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mardi 28 juin 2022
 
 
 
Presse Audiovisuelle

Le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes a été récemment fondé dans une démarche dont l’objectif est la gestion des affaires économiques et la préservation de l’identité culturelle sahraouie. Le Président de ce Conseil considère que l’Espagne est en dehors de ce problème, qu’il considère comme étant inter-sahraoui. Nous allons nous entretenir avec M. Khalihenna qui se trouve en Espagne:



Speaker: Bonjour, quel est l’objectif de la création du Conseil Royal maintenant ?

Khalihenna Ould Errachid : Le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes a été mis en place par SM le Roi pour mettre définitivement fin au problème du Sahara qui a trop duré et a causé trop de souffrances aux habitants de la région.

Mais,  c’est aussi pour octroyer l’autonomie aux habitants pour assurer le développement économique et social. Nous sommes chargés du démarrage de ce projet.

C’est pour cela que nous sommes venus en visite aux Iles Canaries, pour expliquer la nécessité de trouver une solution définitive à l’affaire du Sahara aux autorités et à l’opinion publique dans les Iles Canaries, et pour chercher la stabilité et le développement pour cette région importante pour nous et pour vous.

Nous sommes convaincus que l’unique solution possible, le choix le plus pertinent pour mettre fin à ce conflit est le système le plus démocratique qui est l’autonomie. L’Espagne, qui est un pays voisin, en particulier les iles Canaries, constitue pour nous un exemple vivant et réussit de ce système dans le cadre des pays européen.

Question : L’octroi de ce système sera-t-il plus démocratique que l’organisation du referendum dans la région, qui était prévu par les Nations Unies ?

Khalihenna Ould Errachid : Le referendum est un échec. Les Nations Unies ont été dans l’incapacité de l’organiser sur les deux plans politique et technique, car les Sahraouis sont un groupe de tribus qui se trouve dans quatre pays, qui sont la Mauritanie, l’Algérie, le Mali et le Maroc. Cela nécessite le bouleversement de la carte de ces pays, ce qui est impossible. Nous ne pouvons pas attendre éternellement, et rester là où nous nous trouvons ainsi que nos frères dans les camps. Nous devons trouver une solution honorable.  Et cette solution est à notre avis l’autonomie.

Une solution qui répond aux revendications historiques des Sahraouis, en l’occurrence la gestion économique et politique de la région dans le cadre de la souveraineté marocaine. Et cette solution permettra  aux habitants de gérer leurs affaires en toute liberté et démocratie.

Question: Quelles sont les prérogatives octroyées dans le cadre de l’autonomie qui seront accordées aux Sahraouis ?

Khalihenna Ould Errachid: Toutes les prérogatives en usage selon les critères internationaux. Les Sahraouis pourront gérer les affaires de la région, exploiter la plupart des ressources naturelles et économiques et préserver l’identité sahraouie. Et c’est peut-être cela l’origine du problème tout entier.

C’est à mon avis une définition mondialement reconnue. Et nous considérons que l’Espagne constitue un exemple idéal de ce système, qui a obtenu un succès reconnu par l’Union européenne. Nous pouvons nous en inspirer, en particulier les iles Canaries.

Question : Les ressources sahraouies resteront-elles aux mains des Sahraouis ?

Khalihenna Ould Errachid: Oui bien sur, quand nous parlons de droits politiques, nous parlons aussi des droits économiques. Les Sahraouis auront à ce titre le droit de gérer la plupart de leurs affaires politiques et économiques en toute liberté. Et parmi leurs ressources, il y a les richesses minières, halieutique et les potentialités touristiques.

L’autonomie n’est pas une manœuvre politicienne de la part du Maroc. C’est la réalité, au point où le Roi du Maroc a pris une décision courageuse de changer les structures administratives stratégiques et politiques du Maroc pour arriver à régler ce problème qui a duré longtemps.

Et je crois que c’est une occasion historique pour que les Sahraouis décident de manière définitive et accepte cette solution qui s’adapte aux relations historiques avec le Maroc et religieuses avec ses rois. C’est aussi, le moment propice pour que les Sahraouis disposent d’une identité politique et économique au sein du royaume. Et je crois que cela convient complètement à la situation politique au Sahara qu’il est inhumain de laisser se prolonger telle qu’elle est.

Question: Quel rôle peut jouer l’Espagne et les Canaries dans le nouveau plan de paix ?

Khalihenna Ould Errachid: Oui ce nouveau processus concerne surement, l’Espagne. Nous avons dit cela lors de notre visite à Madrid. L’Espagne est un pays ami et voisin important pour le Maroc. De nombreux liens nous attachent, avec les Canaries aussi.

Les Canaries sont directement voisines du Sahara. Elles seront le voisin le plus proche du régime d’autonomie au Sahara. Des relations historiques, économiques, fraternelles et même sentimentales nous lient avec les Canaries. Et le voisin peut nous aider. Il peut être l’associé principal au lendemain de l’application de l’autonomie au Sahara. Des intérêts économiques, politiques et même sécuritaires nous rassemblent. C’est pour cela que nous considérons que les canaries sont notre premier partenaire dans la région.

Question : Avez-vous constaté de la sympathie pour les thèses séparatistes dans les Iles Canaries qui se distinguent par une sympathie historique pour le front Polisario ?

Khalihenna Ould Errachid : Oui, je comprends cela. Je sais que les Canariens  sympathisent avec les Sahraouis. Mais, cette sympathie doit aller à tous les Sahraouis, et pas seulement au Polisario car il ne représente que la minorité qui se trouve dans les camps. Alors que le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahraouies représente la majorité de ceux qui se trouvent dans les régions sahraouies.

Et la recherche d’une solution impossible ne fait que prolonger les souffrances de la majorité des Sahraouis. C’est pour cela que nous devons rechercher une solution qui nous évite la séparation des familles. Et cela est facile pour nous, pour nos frères et parents les Sahraouis qui se trouvent dans les camps. Il faut donc sortir de cette impasse et de ce tunnel.

Les Sahraouis devront donc se consacrer au problème du développement économique et social de leur région en toute sécurité, paix et stabilité, et investir dans plus de relations et intérêts communs avec nos frères aux Canaries.

Le speaker: Nous souhaitons que le problème sera résolu, merci Monsieur d’avoir été parmi nous ce matin.

 

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