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mardi 23 avril 2024
 
 
 
Activités Internationales

"Combattre pour la dignité c’est partir à la rescousse des femmes oubliées à Tindouf" 

L’ex-déportée sahraouie à Cuba, Saadani Maoulainine, représentant le Corcas au sein de la délégation du Maroc à la 24ième session du Conseil des Droits de l’Homme a estimé, lundi à Genève, que "tout combat pour la dignité implique sans conteste de partir à la rescousse des femmes de Tindouf qui, en zone de conflit, paient un lourd tribut et supportent en silence toutes sortes de privation". 



La militante sahraouie des droits de l’Homme s’exprimait au cours d’un panel sur "les droits des femmes et de l’enfant dans les zones de conflit", organisé en marge de la 24e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies (CDH). 

"Ce sont les conditions extrêmement précaires des femmes et enfants, en proie aux souffrances dans des campements de fortune, dans le sud ouest algérien, qui doivent être source d’inquiétude continue pour les défenseurs des droits de l’Homme où qu’ils se trouvent", a-t-elle insisté, relevant qu’aux provinces du sud, la dynamique de développement n’épargne personne et ne cesse d'avoir de la vigueur. 

Mme Maoulainine, également membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), a souligné que la femme n’est guère en mesure, dans la zone de non-droit qu’est Tindouf, d’assumer un quelconque rôle de défense des droits de l’Homme en l’absence de toute reconnaissance de ses libertés individuelles, à commencer par la liberté d’expression et de mouvement. 

"Les femmes s’y trouvent privées même de leur droit de se faire une vie sociale et nombreuses sont victimes de procréation forcée", a-t-elle déploré, ajoutant que cette situation tragique tranche avec l’évolution qui s’opère au Sahara marocain, doublée d'un climat d'ouverture et de stabilité qui n'a rien à envier aux autres parties du Royaume. 

Saadani Maoulainine, 36 ans, a été déportée vers Cuba alors qu’elle avait à peine 5 ans et a dû passer 17 ans dans ce pays d'Amérique centrale. Son cas est d’autant plus dramatique qu'elle avait perdu son père décédé sous la torture après avoir refusé le départ forcé de sa petite fille. 

Au cours de la session du CDH (9-27 septembre), elle a également pris part à deux rencontres-débat sur les femmes et les droits de l’Homme et la participation de la femme au développement. 
"Moi j’ai fait le choix de mon pays après une longue vie d’exilée", a-t-elle déclaré à la MAP, se disant prête à continuer jusqu’au dernier jour de sa vie à sillonner le monde pour dénoncer la propagande haineuse des séparatistes.

Les représentants du CORCAS à cette 24e session du Conseil des droits de l’Homme, en l’occurrence Mme Maouelainine et M. Ahmed Mghizlat, ont eu une série de discussions avec les délégations des missions accréditées à Genève et des ONG internationales. 

Ils ont notamment mis l’accent sur la proposition marocaine d’autonomie, la qualifiant de choix qui préserve la souveraineté et l’intégrité territoire du Royaume en octroyant à la population de la région du Sahara tous ses droits fondamentaux.

- Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas -

 

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