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mardi 7 mai 2024
 
 
 
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La réalité des droits de l'Homme dans les provinces du sud du Maroc "est victime d'une fausse propagande", a d'emblée souligné le journaliste espagnol Ignacio Marin Orio, lors de la conférence organisée, mercredi à Séville et à la quelle ont participé des acteurs associatives dans le domaine des droits de l’homme marocains et espagnoles.



M. Marin Orio a affirmé que cette réalité est bien "différente de celle qu'imagine la majorité de l'opinion publique espagnole".

"Avant de porter un jugement sur la situation au Sahara, il faut bien s'informer sur la réalité dans cette région, à travers les différents moyens disponibles, où même se déplacer sur place pour l'évaluer de près", a estimé M. Orio, ancien directeur du Festival de Cinéma de Bilbao, pour qui les médias sont la principale cause des idées préétablies de l'opinion publique espagnole sur cette question.

Il a par ailleurs exprimé son souhait de voir le calvaire des séquestrés dans les camps de Tindouf prendre fin.

L'écrivain espagnol Mariano Sanz Navarro, qui a écrit un livre sur le Sahara, a souligné, pour sa part, les progrès en matière des droits de l'Homme dans les provinces du Sud qu'il a pu constater personnellement à l'occasion de ses différents voyages dans cette région du Royaume.

"Lorsque je préparais mon livre sur le Sahara, je me déplaçais en toute liberté entre les différentes provinces du sud et je pouvais rencontrer les personnes que je voulais sans aucun problème", a-t-il fait remarquer.

Navarro a écrit en 2006 un livre intitulé "Viaje por el Sahara occidental" (Voyage à travers le Sahara occidental) dont l'objectif est de rapprocher le lecteur de cette région du Maroc, sa géographie, ses habitants et leurs habitudes, ainsi que d'autres aspects.

D'autres intervenants ont relevé les progrès réalisés au Maroc en matière des droits humains, fruit d'un débat et d'un consensus entre les différentes composantes de la société marocaine, mettant en valeur, dans ce contexte, le rôle de l'Instance Equité et Réconciliation (IER) qui a étudié 22.000 dossiers de victimes des violations passées des droits de l'Homme.

Les intervenants, qui ont déploré l'exploitation de la question des droits de l'Homme par les sympathisants des séparatistes, ont dénoncé les multiples violations des droits humains perpétrées par les dirigeants du Polisario qui maintiennent la population séquestrée par la force et la terreur.

Les dirigeants du Polisario, ont-ils souligné, se soucient peu de la situation des séquestrés et exploitent leur souffrance pour en tirer des avantages financiers.

Cette conférence, organisée par l'Association hispano sahraouie "Hiwar", a été marquée par le témoignage poignant de Saadani Maa Al Ainine, ex déportée à Cuba sur la souffrance qu'elle a endurée depuis son enfance.

Saadani Maa Al Ainine a été forcée d'assister, à l'âge de 5 ans, aux tortures infligées à son père, tué dans les geôles du Polisario, avant qu'elle ne soit déportée, à l'âge de 10 ans à Cuba où elle vivra 17 ans séparée de sa famille.

Elle a souligné que les conditions dans lesquelles elle vit depuis son retour au Maroc sont tout à fait différentes de celles vécues auparavant, mettant l'accent sur les libertés dont les Marocains jouissent dans les provinces du Sud et les autres régions du Royaume.

Cette conférence a été organisée dans le cadre de la visite effectuée à Séville par une délégation composée de représentants de la société civile des provinces du Sud, dont l'objectif est d'établir des contacts avec des parlementaires et des représentants de la société civile d'Andalousie et de rectifier certaines idées véhiculées par les ennemis de l'intégrité territoriale sur la question du Sahara.

Source : MAP
- Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas -

 

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