a toujours exprimé sa reconnaissance au Niger pour sa position en faveur d'une solution, qui répond à la sauvegarde de l'intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté nationale.

Une solution politique dans l'intérêt de tout le monde, qui "puisse aboutir à une négociation et un dialogue entre frères de façon à ce qu'on puisse arriver à une solution définitive de ce conflit", a-t-il souligné.

Lors de leur entretien, MM. Benaissa et Ousmane ont examiné les moyens de renforcer davantage la coopération bilatérale dans plusieurs domaines et ont procédé à un échange sur la situation en Afrique et dans le monde en général.

M. Ousmane a insisté à cette occasion sur la prise en compte de manière beaucoup plus marquée de la dimension parlementaire dans les relations de coopération entre le Niger et le Maroc.

 
"Le Figaro" se fait l'écho de la déclaration du président Chirac
sur le projet d'autonomie dans les provinces du Sud

 

Paris, 06/02/07

 Le journal français "Le Figaro" s'est fait l'écho mardi de la déclaration du président Jacques Chirac dans laquelle il a qualifié de "constructif" le projet d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume, en recevant lundi à l'Elysée une délégation ministérielle marocaine.

M. Jacques Chirac "a remercié la délégation marocaine d'avoir réservé à la France la primeur de ses réflexions sur l'avenir" du Sahara et "du plan qui l'accompagne, qu'il a qualifié de constructif", avait déclaré le porte-parole de l'Elysée.

Le projet d'autonomie préside de trois constantes fondamentales, à savoir le respect de la souveraineté et de l'unité nationale, la prise en considération des spécificités sociales et culturelles de la région et la conformité aux normes et standards internationaux en matière d'autonomie, rappelle le quotidien français.

La délégation marocaine était conduite par le ministre de l'Intérieur, M.
Chakib Benmoussa, et comprenant notamment le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taïb Fassi Fihri, le ministre délégué à l'Intérieur, M. Fouad Ali El Himma, et le directeur général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED), M. Mohamed Yassine Mansouri.

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 Le projet d'autonomie au Sahara: une nouvelle dynamique
 pour débloquer le processus, estime un journal espagnol

 

Madrid, 15/02/07

 L'initiative du Maroc de formuler une proposition d'autonomie au Sahara a "dynamisé un processus" bloqué depuis trois décennies et devrait ouvrir "une nouvelle étape" pour un territoire qui "ne doit pas rester sans contrôle" à l'heure où les groupes terroristes pullulent dans la région sahélo saharienne, estime jeudi le journal espagnol "ABC".

Selon le chroniqueur Dario Valcarcel, le dossier du Sahara "commence à sortir de son dangereux enlisement" grâce à cette initiative du Maroc qui "n'a, pour l'heure, ni gaz ni pétrole, mais de l'intelligence".

Comparé à l'Algérie, le Maroc jouit d'un "système en évolution" alors que son voisin de l'est "entretient la prédominance de l'armée, héritière du FLN des années 1950". Le "système marocain (...) est plus flexible et plus ouvert. Dans le régime algérien, il y a moins d'informations", constate le journaliste. L'Algérie, "au milieu de problèmes pressants, inquiète par la réapparition du Salafisme et se trouve dans une situation plus difficile".

Pour "ABC", le Maroc a "mis en route son initiative qui a fait l'objet de consultations avec les gouvernements de Madrid et de Paris. Elle est le fruit d'une large négociation" avec l'ONU. Le chroniqueur souligne que l'initiative marocaine "part d'un plan d'autonomie pour le Sahara: autonomie véritable, qui aspire à respecter -assurent les marocains- les décisions des Nations Unies".

Selon des sources fiables, "le Maroc soumettra le projet d'autonomie à l'ONU au mois d'avril. Ce qui suppose deux référendums. Au cours du premier, la population résidant actuellement au Sahara sera consultée sur le degré d'acceptation de la future autonomie, sous souveraineté marocaine. En plus, Rabat croit qu'il est nécessaire de soumettre le projet d'autonomie à tous les marocains. Telle est la base de départ".

"Quelque chose a bougé dans le sous-sol marocain. Rien ne pourra avancer sans le soutien des Nations Unies. L'Algérie et la Mauritanie pourraient signer (il ne s'agit que d'espérances) le futur accord, peut être cette année. L'Espagne et la France aideront et pas seulement sur le plan diplomatique", poursuit le chroniqueur.

Quant à l'argumentaire algérien en faveur des seuls sahraouis de Tindouf, l'auteur de l'article reprend à son compte l'analyse de l'universitaire espagnol Bernabé Lopez, selon lequel "il serait abusif de considérer le Polisario comme l'unique et légitime représentant du peuple sahraoui. Il n'y a déjà plus de représentants uniques et légitimes d'aucun peuple" et que la solution du problème sahraoui "ne réside pas en un OUI ou un NON, exprimé lors d'une consultation sur l'adhésion à des principes abstraits" comme l'indépendance ou l'intégration au Maroc.

Mais pour "ABC"  il y a "une chose bien claire: une frange de 300.000 kilomètres carrés ne doit pas rester dans la pagaille. Il faut sortir le Sahara de l'enlisement. Le salafisme du GSPC qui était auparavant circonscrit à l'Algérie, dispose aujourd'hui de bases en Afghanistan, au Soudan, en Somalie...".

Le quotidien espagnol relève également la prolifération de "groupes mal contrôlés qui étendent leurs trafics d'armes, de personnes et de drogue dure".

Une "solution soutenue par l'ONU" ouvrira "une nouvelle étape où l'information substituera la faute de transparence". Rabat a lancé une initiative "ouverte aux populations sahraouies. Non seulement celles de Tindouf, mais aussi celles de Madrid, du Sahara et d'ailleurs" car le Maroc insiste sur la "nécessité de transformer un territoire sans loi en un espace soumis au Droit".

Et "ABC" de rappeler qu'il y a quelques jours, neuf Etats africains ont tenu une réunion à Dakar avec le commandement militaire des Etats-Unis en Europe en vue de mettre en oeuvre une "stratégie commune contre le terrorisme".

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les Etats-Unis qualifient les idées présentées
par le Maroc de "prometteuses''

 

Washington, 16/02/07

 Les Etats-Unis ont qualifié les idées présentées par le Maroc concernant le projet d'autonomie de ses provinces du sud de ''prometteuses''.

M. Gordon Gray, Sous-Secrétaire d'Etat adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient a réitéré, dans une déclaration à la MAP, jeudi, que le sous-secrétaire d'Etat aux affaires politiques, M. Nicholas Burns, qui avait reçu une délégation ministérielle marocaine pour discuter des efforts du Maroc visant à élaborer une proposition crédible à même d'aider à résoudre le conflit du Sahara, avait qualifié les idées exposées lors de ces entretiens de ''prometteuses''.

M. Burns, a rappelé M. Gray, avait ''salué les efforts du Maroc pour trouver une solution réaliste et réalisable au problème du Sahara occidental'', et avait ''incité le gouvernement du Maroc à compléter son processus d'élaboration et de consultations, comme prévu".

''Les Etats-Unis apprécient le plan initié par le gouvernement du Maroc sur cette question importante'', avait ajouté M. Burns.

La délégation marocaine, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI à Washington pour informer les responsables américains de l'avancement du projet de proposition d'autonomie des provinces du Sud sous souveraineté marocaine, était composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine El Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation.

 

Un journal ivoirien : Le Maroc arrache de plus en plus l'adhésion
de la communauté internationale à son projet d'autonomie

 

Abidjan, 16/02/07

 Le Maroc arrache de plus en plus l'adhésion de la communauté internationale au projet d'autonomie qu'il compte soumettre prochainement aux Nations unies, écrit vendredi le journal ivoirien "24 Heures".

Le Maroc accumule les soutiens à ce projet d'autonomie, qui constitue "une forme poussée de décentralisation et de régionalisation comme le veulent les démocraties participatives", indique le quotidien, rappelant l'appel du nouveau secrétaire général de l'ONU pour une solution politique à la question du Sahara et l'appréciation positive par le président français Jacques Chirac qui a qualifié de "constructif" le projet d'autonomie en recevant, récemment, à Paris une délégation marocaine.

Après avoir souligné que cette autonomie va permettre aux habitants du Sahara de gérer leurs propres affaires dans le cadre de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale du Maroc, la même source note que le projet "prend en compte les spécificités sociales et culturelles de la région ainsi que les normes internationales reconnues en matière d'exercice d'autonomie".

Pour l'auteur de l'article, l'adoption de ce projet par le Conseil de sécurité "enlèvera une épine des pieds des Nations unies", qui peinent, depuis des décennies, à trouver une solution définitive à ce différend, ajoutant que la mise en oeuvre du projet "permettra d'épargner à cet espace ainsi qu'à la région du Sahel les risques calamiteux qu'engendrerait l'implantation d'une entité factice".

