Au cours de cette rencontre, M. Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna a présenté un aperçu du CORCAS, qui est « un organe royal, créé le 25 mars par SM le Roi Mohammed VI à Laâyoune ».
SM le Roi a assigné au CORCAS trois principales missions, à savoir la réconciliation générale entre sahraouis eux-mêmes et entre l’Administration marocaine, l’élaboration du projet d’autonomie et la contribution au développement socio-économique des provinces du sud.
Il a, par ailleurs, indiqué que la création du Polisario, à l’origine du conflit du Sahara, remonte à 1971-1972 au moment où des étudiants sahraouis, qui poursuivaient leurs études à l’université Mohammed V à Rabat, ont manifesté à Tan Tan pour réclamer l’amélioration de leurs conditions sociales et aussi pour amener l’Etat marocain à récupérer le Sahara.
Mais, les manifestants ont été réprimés et emprisonnés, car le Maroc n’était pas en mesure de répondre à leurs revendications, à cause de l’instabilité qui régnait à l’époque dans le pays, a-t-il poursuivi.
La plupart d’entre eux sont par la suite partis en Mauritanie où ils ont créé en 1973
le front Polisario qui était au début aidé par la Libye et armé par le bloc de l’est, notamment le Cuba, et aussi par l’Algérie qui continue toujours à le parrainer.
Pour M. Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna, le problème du Sahara est donc né en dehors du Sahara et a conduit à la guerre qui a duré entre 1976 et 1991, date de l’éclatement de l’Union Soviétique.
Après avoir reconnu que la guerre n’a mené nulle part, a expliqué le secrétaire général du CORCAS, les Nations unies sont intervenues pour organiser un référendum basé sur l’identification.
Cette consultation a également échoué techniquement et politiquement, de l’avis du secrétaire général même de l’ONU, pour la simple raison que les Sahraouis ne se trouvent pas uniquement au Maroc, mais aussi en Algérie, au Mali et en Mauritanie, a enchaîné M. Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna.
Ces deux options ayant donc échoué, deux autres restent à envisager, soit garder le statu quo, qui ne peut servir l’intérêt de personne, soit adhérer à la proposition marocaine qui répond aux revendications des Sahraouis, sauvegarde la souveraineté et l’unité du pays et répond aux normes de la communauté internationale en matière d’autonomie, a expliqué M. Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna.
La majorité des Sahraouis, a-t-il rappelé, appuient le projet d’autonomie, sous souveraineté marocaine, puisqu’il a été élaboré par le CORCAS dont les membres représentent plus des deux tiers de la population sahraouie, alors que 25 pc qui vivent dans les campements de Tindouf, en Algérie, sont retenus malgré eux par un mouvement politico-militaire à pensée unique et à comportement totalitaire.
Cette zone est devenue un terrain fertile pour le trafic d’êtres humains, de cigarettes, de carburant et d’armes, a-t-il relevé, avant de prévenir qu’elle risque de devenir un berceau du terrorisme avec l’installation dans la région du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), si une solution n’est pas trouvée dans les plus brefs délais.
Cette solution ne peut être que le projet d’autonomie, sous souveraineté marocaine, qui confère aux Sahraouis la possibilité de gérer leurs propres affaires politiques, culturelles, économiques et sociales.
Déclaration de M. Bruce Ramer
Nous nous intéressons au dossier du Sahara et nous comprenons que ce n’est pas facile. Ce que je peux dire est que je souhaite, tel que le font les Marocains et tout le monde, qu’une solution rapide soit trouvé à cette affaire, de manière à garantir la paix et la sécurité à toutes les parties.
Nous voulons participer, le plus que nous pouvons, dans les affaires régionales et au développement des relations maroco-américaines, en tant qu’amis. Nous voulons prospecter ce qui peut être fait pour aider à une compréhension meilleure entre les Musulmans et les Juifs, à travers le monde et aux Etats-Unis.
Source : CORCAS
-Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas -