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mardi 28 juin 2022
 
 
 
Presse Audiovisuelle

M. Khalihenna Ould Errachid a eu un entretien avec la chaîne espagnole Canal Sur, dans le cadre de la préparation par le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes de la solution proposée pour solutionner le conflit sur le Sahara, qui doit être présentée au Secrétaire général des Nations Unies.



Dans ce qui suit le texte de cet entretien :

Présentation de l’animatrice :

Chers auditeurs, bonjour. Il est juste qu’il existe un conflit qui occupe une place importante dans les cœurs des Andalous en particulier et des Espagnols en général. Nous parlons ici du conflit du Sahara qui n’a pas eu de solution.. Les Nations unies ont présenté des propositions et des initiatives, le front Polisario tient à l’autodétermination. Il y a aussi, des initiatives présentées par Mohammed VI, Roi du Maroc, qui créé le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, pour chercher une solution et la présenter aux Nations Unies en octobre prochain.

Nous allons débattre au sujet de ce conflit, avec le Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes. M. Khalihenna Ould Errachid, bonjour.

Khalihenna Ould Errachid : Bonjour

L’animatrice : La journaliste Teresa Heriro nous accompagnera pendant cet entretien. Nous allons commencer par la proposition que vous allez réaliser.

Khalihenna Ould Errachid : Oui, ce conflit a trop duré. Et le temps de résoudre le conflit est arrivé, au moment même où SM le Roi du Maroc a réalisé d’importantes réformes aux niveaux politique, économique et démocratique. Il a proposé l’autonomie comme solution démocratique conforme aux critères internationaux, qui octroi aux Sahraouis tout ce qu’ils revendiquent politiquement, économiquement, socialement et culturellement. Ce qui signifie la création d’un cadre spécifique aux Sahraouis au sein du Royaume du Maroc. Tous les plans précédent ont échoué et n’ont apporté aucun résultat à la solution du problème, la guerre et la quête d’un referendum d’autodétermination.

 L’animatrice : Il y a une contradiction dans les déclarations. Alors que vous demandez au front Polisario d’adhérer à ce Conseil et à sa dynamique, le Polisario reste lui, attaché à revendiquer l’autodétermination. La solution ne sera donc pas facile ?

Khalihenna Ould Errachid : Bien sur que la solution ne sera pas facile d’une part et elle sera facile de l’autre.

Ce conseil se compose de membres qui sont tous du Sahara et ils veulent mettre fin au conflit qui a occasionné beaucoup de souffrances aux sahraouis. Nous ne voulons pas que les Sahraouies demeures éternellement dans les camps. Aucune des conceptions posées sur la table n’a donné de résultats notables et cela les Nations Unies l’ont reconnu.

Pour sortir de cette impasse, l’autonomie reste le meilleur système. Et il est appliqué en Espagne, en Italie et de nombreux pays européens. Et je crois que c’est une forme avancée d’autodétermination, qui ne permet pas le séparatisme. L’autonomie est la meilleure façon de réaliser les revendications politiques, économiques, sociales et culturelles des Sahraouis

La journaliste Teresa Heriro : Nous voudrions savoir pourquoi vous considérer l’autonomie comme la solution miracle ?

 Khalihenna Ould Errachid : Ce projet est nouveau au Maroc. Il transformera radicalement le Royaume du Maroc. L’autonomie accélérera l’opération démocratique dans ce pays et elle permettra de gérer de manière transparente les niveaux économiques, sociaux et politiques. Elle fondera aussi, une référence exemplaire à suivre pour l’Afrique et le monde arabe et musulman. Et, je crois que cette autonomie est une solution miracle car elle permet à tout le monde vainqueur. Toutes les parties sortiront gagnantes de ce conflit. C'est-à-dire que les sahraouis gagneront car elle satisfera toutes leurs revendications. Le Maroc en tant qu’Etat gagnera car il garantira sa souveraineté sur sa terre. L’Algérie gagnera car elle sortira la tête haute de ce conflit et la communauté internationale gagnera car elle sortira de ce conflit qui a épuisé la communauté internationale.