De son côté, le journal ivoirien "Nord-Sud" fait état des inquiétudes de la communauté internationale concernant le détournement de l'aide humanitaire destinée aux personnes séquestrées à Tindouf, en territoire algérien, précisant que le "Polisario" utilise les habitants des camps de Tindouf comme monnaie d'échange et fonds de commerce inépuisable pour réunir ces aides qui sont constamment détournées et écoulées ensuite sur les marchés mauritanien et malien.

Un journal guinéen souligne que l'autonomie du Sahara
est "un projet social et sécuritaire"

 

Rabat, 18/02/07

 L'autonomie du Sahara est à la fois un "projet social et sécuritaire" qui permettra "d'épargner à cet espace, ainsi qu'à la région du Sahel, les risques calamiteux qu'engendrerait l'implantation d'une entité factice", souligne le journal guinéen "24 heures".

Ce projet d'autonomie du Sahara est déjà qualifié "d'alternative réaliste" par les observateurs, poursuit le quotidien, précisant que "ce projet s'articule autour de l'attachement aux valeurs sacrées nationales, à la souveraineté du Royaume, à son unité nationale et à son intégrité territoriale et de la prise en compte des normes internationalement reconnues en matière d'exercice de l'autonomie".

Et d'affirmer que le Royaume tient à lever toute équivoque: "le Sahara est et doit rester une partie intégrante du territoire marocain, ni plus, ni moins, en attendant que les détails de cette proposition soient déposés sur la table du Conseil de sécurité de l'Onu".

Peut-être, assistera-t-on finalement au prologue d'un conflit qui a fait des dizaines de milliers de déplacés, des centaines de disparus marocains et d'enfants déportés et constitué une "poche honteuse" de violations graves des droits de l'homme, s'interroge "24 heure", qualifiant ce projet de "nouvelle voie de règlement" de la question du Sahara.

 
Le projet d'autonomie augure "d'une nouvelle ère",
assure un ancien président du gouvernement canarien

 

Laâyoune, 19/02/07

 Le projet d'autonomie proposé par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara augure "d'une nouvelle ère" et contribuera à la réalisation des aspirations des habitants de la région en matière de développement, a souligné M. Lorenzo Olarto Collen, ancien président du gouvernement autonome des Iles Canaries.

L'expérience de l'autonomie a été menée dans l'archipel canarien et lui a permis d'entrer dans une nouvelle phase marquée par des acquis importants dans tous les domaines, a souligné M. Collen lors d'une rencontre à Laâyoune avec le président du conseil de la région, M. Sidi Hamdi Ouel Errachid.

"Le projet d'autonomie doit être encouragé pour aider le Maroc à résoudre le conflit du Sahara et des pressions doivent être exercées sur l'Algérie qui entrave la résolution de ce problème qui dure depuis plusieurs années", a affirmé M. Collen, qui conduit une délégation européenne pour une visite de trois jours à Laâyoune, à l'invitation de l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'Homme (ASADEDH), basée à Barcelone.

La délégation est composée également de MM. Francisco José Alonso, président de la Ligue espagnole des droits de l'Homme, Miguel Ortiz et Abdellah Lebrihimani, respectivement président et membre de la section de la Ligue aux Iles Canaries.

Elle comprend aussi MM. Manuel De la Rosa, maire de la ville de Zamora (province de Castille) et Erik Cameron, militant norvégien des droits de l'Homme et journaliste.

M. Collen a, d'autre part, fait remarquer que le Maroc a réalisé "de grands acquis" dans le dossier du Sahara au cours des dernières années, ce qui a permis de mieux faire connaître la réalité sociale dans les provinces du sud auprès de l'opinion publique espagnole et de dévoiler les allégations du "polisario".

Il s'est dit "très impressionné" par le développement que connaissent les villes du sud du Royaume à tous les niveaux, notamment à Laâyoune qui connaît un essor digne des grandes métropoles.

Le président et les membres du conseil de la région ont rappelé leur adhésion totale au projet d'autonomie des provinces du sud dans le cadre de la souveraineté nationale, soulignant la pertinence de cette option qui est de nature à résoudre le conflit artificiel créé autour du Sahara marocain, conformément à la légalité internationale.

La délégation européenne, qui a rencontré des membres du conseil municipal, a tenu une réunion avec des membres de l'Association des Portés disparus au Polisario (APDP) et auditionné les témoignages des victimes de la répression dans les camps de Tindouf.

L'APDP a remis à cette occasion une lettre aux membres de la délégation européenne dévoilant les violations graves des droits de l'Homme par les séparatistes.

Elle a souligné, dans cette lettre, que la direction du "polisario" poursuit la politique d'enlèvements et d'assassinats contre les populations sahraouies, allant même jusqu'à déposséder des personnes innocentes de leurs biens.

"La direction du polisario a confisqué dernièrement 600 têtes de chameaux d'une valeur de 600.000 euros appartenant à des personnes vivant dans les camps de Tindouf", a révélé l'association.

Le président de la ligue espagnole des droits de l'Homme, qui a demandé aux membres de l'association APDP de faire parvenir à son instance une liste des victimes de la répression pratiquée par le "polisario", a qualifié de "fructueux" les entretiens qu'a eus la délégation européenne à Laâyoune.

     M. Moratinos : la proposition d'autonomie,un élément nouveau

pouvant générer une dynamique de dialogue

 

Madrid, 13/03/07

  Le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, a affirmé que le proposition d'autonomie proposée par le Maroc au Sahara constitue un élément nouveau d'un "intérêt indubitable" pouvant générer une nouvelle dynamique de dialogue afin de sortir de l'impasse actuelle.

Le gouvernement espagnol constate que "le Maroc a mis sur la table un élément nouveau, d'un intérêt indubitable, et considère que cela pourrait générer une nouvelle dynamique de dialogue pour sortir de l'impasse actuelle", a écrit le chef de la diplomatie espagnole dans une tribune, publiée mardi au journal El Pais, sous le titre "l'Espagne et le Sahara".

M. Moratinos a expliqué que son pays cherche à aider les parties à trouver une solution juste, définitive et mutuellement acceptable, tout en soulignant que son pays a une "responsabilité politique dans ce conflit mais ne possède pas la clef de la formule finale qui appartient uniquement aux parties" en conflit.

Le chef de la diplomatie espagnole a saisi cette occasion pour lancer un appel "afin d'aider les pays du Maghreb à refermer la plaie ouverte il y a trente ans et qui empêche la naissance de ce Maghreb uni et prospère".

Il a aussi rappelé les multiples actions diplomatiques entreprises par son pays pour inciter les pays membres du Conseil de sécurité et l'ONU à "susciter une nouvelle dynamique de dialogue entre les parties sur les paramètres de fond du problème".

* * *
 Sénatrice française : Le projet d'autonomie des provinces
du Sud est "sage et prometteur"

 

Rabat, 20/02/07

 Le projet d'autonomie des provinces du Sud du Maroc est "sage et prometteur", a affirmé, Mme Monique Cerisier-ben Guiga, sénatrice des Français établis hors de France, actuellement en visite au Royaume.

Dans un entretien publié mardi par le quotidien Aujourd'hui Le Maroc, Mme Cerisier-ben Guiga a indiqué que le conflit du Sahara peut être "résolu par une solution médiane, réaliste et réalisable ".

Evoquant par ailleurs l'élection présidentielle française, la sénatrice socialiste a souligné que les deux principaux challengers de cette élection à savoir Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal "ne peuvent se désintéresser totalement de la politique étrangère en général et du Maroc en particulier", rappelant que près de 1,2 million de Franco-marocains sont établis en France dont la moitié sont inscrits sur les listes électorales.

Mme Cerisier-ben Guiga a entamé lundi une visite au Maroc où elle doit animer des conférences sur le thème "France, terre d'émigration", à l'initiative de l'Association Démocratique des Français à l'Etranger (ADFE).

Ces rencontres permettront, selon les organisateurs, de dresser un tableau des migrations des Français à travers le monde et d'évoquer la politique publique de la France envers ses concitoyens immigrés (nationalité, couverture sociale, retraite et scolarité).

 

Des parlementaires britanniques qualifient le projet
 d'autonomie dans les provinces du sud de "très positif"

 

Londres, 21/02/07

 Des parlementaires britanniques, représentant les deux principaux partis politiques au Royaume-Uni, ont qualifié mercredi de "très positif" le projet d'autonomie proposé par le Maroc dans les provinces du sud du Royaume.

A l'issue d'une rencontre avec une délégation marocaine, conduite par M. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, et composée notamment de MM. Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, ces parlementaires ont relevé que la proposition marocaine représente une base pour parvenir à un règlement définitif de la question du Sahara.

