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dimanche 20 septembre 2020
 
 
 
Presse Audiovisuelle

Des médias italiens de la presse écrite aussi bien qu’audiovisuels ont consacré des émissions à la relation qui lie le Polisario à la succursale d’Al Qaïda dans la région du Sahel Aqmi.


La chaine télé italienne canal 'TG24'' de Médiaset, a rapporté que les faits constatés sur le terrain révèlent l'existence de rapports "presque publics" entre Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le Polisario, dont "le grand patron", Mohamed Abdelaziz, a instauré sur le territoire algérien, dans les camps de Tindouf, "un régime inspiré du modèle nord-coréen". 

Il existe "des infiltrations avérées dans les camps de Tindouf et des contacts presque publics entre le Polisario et le réseau Al Qaïda au Maghreb islamique", a affirmé l'animateur de l'émission hebdomadaire "Mezzi Toni", diffusée, dimanche soir, par canal 'TG24'' de Médiaset, consacrée à la prolifération des groupes terroristes au Sahel. 

Le spécialiste des questions internationales, Toni Capuozzo, qui rappelait, entre autres, l'enlèvement d'une humanitaire italienne à Tindouf par "une organisation fondamentaliste" avec la complicité d'éléments au sein des camps, s'est interrogé comment "cette réalité puisse échapper à certains parlementaires italiens qui soutenaient une insignifiante conférence du Polisario, qui s'est déroulée ces derniers jours dans les locaux de la région Lazio, à Rome". 

"Cette conférence a vu, étrangement, s'impliquer des parlementaires italiens, dont une délégation à même été reçue par la présidente de la Chambre des députés, Carla Boldrini", a-t-il ajouté. 
L'invité de cette émission, Arturo Barrelli, un spécialiste des questions de terrorisme international, affirme, de son côté, que des contacts entre le Polisario et les groupes terroristes "existent réellement". 

"Les nouvelles générations de ce mouvement n'ont fait que renforcer les rangs d'Al Qaïda au Maghreb islamique avec ses différentes branches (MUJAO, Ansar Eddine ), en contrôlant ce territoire et en s'adonnant à toutes sortes de trafic de drogue, d'armes, de cigarettes et d'humains". 

"Ce trafic représente, en effet, une source de subsistance pour ce mouvement dans une région difficile", a-t-il poursuivi. 

Par ailleurs, les intervenants lors de cette émission ont été unanimes à souligner le danger qui pèse sur l'Europe compte tenu du foisonnement de groupes terroristes au Sahel, une "région instable d'où proviennent toutes sortes de trafic". 

"Certains italiens sous-estiment ce danger. Mais en réalité il nous concerne de près", a relevé l'un des intervenants, en faisant allusion aux mesures de sécurité intensives dans les aéroports, à l'augmentation du nombre des immigrés clandestins qui affluent vers les côtes du pays, ainsi qu'aux intérêts économiques de l'Italie dans la région du Sahel. 

Pour sa part le journal italien à grand tirage "Al Foglio" a mis en évidence les liens avérés entre le Polisario et les organisations terroristes AQMI, Ansar Eddine et Mujao, en rapportant que 650 jeunes sahraouis des camps de Tindouf enrôlés par ces groupes terroristes ont accompli diverses opérations notamment l’enlèvement de personnes, le trafic de drogue et d’armes.

Le journal qui cite une source d’intelligence arabe, révèle également qu'au moins 25 sahraouis en provenance de Tindouf seraient des membres de la "katiba" ayant tué à sang froid les deux journalistes français de Radio France Internationale (RFI), le 4 novembre courant, près de Kidal au nord du Mali, indiquant que d’autres sahraouis des camps de Tindouf avaient rejoint le groupe terroriste de Mokhtar bel Mokhtar perpétrant diverses opérations.

Ces liens avec des organisations terroristes "ont évolué de pair avec la persistance de querelles internes dans les camps de Tindouf où la situation détériorée a atteint des limites insupportables sous la gestion corrompue et dictatoriale de Mohamed Abdelaziz", souligne le journal dans un article publié à la veille d’une soi-disant conférence de "soutien au Polisario" vendredi et samedi à Rome.

Dans de telles conditions, relève l’auteur de l’article, "il a été facile pour Al Qaïda dans le Maghreb islamique (AQMI) et le mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l'ouest (Mujao) de recruter des centaines de jeunes sahraouis qui avaient tenté, à Tindouf, au début de 2012, de s’opposer à Mohamed Abdelaziz".

"Comme on l’avait souligné sur les colonnes de ce journal, en mars dernier, plusieurs think tink continuent d’insister sur le danger concret que représente le foisonnement d’activités jihadistes à partir des camps de Tindouf", poursuit le journaliste qui cite, à cet égard, le rapport publié, le 13 mars 2013, par la Fondation Carnegie pour la paix internationale dans lequel l'ONG américaine relève notamment qu'cas où Al Qaïda renforce son alliance avec le Polisario, cela donnerait naissance, sans aucun doute, à une grande et forte organisation terroriste.

Le journal appelle, en outre, les Italiens "à ne pas oublier que des sahraouis des camps de Tindouf avaient directement participé, à Tindouf, à l’enlèvement de Rossella Urru le 23 octobre 2010, et à celui de Maria Sandra Mariani, dans le sud de l’Algérie, le 2 février de 2011". 

Et de déplorer: "Ce qui aggrave encore la situation c’est la décision prise par le gouvernement algérien, révélée, mercredi dernier par le journal électronique +Aljazaer Times+, d’allouer 750 millions de dollars pour financer des campagnes médiatiques, des conférences internationales et d’autres initiatives pour délégitimer le Maroc et soutenir la thèse des séparatistes du Polisario".

- Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas -

 

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