L’animatrice : Pourquoi l’autre partie ne voit pas clairement ce que vous êtes entrain de dire ?

Khalihenna Ould Errachid : L’autre partie ce sont nos frères, nos cousins. Nous une même famille. Le front Polisario n’est pas un mouvement démocratique. C’est un mouvement politico-militaire qui a été fondé dans les années 70 et qui n’a pas connu de changements politiques pendant son processus, pour se transformer en mouvement pragmatique et accepter la pratique pluraliste. C’est un mouvement dogmatique.

La situation dans les camps est très mauvaise et les gens dans les camps pousseront le front à négocier car il n’y a pas d’autre issue.

L’animatrice : Le front lui aussi qualifie le Maroc de dogmatique ?

Khalihenna Ould Errachid : Non, le Maroc a proposé l’autonomie, car il n’y a pas d’autre solutions. Et je dois le dire franchement, la guerre est une grande tragédie. La guerre dans tous les pays qui l’ont vécu apporte des drames. Le referendum n’est pas possible, les Nations Unies ont dit cela. Le referendum est difficile à réaliser car le peuple sahraoui ne se trouve pas dans la région qui était occupée par l’Espagne, mais se trouve dans le Mali, la Mauritanie et l’Algérie. Et pour organiser un referendum juste, cela exige que l’on change les frontières des pays précités. Tous les pays du monde refusent le changement de leurs frontières.

Ainsi, il faut trouver une sortie de cette crise qui soit conforme aux critères internationaux. Et l’autonomie est adaptée et est conforme à la légalité internationale. Et elle est conforme à ce que nous demandons, nous les Sahraouis, comme liberté politique, liberté économique et liberté sociale, ainsi que la préservation de notre identité propre, en tant que partie intégrante du Royaume du Maroc.

Le Maroc, est jusqu’à présent celui qui a présenté cette initiative. Et le Polisario doit réagir et négocier sur cette solution au lieu de fuir en avant et poursuivre de vieilles idées.

Teresa Heriro : le monde entier cherche des accords. Que donne le Maroc comme concessions ?

Khalihenna Ould Errachid : Le Maroc a apporté cet accord. L’autonomie est un changement pour le Maroc. Elle n’existe pas aujourd’hui, c’est quelque chose de nouveau. Mohammed VI veut changer le Maroc pour résoudre le problème du Sahara.  Et c’est cela le grand compromis. C'est-à-dire le changement politique, administratif et démocratique du Maroc, pour résoudre le problème du Sahara.

Le Polisario doit être réaliste et regarder les choses qu’il a devant lui. Il n’y a pas d’autre issue que l’autonomie.

Teresa Heriro : Ne peut-on pas considérer l’autodétermination comme étant une issue, ou est-ce-que l’autonomie est l’issue unique ?

Khalihenna Ould Errachid : Vous vivez en Andalousie et vous savez que l’autonomie est une véritable autodétermination. C’est une répartition des pouvoirs et des compétences entre les institutions de l’autonomie et du gouvernement central. L’autonomie permet d’accumuler les expériences et de réaliser la maturité économique et politique, c'est-à-dire une autodétermination mobile et en développement. L’autonomie est un acquis fondamental, puisqu’elle répond aux revendications des Sahraouis au sein de la souveraineté marocaine.

L’animatrice : Quel est votre point de vue sur l’incapacité des Nations Unies à trouver une solution à ce conflit ?

Khalihenna Ould Errachid : M. Kofi Annan, le Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré dernièrement au Mexique, que les Nations Unies étaient incapable d’imposer une solution aux parties. Et il l’a dit franchement. Alors, ce qui est en cours c’est soit prolonger le conflit si le Polisario n’adopte pas une politique pragmatique et réaliste et s’accroche à l’autodétermination, ce qui va prolonger le conflit et prolonge toutes les formes de souffrances que cela induit, les souffrances pour les habitants et la séparation des familles, ainsi que le maintien de la situation inhumaine dans les camps et enfin maintenir la région en tant que zone de tension.