Ainsi, Lord Bilston, membre travailliste de la chambre des Lords (haute chambre du parlement britannique), a déclaré à la MAP que la rencontre tenue avec la délégation marocaine était "très productive" et a permis d'avoir une idée claire sur le projet proposé par le Maroc.

"Nous avons été impressionnés par la brillante présentation faite par la délégation marocaine sur cette question", a-t-il dit, incitant le gouvernement britannique à oeuvrer pour faire avancer la proposition du Maroc.

Lord Bilston a également émis le souhait de voir "tous les partenaires faire montre de solidarité pour la concrétisation du plan", qui, a-t-il dit, "contient tous les ingrédients pour parvenir à un règlement définitif" de la question du Sahara.

"Nous devons tous oeuvrer pour la réalisation de cet objectif", a-t-il insisté.

Pour sa part, M. Andrew Morrison, député travailliste, a tenu à féliciter la délégation marocaine, soulignant que les discussions tenues avec les membres de cette délégation ont été fructueuses.

"J'espère que le plan servira de base pour trouver une solution satisfaisante à toutes les parties de façon à garantir la paix dans la région", a-t-il dit.

Une telle solution, a-t-il expliqué, ne manquera pas d'avoir un impact très positif sur tous les pays de la région de l'Afrique du Nord, en particulier sur le plan économique.

Le député travailliste a, en outre, émis le souhait que le Maroc et l'Algérie puissent parvenir à un accord pour le règlement de l'affaire du Sahara.

De son coté, M. Dereck Conway, député conservateur (opposition), a mis l'accent sur l'importance de la rencontre, tenue avec la délégation marocaine, relevant que les propositions du Maroc "ont été bien accueillies" par les interlocuteurs britanniques.

Ces propositions, a-t-il poursuivi, permettront d'avancer vers un règlement définitif de la question du Sahara.

"Il s'agit d'un plan très positif", a dit M. Conway, avant d'appeler le Conseil de Sécurité de l'ONU à encourager l'initiative marocaine.

Les membres de la délégation marocaine ont tenu, au cours de la journée, des entretiens approfondis avec Mme Margaret Beckett, ministre britannique des Affaires étrangères, et le Dr Kim Howells, ministre au Foreign Office chargé de l'Afrique du nord et du Moyen-Orient, ainsi qu'avec le Ministre de l'Intérieur, M. John Reid, et ses collaborateurs.

Ils se sont également entretenus avec MM. William Hague et David Davis, respectivement portes parole du Parti Conservateur pour les questions de politiques étrangère et intérieure.

 
Député allemand : La solution de la question du Sahara ouvrira
la voie à un rôle plus important du Maroc sur le plan international
 

Berlin, 27/02/07

  La solution de la question du Sahara ouvrira la voie au Maroc pour jouer un rôle plus important sur le plan international, a souligné, lundi à Berlin, le président de la commission des affaires étrangères au Bundestag allemand, M. Polenz Ruprecht.

M. Ruprecht a rencontré une délégation marocaine, composée de MM. Chakib Benmoussa, Ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, Ministre Délégué aux affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali El Himma, Ministre Délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, qui lui a présenté les grandes lignes de la proposition marocaine d'autonomie dans les provinces du sud.

''J'espère que l'on se rapprochera d'une solution car le Maroc aura une meilleure possibilité de jouer un rôle plus important sur le plan international si ses problèmes internes venaient à être résolus'', a déclaré M. Ruprecht à la suite de ses entretiens avec la délégation marocaine.

Ces entretiens, a-t-il dit, ont porté sur ''les efforts qu'entreprend le gouvernement marocain pour résoudre le problème du Sahara en accordant des droits élargis d'autonomie''. Le processus de réformes enclenché au Maroc peut jouer un rôle positif dans la solution de cette question, a-t-il souligné.

Les membres de la délégation s'étaient entretenus auparavant avec le ministre fédéral allemand des affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier, dont le pays assure la présidence de l'Union Européenne et le conseiller diplomatique et pour la sécurité nationale de la chancelière allemande, Angela Merkel, M. Christoph Heusen. Ils ont également rencontré le président de la commission Afrique du nord-Moyen Orient au Bundestag, M. Hussein Aydin.

 

Projet d'autonomie: M. Olarte salue"le grand courage
 et la vision perspicace" de SM le Roi

 

Las Palmas, 27/02/07

 L'ex-chef du Gouvernement des Iles Canaries, M. Lorenzo Olarte, a salué "le grand courage et la vision perspicace" de SM le Roi Mohammed VI qui ont présidé à l'élaboration du projet visant à accorder une large autonomie aux provinces du Sud, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

En proposant cette initiative, SM le Roi Mohammed VI a fait montre d'un "grand courage et d'une vision profonde" en vue de trouver une issue à la question du Sahara, a affirmé M. Olarte, qui s'exprimait lors d'une rencontre, lundi à Las Palmas, avec M. Brahim Zerkdi, membre du Bureau politique du Mouvement Populaire, chargé des Relations extérieures.

M. Olarte, qui est également président fondateur du Centre canarien national (CCN), a indiqué que l'autonomie proposée par le Maroc est de nature à "promouvoir le développement du territoire, comme ce fut le cas pour les régions espagnoles et les Iles Canaries".

Tout en soulignant que le "polisario" ne représente en aucun cas les Sahraouis, dont la grande majorité se trouve au Maroc et adhère pleinement au projet d'autonomie, M. Olarte a affirmé que la communauté internationale et surtout les Etats-Unis devraient amener l'Algérie à accepter cette solution politique, qui est à même de garantir la stabilité et la sécurité dans la région et qui ne manquera pas de bénéficier aux Iles Canaries.

Pour M. Olarte, la position algérienne n'est pas motivée par le principe d'autodétermination, expliquant qu'à travers son soutien au "polisario", Alger vise en fait un accès à l'Atlantique pour pouvoir exporter ses ressources énergétiques, notamment le gaz.

M. Olarte, qui vient d'effectuer la semaine dernière une visite de trois jours à Laâyoune en compagnie d'une délégation européenne, composée notamment du président de la Ligue espagnole des droits humains, M. Francisco José Alonso, d'acteurs associatifs et de journalistes, s'est dit émerveillé par le changement et le développement qu'a connu cette ville depuis le départ de l'Espagne du territoire.

"J'ai pu constater de visu que Laâyoune, que j'ai visitée pour la dernière fois en 1974, ne ressemble en rien à Laâyoune d'aujourd'hui", a dit M. Olarte, dénonçant les allégations et la propagande véhiculées par certains milieux hostiles au Maroc sur la situation dans cette ville.

"La seule carte qui reste pour le +polisario+ et leur soutien est la propagande et les mensonges", a-t-il souligné, notant que la direction des séparatistes, comme les autorités algériennes, sont soumis actuellement à une grande pression. "Tout acte perpétré par le polisario et qui viole le cessez-le feu décrété en 1991 sera considéré comme une action terroriste par les grandes puissances mondiales, engagées dans la lutte contre ce phénomène", a précisé M. Olarte.

D'autre part, l'ex-chef de l'Exécutif autonome canarien a salué les initiatives et les réformes entreprises par le Souverain dans les domaines des droits humains et du développement économique et social, citant notamment l'indemnisation des victimes des violations passées des droits de l'Homme.

Lors de cette rencontre, qualifiée de "très positive", M. Zerkdi, qui est également vice-président de la Commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants, a mis en exergue le consensus national autour de la question du Sahara et la mobilisation constante du peuple marocain derrière SM le Roi pour défendre la cause nationale.

Il a ajouté que la proposition d'autonomie proposée par SM le Roi dénote de la volonté du Maroc de régler définitivement la question du Sahara.

M. Zerkdi a fait remarquer que l'Algérie, qui finance et qui abrite sur son territoire les milices du +polisario+, entrave tous les efforts visant à trouver une solution politique à ce conflit, et à mettre un terme aux souffrances et au calvaire qu'endurent les populations séquestrées dans les camps de la honte à Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie.

  L'entrevue à été, par ailleurs, l'occasion pour les deux parties d'évoquer les moyens susceptibles de renforcer les relations entre le Maroc et l'Archipel voisin dans tous les domaines, ainsi que le rôle que doivent jouer les partis politiques dans ce sens.

  L'accent à été mis, aussi, sur la nécessité de multiplier les échanges de visites de délégations des deux parties et entres les sociétés civiles en vue de promouvoir la connaissance mutuelle et de raffermir davantage la coopération économique bilatérale au service des deux parties.

Le processus engagé par le Maroc sert la paix de tous les peuples
de la région du Maghreb (député allemand)

 

Berlin, 27/02/07

Le président de la commission Moyen Orient/Afrique du Nord du Bundestag, Hussein Aydin (PDS/ancien parti communiste est-allemand), a affirmé qu'il ne pouvait "personnellement, que soutenir le processus (engagé par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara) qui sert la paix de tous les peuples de la région du Maghreb et particulièrement les habitants du Sahara".

