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samedi 20 avril 2024
 
 
 
Activités Nationales

Le Président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes M. Khalihenna Ould Errachid a accordé un entretien à « La Nouvelle Tribune » qui a été  publié le 30 mars 2006.

Pour M. Khalihenna Ould Er-Rachid, Président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes, le discours du Roi est révélateur à plus d'un titre car il va mettre fin définitivement à la question du Sahara. Dans cet entretien exclusif qu'il a bien voulu accorder à La Nouvelle Tribune, M. Khali Hanna Ould Er-Rachid dit haut ce que les Saharouis espèrent, avec sincérité et de manière diamétralement opposée aux discours scissionnistes du Front Polisario.

La Nouvelle Tribune: quelles sont vos premières actions par rapport au mémorandum que le Maroc va présenter, au Conseil de Sécurité des Nations Unies ?
Khalihenna Ould Errachid : Il faut souligner d'abord que le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes n'a pas encore tenu sa première réunion et que l'une des missions dévolues à cette institution est de donner son avis sur le projet d'autonomie que le Royaume du Maroc va proposer aux Nations-Unies. Nous n'avons pas encore débattu de ce dossier mais il sera notre première tâche dans l'avenir et ce dans le cadre des consultations royales.

NT: quelle est la nouveauté ou la particularité de ce Conseil par rapport à l'ancien Département en charge des affaires sahariennes?
KOE: J’ai pris en charge depuis de très longues années, le ministère de développement des provinces sahariennes qui a accompli sa mission.

Mais maintenant, les choses sont différentes. C'est la préparation pour un projet beaucoup plus large qui va résoudre, une fois pour toutes l'affaire du Sahara et mettre ainsi fin définitivement à cette question.

Parce que Sa Majesté le Roi a accédé à la revendication ancienne des populations du Sud  qui se trouvent très éloignées de la capitale pour une décentralisation très élargie ou une autonomie qui leur permettra une participation politique, économique, sociale et culturelle dans la construction du Royaume du Maroc moderne.

C'est une mission passionnante et qui tend à faire une adhésion totale de l'ensemble des Saharouis là il se trouve que ce soit à Laayoune, Dakhla, Smara, dans les camps de Tindouf, en Mauritanie ou ailleurs.

C'est un projet qui les intéresse en premier lieu mais aussi qui concerne le présent, le futur. Et je pense, de par mes vrais sentiments de Saharoui, que c'est exactement ce qui convient aux populations du Sahara.

NT: Autrement dit, le projet d'autonomie ou de régionalisation élargie répond parfaitement aux aspirations des Saharaouis ?
KOE: Bien évidemment. Avant tout, ce sont des Marocains de droit, des Marocains de sang, ce sont des Marocains par leur appartenance à cet ensemble marocain.

Ils ont toujours la volonté, par leur situation géographique, par les conditions économiques héritées du colonialisme, de souhaiter, revendiquer, d'avoir une place assurée et garantie par Sa Majesté le Roi avec l'adhésion de l'ensemble du peuple marocain et d'être un des piliers de ce Royaume avec une participation politique qui ne soit pas liée aux aléas politiques.

Que cette participation soit garantie peut  leur permettre de s'épanouir économiquement, socialement, culturellement et d'être satisfaits et fiers d'appartenir à ce grand Royaume qu'est le Maroc.

NT: De par votre expérience, pensez-vous que le Conseil aura les moyens nécessaires pour mener à bien cette importante mission ?
KOE: Sa Majesté le Roi est le garant de ces moyens parce le Conseil Royal dépend de lui directement, comme il l'a annoncé dans son discours historique à Laayoune.

Car jamais il n'y a eu un discours pareil ni de concession pareille avec une réconciliation sans précédent dite par la voie même du Chef suprême, le Chef de l'État, le Roi Mohammed VI.

Donc le fait que le Conseil Royal soit  rattaché directement à Sa Majesté, dépende directement de lui, confère à cette institution toute sa légitimité. Cela lui souffle un dynamisme, une force qui nous permettra très certainement de réussir cette mission. 

NT: P
ensez-vous que les projets sociaux et économiques qui sont réalisés ou entrepris à Laayoune ainsi que dans les autres provinces du Sud remédient à la situation de précarité que connaît cette partie du Maroc ?
KOE: Il faut dire que le Maroc a beaucoup investi dans cette région depuis 1975 puisque ce sont des régions qui étaient complètement dépourvues de toutes infrastructures. Des villes qui n'existaient pas, des routes non plus ainsi que l'absence de ports et d'aéroports sans parler des adductions d'eau potable.

Donc le Maroc a beaucoup fait depuis trente ans dans cette région mais certainement les actes d'investissement, les actes de développement devraient être redéployés pour obéir davantage aux besoins des populations. C'est l'une des missions essentielles dont Sa Majesté a investi le Conseil Royal. Et nous allons nous atteler à cette tâche très bientôt.

NT: Quel pourrait être le rôle des autres associations ainsi que les partis politiques dans cette nouvelle donne ? 
KOE:
Chaque parti ou association aura à jouer son rôle et tout le monde travaillera pour une seule cause pour réussir cette mission de Sa Majesté, pour clore définitivement ce problème du Sahara avec l'adhésion totale de la population saharaouie. En outre, l'important est que ce projet n'est pas un projet imposé.

Il obéit à une nécessité, à une revendication légitime, à une aspiration. L'adhésion réelle, totale, honnête des populations garantit sa réussite. Partant, chacun aura à mettre sa pièce dans l'édifice que Sa Majesté nous a chargé de construire dans cette région.

 

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