Nous voulons sortir de toute cette situation et permettre aux Sahraouis de choisir leurs organisations en toute liberté, un gouvernement local, un parlement local des institutions démocratiques locales. Et dans le cas où c’est le Polisario qui gagne, il peut gérer le gouvernement local, et il n’y a absolument rien qui puisse empêcher cela.

L’animatrice : Vous avez parlez de l’autonomie et du referendum, et au final de l’autodétermination comme horizon ?  

Khalihenna Ould Errachid : L’autonomie c’est l’autodétermination. Et c’est le débat qui a actuellement court en Espagne à propos de l’autonomie politique et l’autonomie administrative.

L’autonomie que va proposer le Maroc est une autonomie politique et l’autonomie que propose le Maroc est une autonomie définitive.

Teresa Heriro : Le changement des frontières entre les pays n’est pas chose facile et a des conséquences ?

Khalihenna Ould Errachid : La persistance du Polisario dans la poursuite du conflit complique le problème. Cela suscite de grands problèmes et aura des conséquences dangereuses sur la région. La première est le non avènement du Maghreb arabe, la prolifération de l’émigration clandestine ainsi que l’aggravation de tous les phénomènes de contrebande dans une région d’où est absent la loi et l’ordre.

L’initiative marocaine vient répondre aux besoins et aux attentes de tous aussi bien au Maroc qu’en Mauritanie et en Algérie. Car cela réalisera le rêve des peuples de la région dans un Maghreb unifié et harmonieux économiquement et politiquement et qui pourra devenir une référence en matière de démocratie et de transparence pour tout le continent africain.

L’animatrice : Considérez-vous le Polisario comme une partie sérieuse de la négociation ?

Khalihenna Ould Errachid : Bien sur, le Polisario est une partie de la négociation acceptable. Ce sont nos frères et nous voulons négocier avec le Polisario. A l’opposé, c’est le Polisario qui refuse de négocier. Et je ne comprends pas ce refus, alors qu’ils  revendiquaient le dialogue auparavant.

Nous voulons que le Polisario s’asseye à la table de négociation pour discuter le contenu de l’autonomie et préparer collectivement c'est-à-dire en partenaire la préparation et l’application.

L’animatrice : Quel rôle pourrait jouer la région d’Andalousie ?

Khalihenna Ould Errachid : L’Andalousie est la région la plus proche du Maroc. Les Andalous, comme le reste des Espagnols ont une solidarité particulière vis à vis des Sahraouis. Nous voudrions qu’ils soient solidaire de tous les Sahraouis, où qu’ils se trouvent, et en même temps qu’ils fassent pression sur le Polisario pour l’inciter à négocier. C’est ce que nous voudrions de la part des Andalous, rendre le Polisario plus réaliste, plus pragmatique en se débarrassant des tendances dogmatiques.

Tenter de prolonger le conflit,  c’est en même temps la tentation de prolonger la tragédie et les souffrances des Sahraouis et entraver la construction  du Maghreb.

Teresa Heriro : Ce n’est pas la première fois où vous avez la charge des affaires sahariennes. Trente ans sont passés depuis que vous aviez fondé un parti national sahraoui.

Quelle est la différence entre les projets d’hier et d’aujourd’hui, et vous êtes l’une des personnalités connu pour leur optimisme ?

Khalihenna Ould Errachid : Je suis le fondateur du parti de l’Union nationale sahraoui, connu sous le nom de Pouns, à l’époque de l’Espagne. Et l’Espagne voulait à cette époque, me charger de la responsabilité de présider une entité indépendante au Sahara. Je n’en n’ai pas voulu, car je crois qu’un Etat indépendant au Sahara n’est pas possible. Et c’était mon point de vue en 1974 et 1975 et jusqu’à aujourd’hui. J’ai toujours les mêmes convictions.

L’animatrice : Pourquoi ?

Khalihenna Ould Errachid : Car le Sahara se compose de 34 tribus et cela ne permet pas de fonder un Etat indépendant. Nous avons des exemples nombreux d’Etats fondés sur la base tribale et qui n’ont pas réalisé leurs objectifs de stabilité et de coexistence. La Somalie par exemple est un cas tragique d’Etat fondé sur une base tribale. Nous pouvons aussi citer Timor est qui souffre d’une guerre civile, conséquence de la lutte tribale en son sein. Et le même problème existe actuellement dans de nombreux Etats africains.