Le député allemand, qui s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec la délégation ministérielle marocaine dépêchée à Berlin dans le cadre d'une tournée dans les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité, a indiqué "avoir écouté une proposition comprenant une solution du problème du Sahara ", en soulignant que "ce concept, qui nous a été présenté, a été qualifié d'ouvert garantissant l'autonomie".

"Nous avons écouté cette proposition en prenant en considération que la solution de ce problème, comme l'a soutenu la délégation, ne peut avoir lieu que dans le cadre de l'ONU", a-t-il ajouté, estimant que "ce processus ne peut être réalisé que par l'accord et la participation de toutes les parties concernées".

"Cette initiative ne peut être couronnée de succès qu'à travers un compromis accepté par toutes les parties, compromis devant aboutir à une paix permanente pour les habitants de la région et les Etats limitrophes", a ajouté le député allemand.

 Un chercheur tunisien qualifie le projet d'autonomie au Sahara de  "pas positif"

 

Rabat, 28/02/07

  Le chercheur tunisien pour les questions de l'Afrique du nord, M. Ahmed Lakdiri, a qualifié de "pas positif" l'initiative annoncée par SM le Roi Mohammed VI consistant à accorder aux provinces du Sud du Royaume une large autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc.

M. Lakdiri, qui a participé, à partir de Paris, à l'émission "Ma Ouaraa Al Khabar" (au delà de l'information), diffusée mardi soir par la chaîne de télévision Al Jazeera sur les perspectives du règlement de la question du Sahara, a indiqué que "cette question qui n'a pas progressé d'un iota depuis 33 ans, exige aujourd'hui de toutes les parties concernées des concessions ».

Cette question, a-t-il dit, a « transformé la région en un foyer de tension qui handicape le processus de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) et constitue une source de problèmes, voire de danger, pour la rive nord de la méditerranée".

"La poursuite des dissensions sur cette question est une perte pour toutes les parties et ne fait qu'exacerber la situation des populations des camps qui deviendront, de ce fait, un fardeau pour la communauté internationale", a-t-il ajouté, soulignant qu'il est impératif pour les parties concernées de tirer les enseignements nécessaires de l'Europe qui a connu deux guerres mondiales mais a pu, toutefois, abolir les frontières entre ses pays.

 

Un journal ivoirien : Le projet d'autonomie,
"ultime voie de sortie" du conflit du Sahara

 

Rabat, 03/03/07

 Le projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume constitue "l'ultime voie de sortie" du conflit du Sahara, après l'échec des autres approches expérimentées pour le règlement de cette question, écrit vendredi le journal ivoirien "Fraternité Matin".

Dans la quête d'une solution à ce conflit "qui a envenimé les rapports entre le Maroc et l'Algérie", ce projet, proposé par le Maroc sur la base d'une consultation nationale, se présente comme "la dernière option" pour le règlement de cette question, ajoute le journal.

Dans un article signé par son envoyé spécial à Rabat, Ernest Aka Simon, le journal rappelle que "les approches d'autodétermination et du référendum ont été expérimentées sans succès".

Mettant en relief l'essor socio-économique qu'ont connu les provinces du Sud au cours de la dernière décennie, la publication met l'accent sur les efforts déployés par le gouvernement marocain pour accompagner les populations de la région.

"Dakhla, Boujdour et Laâyoune, poursuit le journal, sont aujourd'hui, des villes modernes sorties du sable mouvant du désert avec des infrastructures socio-économiques qui n'ont rien à envier à celles de Rabat, encore moins de Casablanca".

Revenant sur l'historique du conflit créé autour du Sahara, "Fraternité Matin" indique que les bases juridiques de l'intégrité du Maroc sont consignées dans la déclaration commune du 7 avril 1956, au moment où l'Espagne mettait fin à sa présence dans la partie Nord du royaume du Maroc.

Cette déclaration, précise le journal, stipule que l'Espagne "réaffirme sa volonté de respecter l'unité territoriale de l'Empire que garantissent les traités internationaux".

                                                                      * * *

La proposition d'autonomie au Sahara,
une initiative "ambitieuse et courageuse",
selon un ministre belge
 

Marrakech, 19/03/07

 La proposition marocaine d'autonomie au Sahara est une initiative "ambitieuse et courageuse", a affirmé le ministre Belge de la Coopération au Développement, M. Armand De Decker.

"Nous nous réjouissons de l'initiative marocaine ambitieuse et courageuse qui fait évoluer les choses", a déclaré M. De Decker à l'issue des entretiens qu'il a eus, lundi à Marrakech, avec le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri.

"Dès lors que ce projet sera exposé au sein des Nations Unies (...), nous l'examinerons de la manière la plus objective et favorable possible", a ajouté le ministre belge qui participe à la première Haute commission mixte de partenariat maroco-belge.

De son côté, M. Fassi Fihri a indiqué que les entretiens ont porté sur l'examen des moyens à même de promouvoir les relations bilatérales notamment dans les domaines économique et culturel.

Les discussions ont concerné également les questions d'ordre international et régional, a-t-il poursuivi, rappelant que la Belgique est membre non-permanent du Conseil de sécurité pour l'année en cours.

M. Fassi Fihri a ajouté que cette rencontre a été également l'occasion pour présenter au ministre Belge de la Coopération au développement les grandes lignes de la proposition marocaine d'autonomie des provinces du sud, sous souveraineté marocaine.

Le rejet par Alger du projet d'autonomie
"ne sert ni ses intérêts ni ceux des Sahraouis",
écrit un journal mauritanien
 

Nouakchott, 03/03/07

  Le rejet par l'Algérie du projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume "ne sert ni ses intérêts ni ceux des Sahraouis", écrit vendredi le journal mauritanien "Assafir".

Il est certain que "ce rejet ne sert pas les intérêts de l'Algérie", qui connaît depuis plus d'une décennie des actes de violence, souligne le journal, notant que la persistance du conflit du Sahara, entrave le développement et l'instauration de la stabilité en Algérie.

Et la publication d'ajouter que le rejet par le gouvernement algérien de la solution proposée par le Maroc suscite "l'étonnement des parties concernées par le règlement de cette question", considérée comme "un des grands obstacles entravant la réalisation des aspirations des peuples de la région à l'intégration et au développement".

Le journal souligne également que ce rejet "ne sert pas les intérêts des Sahraouis dans les camps de Tindouf qui vivent dans la misère depuis des décennies", s'interrogeant "dans l'intérêt de qui, Alger insiste à que ce conflit perdure?".

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Le Parti Socialiste français accueille favorablement
le projet d'autonomie pour la Sahara

 

Paris, 11/03/07

  Le Parti Socialiste français "accueille avec satisfaction" l'initiative marocaine de proposition d'autonomie pour le Sahara, soulignant que le règlement de cette question constitue la condition de la réconciliation entre le Maroc et l'Algérie.

"Le Parti socialiste accueille avec satisfaction l'initiative marocaine de proposition d'autonomie", et "toute autre initiative qui contribuerait au règlement de ce conflit en recherchant une solution négociée, pragmatique et réaliste entre toutes les parties intéressées", a souligné M. Pierre Moscovici, Secrétaire national aux Relations internationales du PS, dans une lettre adressée à l'ambassadeur du Maroc en France.

"Au-delà de la dimension humaine et des souffrances que ce conflit engendre depuis si longtemps, son règlement constitue la condition sine qua non de la réconciliation algéro-marocaine et de la renaissance de l'Union du Maghreb Arabe", a-t-il affirmé, indiquant que pour son parti cette renaissance est "indispensable à la construction progressive de l'intégration maghrébine et un partenariat réellement privilégié entre l'Union européenne et l'Union du Maghreb Arabe".

"Le Parti socialiste n'épargnera pas ses efforts pour contribuer au règlement de ce conflit", a conclu le Secrétaire international aux Relations internationales.

La France avait qualifié de "sérieux" et de "constructif" le projet d'autonomie pour le Sahara, à l'issue d'une rencontre avec une délégation ministérielle marocaine venue présenter aux autorités françaises les grandes lignes de cette proposition que le Maroc compte soumettre aux Nations unies pour résoudre le différend autour de la question du Sahara.

 

Les Etats arabes ont adhéré en toute conviction et sans pression
aucune au projet d'autonomie, affirme M. Moatassim
 

Koweït, 12/03/07

  Les Etats arabes frères et amis ont adhéré, en toute conviction et sans pression aucune ni contrepartie, au projet d'autonomie des provinces du sud du Royaume, que le Maroc compte soumettre aux Nations Unies, a souligné M. Mohamed Moatassim, Conseiller de SM le Roi.

Le projet d'autonomie est basé sur le respect de la souveraineté nationale et accorde de larges prérogatives aux provinces du sud du Maroc, a dit M. Moatassim dont les propos ont été rapportés dimanche par le journal koweïtien "Al Qabas".