Je ne crois pas qu’un petit pays avec un petit peuple et des ressources limitées puisse fonder un Etat sur une base tribale.

A l’opposé, je crois que les liens d’une entité au sein d’un Etat fort, bénéficiant d’autonomie sont suffisant pour satisfaire nos revendications historiques. Et c’est cette logique qui a fait que j’ai rejeté la mise en place d’un Etat indépendant au Sahara.

Teresa Heriro : Le Sahara est une région riche. Et le Maroc a un intérêt dans le contrôle de son territoire. Le problème n’est pas celui d’un Sahara vide composé de 34 tribus, mais de grandes richesses dont dispose la région, aussi bien sur le plan des ressources naturelles que dans celui de la pêche.

Alors, le Maroc a un grand intérêt au Sahara, contrairement à ce que vous avez dit ?

Khalihenna Ould Errachid : Si le Maroc avait un intérêt économique au Sahara, il n’aurait pas octroyé au Sahara l’autonomie., avec ce que signifie l’autonomie comme remise des ressources économiques aux mains des institutions de l’autonomie ou partage avec le centre.

Je ne crois pas que le Maroc ait un intérêt matériel ou économique. L’intérêt du Maroc est stratégique, historique et affectif. Il y a des liens historiques entre les Sahraouis et les Rois du Maroc, des liens de souveraineté, des liens familiaux et des liens historiques.

Le Maroc n’a jamais revendiqué le Sahara par intérêt matériel ou pour des ressources économiques. Ce sont des rumeurs véhiculées par le Polisario et ce n’est pas vrai.

L’autonomie est la preuve éclatante que le Maroc désire que les fils du Sahara développent leur région dans un cadre de partenariat.

L’animatrice : Et les prisonniers politiques, comment le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes compte-t-il traiter cette question ?

Khalihenna Ould Errachid : Il n’y a pas de prisonniers politiques.

L’animatrice : Le Polisario revendique la libération des détenus politiques ?

Khalihenna Ould Errachid : Ce n’est pas juste. Les derniers prisonniers politiques ont été libérés par grâce royale, à travers une demande présentée par le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes et acceptée par Sa Majesté le Roi.

Il n’y a personne au Sahara qui soit poursuivi à cause de ses idées ou opinion. De l’autre côté, la violence n’est pas autorisée. Car la violence veut dire porter atteinte aux propriétés publiques et privées.

L’animatrice : Le Polisario dit qu’il y a 14 prisonniers politiques et que la vie de Mme Aminatou Haider l’ancienne prisonnière, qui a été libérée dernièrement, est menacée à son retour à Laâyoune ?

Khalihenna Ould Errachid : Elle est installée actuellement à Laâyoune et elle a visité dernièrement l’Italie et elle rentre au Maroc.

L’animatrice : C’est ce que dit le Polisario. Est-ce que vous garantissez que la vie d’Aminatou Haider n’est pas en danger ?

Khalihenna Ould Errachid : Oui, cette femme est libre. Elle vient à Laâyoune, elle sort et rentre au Maroc et elle se déplace librement.

A l’opposé, il n’y a aucune liberté dans les camps. Le Polisario ne permet à personne de s’opposer à son point de vue. Les habitants des camps sont privés de la liberté de déplacement, d’opinion et la position opposée.

Il est impossible de comparer ce qui a lieu dans les provinces du sud et dans les camps. Car le Maroc permet la liberté, d’opinion, de déplacement et de pensée.

L’animatrice : Dans le cas de l’avènement de l’autonomie, comment sera la coexistence entre les Sahraouis loyalistes au Maroc et les Sahraouis des camps de réfugiés ?

Cette coexistence est-elle possible ?

Khalihenna Ould Errachid : Les Sahraouis qui se trouvent dans les camps sont nos frères et nos familles. Nous avons appelé le front Polisario à la table de négociation et à la contribution à la préparation du projet d’autonomie sur la forme et sur le contenue. L’autonomie est pour tout le monde et non pas pour une catégorie en particulier.