La publication rappelle que M. Moatassim et M. Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des études et de la documentation, émissaires de SM le Roi Mohammed VI auprès de Son frère le Chef d'Etat koweïtien, ont remis à SA Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah un message écrit du Souverain.

Le message, ajoute le journal, porte sur le projet d'autonomie des provinces du sud "que le Maroc compte soumettre au conseil de sécurité fin mars courant ou début avril prochain".

S'arrêtant sur la conférence de presse de M. Moatassim à l'issue de cette audience, la publication rapporte que le conseiller de SM le Roi "a rendu hommage à la clairvoyance de l'Emir de l'Etat du Koweït et à son souci de régler les problèmes arabes".

"Les relations entre les deux pays dans les différents domaines sont remarquables", s'est réjoui M. Moatassim, notant que "la sécurité du Koweït fait partie de la sécurité du Maroc et vice versa".

"L'initiative marocaine visant un règlement politique consensuel, selon la demande du conseil de sécurité" a été favorablement accueilli, a dit M.Moatassim, relevant que la fantomatique RASD n'est reconnue ni par la Ligue arabe, ni par l'Organisation de la conférence islamique, ni par le conseil de sécurité, ni par l'Union européenne.

Le Sahara fait partie intégrante du Maroc, a rappelé M. Moatassim, indiquant que le Maroc "se refuse à l'achat de positions" et que l'autonomie sera exercée dans le cadre d'un pays uni.

Les habitants du Sahara marocain "ont déjà déterminé leur sort et exprimé leur allégeance au Roi du Maroc", a conclu M. Moatassim.

 

Avec son attitude, l'Algérie risque de plonger le Maghreb
dans le chaos, selon le Centre d'études euro-maghrebin

 

Bruxelles, 12/03/07

 "L'Algérie risque de plonger la région du Maghreb et le sud de la Méditerranée dans l'instabilité et le chaos" en persistant dans "son attitude d'obstruction à toute solution politique au Sahara", estime le centre d'études euro-maghrébin (CEEM).

Dans un communiqué, publié lundi à Bruxelles, le centre rappelle qu'"au moment où le front polisario est en pleine déliquescence avec les différentes défections tant au niveau des populations des camps de Tindouf, qu'au niveau d'une grande partie de ses dirigeants, l'Algérie persiste dans le rejet d'une solution politique qui sortira le Maghreb du blocage".

Le Centre souligne que la proposition d'une large autonomie pour les populations du Sahara, telle que proposée par le Maroc, est aujourd'hui, aux yeux de beaucoup d'observateurs, "une solution sage qui donnera aux populations des camps de Tindouf l'ultime occasion de sortir de l'enfer inhumain dans lequel elles sont confinées".

 

Ligue espagnole des droits de l'Homme : le projet d'autonomie
au Sahara, un "pas vers la résolution définitive du conflit"

 

Madrid, 12/03/07

  Le président de la Ligue Espagnole des Droits de l'Homme, Francisco José Alonso Rodriguez, a adressé une lettre au Secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, dans laquelle il affirme que le projet d'autonomie qui sera présenté par le Maroc constitue une "initiative démocratique" et un "pas vers la résolution définitive du conflit" du Sahara.

"Nous évaluons positivement cette initiative démocratique, qui a généré expectative et espérance" parmi la population du Sahara, une initiative qui "peut et doit constituer un pas en avant vers la résolution définitive du conflit", a affirmé M. Alonso dans cette lettre, dont MAP-Madrid a eu une copie.

Le président de la Ligue Espagnole des Droits de l'Homme, qui vient d'effectuer une visite au Sahara, relève que le projet de large autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Maroc, a été élaboré sur la base d'un consensus entre les Sahraouis de l'intérieur et accepté par les forces vives du Maroc.

"Depuis la Ligue Espagnole des Droits de l'Homme, nous considérons qu'il faut ouvrir un dialogue, sans conditions préalables et sans déqualifications, pour trouver le chemin de l'espoir, ainsi que la méthode de dialogue sur des idées et des projets applicables à la réalité actuelle et qui puissent contribuer au développement économique et social" de la région, ajoute la missive.

Le président de l'Ong espagnole annonce la prochaine tenue de rencontres avec la participation de sahraouis de la société civile de l'intérieur et de l'extérieur "afin de parvenir à un consensus sur cette dernière proposition".

"Ce conflit avance inexorablement vers la fin. La population sahraouie nourrit l'espoir que votre mandat à la tête des Nations Unies puisse servir à guérir les plaies ouvertes durant des années et à lui donner une opportunité de futur", dit M. Alonso Rodriguez à l'adresse du secrétaire général de l'Onu.

"La population de cette région de l'Afrique du Nord, en particulier la communauté sahraouie, mérite que tous les organismes et institutions puissent faire un effort pour que ces gens vivent, une fois pour toutes, dans la paix, la justice et la liberté", ajoute la lettre.

Concernant la visite qu'il a effectuée au Sahara du 19 au 22 février, à l'invitation de l'Association sahraouie de défense des droits de l'homme (ASADEDH), M. Alonso Rodriguez a assuré avoir constaté qu'il "existe des motifs d'espérance avec une société en pleine reconstruction et qui appréhende le futur sans complexes".

Au cours de cette visite, le président de l'Ong espagnole, qui était accompagné de l'ex-président du gouvernement canarien, Lorenzo Olarte, affirme que la situation au Sahara "est très calme et normale, et laisse transparaître un désir unanime et juste (des populations) de voir la fin de ce conflit".

M Alonso Rodriguez informe le secrétaire général de l'Onu des différents entretiens qu'il a eus aussi bien avec les autorités locales qu'avec les militants des droits de l'homme, assurant "n'avoir détecté aucun indice que des abus, de quelque nature que ce soit, soient commis" au Sahara.

Le président de l'Ong espagnole a saisi cette occasion pour "lancer un appel urgent à ceux qui cherchent à continuer à faire de ce conflit un jeu d'intérêts et de propagande", pour qu'ils assument leur responsabilité. Ces agissements, a-t-il dit, ne font que perdurer le conflit et rendre plus difficile sa solution.

 

Le Roi Juan Carlos plaide à partir d'Alger pour une solution"juste,
 durable et mutuellement acceptable" de la question du Sahara

 

Alger, 14/03/07

 Le Roi d'Espagne Juan Carlos a estimé, mardi à Alger, qu'il était urgent de "trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" de la question du Sahara.

"Il est urgent, comme l'a récemment souligné mon Gouvernement, de trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" pour la question du Sahara, une solution qui prévoit "la libre détermination", a indiqué le souverain espagnol.

Cette solution doit être atteinte à travers le dialogue entre les parties dans le cadre de l'ONU, a ajouté le Roi Juan Carlos.

Le chef du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero avait souligné le 6 mars courant à Rabat, à l'occasion de la réunion de haut niveau maroco-espagnole, que le plan d'autonomie initié par le Maroc doit servir de "voie pour relancer le dialogue entre toutes les parties afin de parvenir à un accord définitif respectant les principes des Nations Unies".

Le chef du gouvernement espagnol avait indiqué également que son pays a "accueilli avec intérêt" l'initiative du Maroc de présenter le plan d'autonomie à l'ONU, appelant "toutes les parties directement concernées pour qu'elles relancent le dialogue et les négociations".

Pour sa part, le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, a affirmé mardi dans une tribune publiée par un quotidien espagnol, que "le Maroc a mis sur la table un élément nouveau (plan d'autonomie), d'un intérêt indubitable", considérant que cela "pourrait générer une nouvelle dynamique de dialogue pour sortir de l'impasse actuelle".

 

La majorité des pays africains derrière SM le Roi pour réussir
l'autonomie au Sahara, Selon un journal sénégalais

 

Dakar, 14/03/07

 La majorité des pays africains soutiennent la démarche de SM le Roi Mohammed VI visant à accorder une large autonomie aux provinces du sud pur régler le différend autour de la question du Sahara, souligne le mensuel "Le Temps de l'Afrique".

Contrairement à l'Algérie qui est "le pire ennemi" de l'autonomie, "la majorité des pays africains sont derrière Sa Majesté le Roi Mohammed VI" et "réaffirment leur soutien au projet de résolution définitif proposé par Sa Majesté", indique le journal dans un article de son correspondant à Rabat.

Le mensuel fait remarquer qu'à l'instar des grandes puissances comme la France, l'Espagne, les Etats-Unis et la Chine, "les pays africains appuient le projet marocain", citant l'exemple notamment du Gabon, du Sénégal, de la Gambie, du Togo, du Congo Brazzaville, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan.

Le journaliste rappelle les concertations menées au Maroc pour mettre au point le projet d'autonomie "qui vise à offrir aux habitants des provinces du sud la possibilité de gérer démocratiquement leurs affaires locales dans le cadre de la politique de décentralisation".

Ce projet, précise-t-il, s'articule autour de trois axes: La souveraineté du Maroc, la prise en compte des particularités sociales et culturelles de la région et des critères internationaux en matière d'autonomie.

 
Nouakchott accorde un grand intérêt aux efforts du Maroc
pour une solution consensuelle à la question du Sahara,
écrit un Journal mauritanien

 

Nouakchott, 14/03/07

  La Mauritanie accorde un grand intérêt aux efforts déployés par le Maroc pour trouver une solution consensuelle à la question du Sahara, comme elle encourage toute initiative de nature à conduire à une sortie de cette crise, écrit mercredi le quotidien mauritanien "Al Akhbar".

Cette position de la Mauritanie a été exprimée lors de la récente visite à Nouakchott d'une délégation ministérielle marocaine de haut niveau, qui a été reçue en audience par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, président du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), ajoute la publication à grand tirage.

"La délégation a informé le colonel Ely Ould Mohamed Vall des grandes lignes du projet d'autonomie que le Maroc propose pour une solution consensuelle, concertée et définitive du conflit, dans le respect de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et des normes internationales en la matière", précise "Al Akhbar", citant le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Il s'agit d'une proposition de solution consensuelle "ouverte au dialogue" et d'une initiative de nature à créer une "dynamique de développement économique et social" et à garantir la stabilité et la sécurité de la région du Maghreb Arabe, dans l'intérêt de ses peuples, explique "Al Akhbar".

Le journal a rappelé, à cet égard, un communiqué dans lequel l'Association mauritanienne pour la communication culturelle au Maghreb souligne que les déclarations de la direction des séparatistes du "polisario" en faveur d'un "retour à la logique de la force et de la guerre civile" vont à contre-courant de l'espoir que la population des provinces sahariennes nourrissait depuis la création du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes.

Il s'agit de l'espoir de voir "s'aplanir le chemin de la raison pour une solution politique populaire et consensuelle, qui bannirait le principe d'émiettement, contraire au principe patriotique, et qui transcenderait les réalités actuelles aux plans international et local", précise le journal.

Le projet de grand Maghreb arabe est "un idéal pour toute une Nation", rappelle le journal, soulignant que nul ne doit se laisser séduire par le discours des "partisans du morcellement".

 

Le projet d'autonomie, un pas courageux qui ouvrira de nouvelles
perspectives pour la région, selon un écrivain libanais
 

Koweït, 16/03/07

  L'écrivain-journaliste libanais Khairallah Khairallah a qualifié le projet d'autonomie pour les provinces du Sud, que le Maroc envisage de présenter aux Nations unies, de "pas courageux" susceptible d'ouvrir de nouvelles perspectives pour la région.

Dans un article publié vendredi par le journal koweïtien "Al Raï Al Aâm", Khairallah a indiqué qu'un tel pas "ne peut être franchi que par ceux qui cherchent à trouver des issues pour toutes les parties concernées par une crise déterminée, au lieu de chercher des complications qui plongent davantage ces parties dans la crise", notant qu'à travers cette proposition, le Maroc cherche un règlement qui satisfait toutes les parties et ouvre de nouvelles perspectives dans la région.

Avec cette nouvelle proposition, le Maroc a surmonté les obstacles dressés devant le processus de recherche d'un règlement de la question du Sahara, écrit l'écrivain libanais, ajoutant que le plan proposé par le Royaume ne vise à exclure personne ni à léser une quelconque partie.

La proposition marocaine, qui prévoit une large autonomie locale dans le cadre de la souveraineté marocaine, à l'instar de la gestion locale dont bénéficient, à titre d'exemple, des régions espagnoles, italiennes ou allemandes, "n'écarte pas non plus la participation de personnes appartenant au +polisario+, et qui vivent à Tindouf, dans des camps pauvres créés par l'Algérie", a-t-il poursuivi.

Le journaliste libanais note que l'Algérie "prétend défendre les droits des sahraouis alors qu'en réalité, elle cherche à tirer profit de la question du Sahara", ajoutant que le problème du régime algérien, "qui n'arrive pas encore à se débarrasser des complexes du passé, réside dans le fait qu'il continue à vivre dans un autre univers, sans se rendre compte qu'une solution juste à la question du Sahara va préserver la dignité des sahraouis, servir la stabilité dans toute la région et permettre à l'Algérie de s'atteler à résoudre ses problèmes internes", a-t-il souligné.

Un règlement logique, acceptable et juste de la question du Sahara constitue une garantie et un gain pour tous, à moins que la classe dirigeante en Algérie continue à se servir de la question du Sahara pour perpétuer les profits qu'elle tire en faisant commerce de la situation de misère des sahraouis, a-t-il dit.

 

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Le Maroc a fait preuve d'ouverture en proposant une autonomie
régionale au Sahara , souligne un eurodéputé

 

Bruxelles, 20/03/07

 Le Maroc a fait preuve d'ouverture en proposant une autonomie régionale au Sahara, à l'instar de ce qui est en vigueur dans d'autres pays notamment en Europe, a souligné M. Alain Hutchinson, député du Groupe socialiste au Parlement européen.

L'intervention de l'eurodéputé a eu lieu dans le cadre d'un débat qui devait se tenir en présence des représentants du Maroc, mais la participation marocaine a été rendue impossible à cause de l'ingérence de la présidente de la délégation Maghreb au Parlement européen, Luisa Fernanda Rudi Ubeda, dans la composition de la délégation marocaine.

Prenant la parole, M. Hutchinson, qui assure la vice-présidence de la délégation

Maghreb, a affirmé que depuis trente ans la question du Sahara a connu une évolution et que beaucoup de choses ont changé. "Nous avons un Maroc qui change et qui fait preuve d'une ouverture témoignant d'une évolution de la part des autorités marocaines et, de l'autre côté, un polisario qui s'est racrapoté autour de ses idées et qui voit régulièrement ses membres retourner vers le Maroc", a-t-il dit.

Il a précisé à ce propos que les sahraouis ne sont pas concentrés sur les seuls camps de Tindouf, en territoire algérien, mais sont un peu partout.

L'eurodéputé a, à cet égard, appelé le parlement européen à prendre en compte l'évolution de la question et à réfléchir sur la proposition d'autonomie. "Face à une situation de blocage qui dure depuis tant d'années, et à une ouverture qui témoigne d'une évolution de la part des autorités marocaines, il faut arrêter de se balancer des slogans dans la figure, mais plutôt réfléchir à la proposition marocaine qui mérite qu'on s'y arrête", a-t-il dit. "Je crois qu'il y a une évolution politique et en politique il faut faire preuve de pragmatisme", a-t-il martelé.

Au début de la rencontre, Mme Luisa Fernanda Rudi Ubeda, présidente de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb au parlement européen, a informé l'assistance que le bureau de la délégation s'est réuni peu avant le début de cette rencontre et a décidé, qu'en l'absence du Maroc, la parole sera limitée au représentant des Nations Unies et aux députés européens qui désirent prendre la parole.

En dépit de cette décision, l'ambassadeur algérien a demandé à deux reprises la parole, mais il s'est vu infliger un sérieux camouflet quand la présidente de la délégation lui a rappelé qu'aucun intervenant des parties présentes n'aura la parole, en l'absence du Maroc.

Les gesticulations du diplomate algérien ont suscité l'étonnement de l'assistance, ce qui témoigne d'une attitude qui en dit long sur le soi-disant "désintérêt" de son pays dans un conflit où il prétend ne pas être partie, mais dont il est le principal instigateur.

Auparavant, le représentant des Nations Unies, M. Jean-Luc Onkelinx avait passé en revue l'évolution historique de la question du Sahara et le rôle des Nations Unies visant pour trouver une solution au conflit.

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Le projet d'autonomie, une réponse constructive aux attentes de
la communauté internationale, souligne un journal soudanais

 

Khartoum, 21/03/07

 Le projet d'autonomie proposé par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara constitue "une réponse ouverte et constructive aux attentes de la communauté internationale et aux appels du Conseil de sécurité, du secrétaire général de l'ONU et de son envoyé personnel, pour dépasser l'impasse actuelle et parvenir à une solution politique et acceptable pour toutes les parties", souligne le quotidien soudanais à grande diffusion "Akher Lahdah".

Dans un article de son rédacteur en chef, Mustapha Abou Laâzaim, intitulé "Sur instructions du Roi Mohammed VI, une délégation ministérielle marocaine entame une tournée à l'étranger pour expliquer le projet d'autonomie des provinces du Sud", le journal estime que "le projet d'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine est une initiative positive et démocratique qui a suscité l'espoir chez la population du Sahara et représente un pas en avant dans le sens d'un règlement définitif de ce conflit".