Les habitants des camps participeront au processus électoral et au choix des institutions de l’autonomie, c'est-à-dire, le Parlement et l’appareil exécutif, c'est-à-dire à tous les organes, en tant que citoyens libre qui disposent de tous leurs droits. Toute discrimination est interdite dans ce contexte.

L’animatrice : Quelle sont les réactions internationale envers l’initiative marocaine ?

Khalihenna Ould Errachid : La majorité des Etats du monde sont d’accord que l’autonomie constitue une solution possible. Parmi ces Etats, il y a les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, l’Espagne et le Monde arabe. Ils demandent la mise en place de solution pour mettre fin à ce conflit. Et, il est devenu inacceptable que les camps restent dans la situation qu’ils connaissent actuellement. Ce n’est acceptable ni moralement, ni politiquement et cela donnera naissance à des générations désespérées qui ne serviront pas la cause ni des Sahraouis, ni du monde en entier, ni la région.

Nous voulons ouvrir une voie à la paix et offrir l’espoir à tous. Nous ne voulons pas que les Sahraouis dans les camps. Nous voulons qu’ils vivent heureux avec leurs famille, que leurs enfants bénéficient d’un certain, il  niveau de culture comme tous les gens dans le monde. Ainsi, il n’est pas possible de laisser la situation en l’état.

C’est pour cela que je considère que l’autonomie est un miracle, car c’est le système qui permet aux Sahraouis de vivre comme les autres gens et de contribuer au progré et au développement.

Teresa Heriro : Parlez-nous du calendrier des négociations avec le Polisario ?

Khalihenna Ould Errachid : Les Nations Unies ont demandé au Maroc de présenter son projet le plus tôt possible, devant le Conseil de Sécurité, pendant le mois d’octobre prochain. L e Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes s’occupe sérieusement de la préparation de ce projet.

Nous sommes actuellement à l’étape de la préparation de la mouture, nous passerons ensuite à l’autre étape. Nous aurons terminé au mois de septembre pour présenter le projet à la communauté internationale.

Je crois que la communauté internationale donnera son accord à ce projet. Il reste que d’ici à sa préparation, à faire pression sur le Polisario pour accepter les négociations finales avec l’objectif d’en finir avec ce problème.

Teresa Heriro : Les négociations auront-elles lieu aux iles Canaries ?

Khalihenna Ould Errachid : J’ai visité dernièrement les iles Canaries. Les Canariens souhaitent que les négociations aient lieu dans leur pays. C’est le cas aussi chez les Andalous et des Espagnols de manière générale.

Moi, je préfère que ces négociations aient lieu en Espagne et n’importe où en Espagne. L’Espagne a la possibilité de faire pression su le Polisario pour qu’il soit plus réaliste.

L’animatrice : La position algérienne rendra-elle plus difficile ce processus de négociation ?

Khalihenna Ould Errachid : Oui ou non, l’Algérie dit officiellement qu’elle n’est pas partie. Et nous recevons avec satisfaction cela et nous lui demandons de faciliter l’opération de négociation avec nos frères dans le Polisario.

L’animatrice : Dans le cas du refus par le Polisario de ce processus, ce document continuera-t-il ?

Khalihenna Ould Errachid : Oui il continuera

L’animatrice : L’autonomie sera-t-elle appliquée sans le Polisario, le représentant d’une partie importante des Sahraouis ?

Khalihenna Ould Errachid : L’application définitive du projet d’autonomie est laissé à la décision de SM le Roi, en cas du refus du Polisario.

Moi je dis qu’il y a le Polisario et les Sahraouis. Et je crois fermement que les Sahraouis accepteront ce projet et que les habitants des camps pousseront le front Polisario à accepter ce projet, tôt ou tard.

L’animatrice : Merci M. Khalihenna Ould errachid, Président du conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, d’avoir accepté de participer avec nous à cet entretien.

Merci à Mme Teresa Heriro  pour son animation et à une autre rencontre.

 

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