"Le projet d'autonomie, fondé sur l'unanimité nationale et la préservation de la souveraineté du Maroc et de son intégrité territoriale en tenant compte des spécificités de la région pour permettre à ses habitants de gérer leurs affaires régionales et locales de manière élargie et démocratique, est le résultat de larges concertations intérieures et des recommandations du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes", rappelle "Akher Lahdah".

Ce Conseil, ajoute le quotidien, réunit toutes les notabilités de la région et les acteurs de la société civile dans la région".

Après avoir indiqué que le monde s'oriente actuellement vers l'intégration et les regroupements où il n'existe pas de place pour des micro-Etats fictifs, M. Abou Laâzaim affirme que "la chimérique République sahraouie n'est reconnue ni par la Ligue arabe, ni par l'Organisation de la conférence islamique ou par le Conseil de sécurité de l'ONU, et encore moins par l'Union européenne".

D'autre part, l'ambassadeur du Maroc à Khartoum, M. Mohamed Maalainine, s'est réuni avec les directeurs et rédacteurs des plus grands journaux soudanais pour les informer des derniers développements du dossier de l'intégrité territoriale du Royaume, en particulier la tournée d'une délégation ministérielle marocaine, sur instructions de SM le Roi Mohammed VI, dans plusieurs capitales arabes, islamiques et occidentales afin de présenter les grandes lignes du projet d'autonomie que le Maroc compte soumettre prochainement au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

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 PSOE : L'autonomie pourrait constituer
une solution au conflit du Sahara

 

Madrid, 08/04/07

  Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), du président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero, a affirmé dimanche que le projet d'autonomie proposé par le Maroc pourrait constituer une solution à la question du Sahara, appelant le Polisario à "faire un effort" après les efforts consentis par le Maroc pour trouver une issue à ce "conflit politique".

"Pour nous, qui connaissons très bien le processus de construction autonomique, une autonomie pleine (au Sahara) pourrait être la solution, avec l'accord des Sahraouis", a déclaré la secrétaire des relations internationales du PSOE, Elena Valenciano, dans une interview à l'agence Europapress, à la veille de la présentation par le Maroc de son initiative sur le Sahara.

Mme Valenciano a annoncé une prochaine visite dans les camps de Tindouf, en Algérie, d'une délégation du PSOE chapeautée par le secrétaire aux mouvements de jeunesse, Pedro Zerolo, "probablement après les vacances de Pâques", pour tenter d'évoquer avec le +polisario+ "les termes d'un possible accord" avec le Maroc.

"Pour le moment", a-t-elle relevé, le +polisario+ maintient une "position très fermée par rapport à la proposition marocaine" d'accorder une autonomie au Sahara, mais cette position, a ajouté la responsable socialiste, "n'est pas la même à l'intérieur qu'à l'extérieur".

Le PSOE veut "faire comprendre au Polisario que ce conflit est un conflit politique qui n'a que trop duré qu'il est évident de trouver de nouveaux instruments de négociation".

Mme Valenciano a affirmé que son parti "remarque les efforts" consentis par le Maroc pour "avancer vers une solution".

"Dans les discussions au sujet du plan" d'autonomie proposé par le Maroc, l'on remarque une plus grande ouverture à écouter les parties, a dit la responsable socialiste.

Interrogée sur la signification exacte des déclarations du gouvernement espagnol quand il a évoqué la défense du droit à l'autodétermination (autonomie ou indépendance ?), Mme Valenciano a affirmé que le gouvernement de Madrid ne défend pas une "formule concrète" mais plutôt "un accord entre les parties qui permette une libre détermination".

Mme Valenciano a rejeté les accusations de "double langage" contre l'Espagne, quand le président du gouvernement Rodriguez Zapatero a défendu à Rabat le projet d'autonomie comme "canal de dialogue" entre les parties dans le cadre de l'Onu et une semaine après le roi d'Espagne a rejeté toute proposition unilatérale.

 
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 La proposition d'autonomie des provinces du sud
est un projet réaliste et audacieux, souligne M. El Yazghi

 

Rotterdam, 08/04/07

 La proposition d'autonomie des provinces du sud est un projet réaliste et audacieux, proposé par le Maroc pour renforcer les acquis démocratiques, a souligné M. Mohamed El Yazghi, ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de l'Environnement.

Lors d'une rencontre, samedi à Rotterdam, avec la communauté marocaine aux Pays Bas sur le thème "Le Sahara marocain entre le passé et l'avenir", M. El Yazghi a précisé que la proposition d'autonomie a fait l'objet d'une large consultation avec les partis politiques et les populations concernées représentées au sein du Conseil Royal Consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).

Après avoir passé en revue les aspects historiques de la question du Sahara et les efforts du Maroc visant à trouver une solution définitive à ce différend qui entrave l'édification d'un Maghreb arabe fort et unifié, le ministre a rappelé que des délégations de haut niveau se sont déplacées dans différents pays pour présenter la proposition marocaine qui reste une base ouverte de négociation et qui sera présentée officiellement au conseil de sécurité au courant du mois d'avril.

Expliquant les grandes lignes de la proposition d'autonomie, M. El Yazghi a précisé que ce projet renforcera la décentralisation au Maroc et partant le processus démocratique.

L'autonomie est l'expression de la démocratie dans son acception la plus large, a-t-il dit, ajoutant que le Maroc s'est inspiré des expériences d'autres pays, notamment européens qui ont une longue tradition démocratique pour concevoir cette solution.

Le projet de large autonomie tel que proposé dans le cadre de la souveraineté marocaine permettra également aux citoyens, à travers des institutions régionales autonomes (parlement et gouvernement), de s'impliquer directement dans la gestion de leurs affaires locales, a poursuivi M. El Yazghi.

Le ministre a également rappelé que la proposition marocaine a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme de la part de nombreux pays car, a-t-il ajouté, elle traduit la volonté, la détermination et la bonne foi du Maroc à trouver une solution définitive à cette question.

Evoquant la situation des Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf en Algérie, M. El Yazghi a affirmé que la solution proposée par le Maroc permettra de mettre fin au calvaire de ces populations pour qu'elles puissent enfin vivre près des leurs.

La rencontre initiée par les associations "Abou Rakrak" et "Afaaq" a été l'occasion d'un échange entre la communauté marocaine et M. El Yazghi sur les perspectives du projet de large autonomie des provinces du sud du Royaume quant au renforcement de la démocratie participative et aux espoirs qu'elle ouvrira à l'ensemble des populations du Maghreb.

Le ministre, a par ailleurs, saisi cette occasion pour réitérer l'engagement du gouvernement à défendre les intérêts de la communauté marocaine à l'étranger, mettant en exergue la haute sollicitude dont SM le Roi Mohammed VI ne cesse d'entourer Ses fidèles sujets vivant à l'étranger.

M. El Yazghi a également appelé les membres de la communauté marocaine à être les meilleurs ambassadeurs de leur pays et à veiller à diffuser les valeurs de tolérance, d'ouverture, de fraternité et de solidarité qui forgent l'identité marocaine authentique.

 A l'issue de cette rencontre, qui s'est déroulée en présence du premier conseiller à l'ambassade du Maroc à La Haye, M. Ryad Ramzi, et du consul général à Rotterdam, M. Ahmed Ifrani, les présidents des associations Abou Rakrak et Afaaq, respectivement MM. Mustapha Chbab et Lahcen Benmrit, ont prié le ministre de transmettre à SM le Roi les sentiments de fidélité et de loyalisme de tous les membres de la communauté marocaine établie aux Pays Bas, leur constante mobilisation derrière le Souverain pour la défense des valeurs et de l'intégrité territoriale du Royaume, ainsi que leur indéfectible attachement au glorieux Trône Alaouite.

 
Le projet d'autonomie apporte des "avancées" pour le règlement de
la question du Sahara, selon le Secrétaire national du PS français

 

Rabat, 10/04/07

  La proposition marocaine d'autonomie apporte des "avancées à prendre en considération" pour résoudre le conflit du Sahara, a affirmé, lundi soir à Rabat, M. Kader Arif, député européen et Secrétaire national du Parti Socialiste (PS) français en charge des fédérations.

"Le règlement de cette question ne doit pas être imposé, mais doit être consensuel entre les différentes parties dans le cadre des Nations-Unies", a-t-il ajouté lors d'un point de presse en marge d'une conférence-débat destinée à présenter le Pacte présidentiel de la candidate socialiste aux élections présidentielles, Mme Ségolène Royale, aux membres de la communauté française au Maroc affiliés à la section du PS français à Rabat.

Evoquant par ailleurs les enjeux méditerranéens du Pacte de la candidate socialiste, M. Arif a souligné que la mise en place de zones de libre-échange entre les pays des deux rives de la Méditerranée est de nature à favoriser la stabilité au niveau de cette région aux plans politique et économique.

Au sujet de la demande du Maroc relative à un statut avancé auprès de l'Union européenne (UE), M. Arif a indiqué que l'Europe a besoin de partenaires qui "avancent très vite" tel le Maroc.

Il a salué, à cet effet, la conclusion de l'accord d'Agadir, qui contribuera à renforcer les relations sud-sud et partant aura des répercussions bénéfiques sur les relations des pays de la rive sud de la Méditerranée avec l'Union Européenne.

 
Le projet d'autonomie, une réflexion à laquelle l'ensemble
des Sahraouis avaient été invités à participer, écrit le Figaro

 

Paris, 10/04/07

 Le projet d'autonomie des provinces du Sud du Royaume est une "réflexion à laquelle l'ensemble de la classe politique marocaine et les populations locales avaient été invitées à participer" afin de proposer un projet crédible et viable au Secrétaire général des Nations Unies, écrit mardi le journal français "Le Figaro".

Ce projet "devrait s'articuler autour de deux grands axes : le respect de la souveraineté du Maroc (...) et la garantie des droits politiques, économiques et sociaux des populations sahraouies, le tout dans le cadre de la légalité internationale", relève le quotidien français.

"L'autonomie est une forme d'autodétermination puisqu'elle garantit l'adhésion des Sahraouis", affirmait en décembre dernier M. Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), cité par la publication.

 Cette initiative se justifie par l'impasse dans laquelle se trouve la question du Sahara depuis 2004 et l'échec du plan concocté par James Baker, à l'époque Envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, précise "Le Figaro".

Un haut responsable de la diplomatie marocaine, cité par le journal, souligne que le projet d'autonomie est "volontairement ouvert parce qu'il s'inscrit dans une dynamique de dialogue avec les autres parties".

Avant que cette proposition ne soit présentée au secrétaire général de l'ONU, SM le Roi Mohammed VI avait envoyé Ses émissaires dans les pays membres du Conseil de sécurité et Paris avait eu droit à la primeur du projet, signale-t-il, rappelant que le président français Jacques Chirac avait personnellement reçu la délégation marocaine à l'Elysée et que son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, jugeait "sérieux et constructif" le plan élaboré.

Le Maroc "peut également compter sur le soutien de la diplomatie espagnole", souligne "Le Figaro", rappelant qu'en visite officielle à Rabat début mars, le président du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, avait estimé que "cette initiative pourrait servir de plate-forme pour la communauté internationale dans la perspective d'un règlement du conflit".

 

Le "Polisario" ne fait pas l'unanimité au sein de la population
Sahraouie, écrit +Le Monde+

 

Paris, 12/04/07

  Le "Polisario" "ne fait pas l'unanimité" au sein de la population sahraouie, écrit le journal français "Le Monde" daté de vendredi.

Rappelant que le Maroc a réactivé le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas) et l'a associé à l'élaboration du projet d'autonomie, "Le Monde" relève qu'"épuisée et démoralisée par un conflit qui s'éternise, la population sahraouie n'est pas insensible aux positions du Corcas" et rejette la "tutelle du Polisario" et de "son parrain algérien".

Selon le journal, la communauté internationale "partage" la "lassitude" de la population sahraouie, comme en témoigne "les réactions globalement favorables au projet marocain de pays tels que la France, la Belgique et l'Espagne".

Indiquant que le Maroc a soumis à l'ONU, mercredi 11 avril, un projet d'autonomie pour le Sahara, "visant à +mettre fin à l'impasse+ de plus de trente ans" dans laquelle se trouve cette question, "Le Monde" cite une source sahraouie qui souligne que la proposition marocaine constitue "l'ossature d'un plan destiné à s'étoffer".

Le journal, qui a relevé que la "diplomatie marocaine s'est lancée, ces derniers mois, dans une vaste offensive diplomatique, sur tous les continents, pour défendre son plan", s'est fait l'écho de la déclaration du numéro trois du département d'Etat américain, Nicholas Burns, qui a qualifié la proposition marocaine de "sérieuse et crédible".

Les Etats-Unis "espèrent" qu'elle "va provoquer un débat et offrir l'occasion au Maroc et au Polisario d'ouvrir des négociations directes, sans conditions préalables", rapporte "Le Monde" citant M. Burns.

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L'initiative marocaine est le seul cadre proposé pour
une solution politique à la question du Sahara
(Washington Times)

 

Washington, 13/04/07

 Le gouvernement marocain a fait mercredi le premier pas en présentant aux Nations unies un cadre pour l'autonomie du Sahara, souligne l'éditorialiste du Washington Times (livraison de vendredi) relevant que l'initiative marocaine est le premier cadre proposé pour une solution politique à cette question.

''L'initiative marocaine est le premier, et jusqu'à présent, le seul cadre proposé pour une solution politique à partir duquel les deux parties peuvent élaborer un accord final'', écrit l'éditorialiste. ''Le plan est un point de départ qui a été immédiatement applaudi par le sous secrétaire d'Etat, M. Nicholas Burns, qui l'a qualifié de +proposition sérieuse et crédible+'', note l'éditorialiste.

L'initiative présentée par le Maroc ''préserve la souveraineté marocaine mais donne au Sahara Occidental suffisamment d'autonomie pour une autodétermination de facto'', observe-t-il.

L'éditorialiste appelle le Polisario à répondre à la démarche marocaine et à s'asseoir à la table des négociations et à exercer une pression internationale sur ce groupe en vue de le "forcer à venir à la table et à discuter une solution politique pour le Sahara Occidental''.

''Une ligne ferme est requise. Les Etats-Unis peuvent signifier au Polisario que s'il se soucie des Sahraouis, il faut qu'il commence des négociations sérieuses'', souligne l'éditorialiste. Il a, à ce propos, rappelé les pressions exercées par les Nations Unies et les Etats-Unis afin de libérer les détenus marocains dans les camps de Tindouf, dont les derniers ont été relâchés en août 2005.

Les conditions atroces dans lesquelles vivaient ces détenus, "y compris les tortures barbares et le travail forcé, représentaient la face humaine d'une lutte politique et ont révélé la vraie nature du Front Polisario qui s'est longtemps présenté comme une victime'', a encore rappelé l'éditorialiste.

Relevant que le règlement de la question du Sahara est nécessaire pour le développement économique de l'ensemble du Maghreb, l'éditorialiste du Washington Times insiste que ''la région va prospérer collectivement, mais ce genre d'intégration n'est possible que si cette question politique est résolue''.

L'éditorialiste qui estime que la pauvreté et les conditions économiques difficiles constituent un terreau fertile pour le recrutement des terroristes, fait remarquer que les incidents terroristes qui ont eu lieu cette semaine à Casablanca et à Alger illustrent l'importance d'aider cette région.

 

* * *

Le président du parti soudanais al-Oumma salue le projet
d'autonomie et les efforts de développement des provinces du sud

 

Laâyoune, 13/04/07

  Le président du parti soudanais al-Oumma pour la réforme et le renouveau, M. Mbarek Fadel al-Mahdi, a salué jeudi le projet d'autonomie proposé par le Maroc pour les provinces du sud et les efforts déployés pour assurer le développement de la région et le bien-être de la population locale.

Dans une déclaration à la presse au terme de sa visite dans la ville de Laâyoune, à l'invitation du secrétaire général du parti de l'Istiqlal, M. Fadel Al-Mahdi a souligné que "le projet d'autonomie est la solution idoine pour résoudre définitivement le problème du Sahara".

Il a indiqué par ailleurs que sa visite dans la ville de Laâyoune lui a permis de s'enquérir de très près des réalisation accomplies et des efforts déployés pour assurer le développement de la région et la participation des habitants à la gestion de la chose publique locale.

M. Al-Mahdi avait tenu jeudi une série de réunions avec le wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra, M. M'Hamed Dreyf, des responsables et des élus locaux.

Il a par la suite visité des projets de développement dans la ville de Laâyoune, notamment le port d'El Mersa, le centre de dessalement des eaux de mer et l'hôpital Hassan II.

 

Un sénateur us salue l'initiative marocaine pour
la négociation d'un statut d'autonomie du sahara

Washington, 13 avril 2007

 Un sénateur américain, membre de la commission des affaires étrangères, s'est dit satisfait de l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara.

«Le Maroc a donné la preuve de sa disposition à oeuvrer pour le règlement de la question du Sahara en élaborant une proposition pour l'autonomie de la région», a souligné le sénateur Norm Coleman dans un communiqué.

Le sénateur, qui est également membre influent de la sous-commission sénatoriale chargée des affaires du Proche-Orient et de l'Asie centrale et du sud, a estimé que «la présentation de cette proposition à l'ONU traduit la bonne foi (du Maroc) en vue d'entamer un dialogue» avec l'autre partie.

Se prononçant pour «un règlement négocié» «menant à la paix et à la stabilité dans la région», M. Coleman s'est dit partisan «des efforts constructifs visant à résoudre la question».

Les Etats Unis avaient qualifié, mercredi dernier, de «sérieuse et crédible» l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie au Sahara.

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