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vendredi 19 juillet 2019
 
 
 
Presse Ecrite

Saadani Maouelainine, membre du Corcas: "Personne n’utilise la dictature pour protéger la révolution, si non que la révolution est utilisée pour instaurer la dictature"

L’analyste espagnole Clara Riveros, spécialiste des affaires d’Amérique latine, a comparé la tragédie qu’a vécue Saadani Maouelainin, membre du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (Corcas), dans les camps de Tindouf, aux événements relatés par Georges Orwell dans son roman célèbre, "1984", qui raconte l’histoire du parti unique qui gouvernait au nom de "Big Brother", et qui renforçait son pouvoir, par les moyens de la terreur, de la haine, de la séquestration, la torture, l’assassinat et la falsification de l’histoire au nom de la patri et de la révolution.


Une tragédie que la famille de Saadani Maouelainin a vécue avec elle, quand son père a été accusé de haute trahison, avant de perdre sa fille, déportée à Cuba.

La correspondante du journal espagnol " Mondiarillo ", a consacré un article publié le 21 mars courant, sous le titre de : "Des femmes hors de l’espace géographique : liberté, mémoire et militantisme", à Saadani Maouelainin.

Elle s’exclame dans cet article : "comment ne pas penser à Orwell et son roman célébre 1984, quand Saadani Maouelainin raconte son histoire tragique ?!".

Le Président Macky Sall avec Saadani Maouelainin à Genève pendant la 34ième session du CDH

Saadani a décrit les camps de Tindouf dans le sud algérien, comme étant "un monde où on ne progresse que vers la souffrance", un lieu soumis à une surveillance permanente et rapprochée au point de contrôler même la respiration des habitants et "la vie là-bas n’a que le sens que lui donne la répression".

Saadani a compris que la révolution préconisée par le mouvement séparatiste militaire, est une révolution falsifiée, comme l’a d’ailleurs compris son père, tard.

C’est ce qui lui fait dire que : " Personne n’utilise la dictature pour protéger la révolution, si non que la révolution est utilisée pour instaurer la dictature".

Elle a ainsi, décidé en 2003 de retourner dans sa patrie d’origine que son père a quitté en allant en Algérie, trompé par les thèses du Polisario, au moment du déclenchement du conflit du Sahara. 

Elle a ensuite contribué à faire découvrir la vérité par le monde en estimant que les dirigeants du Polisario soient soumis à un procès, et que les retenus des camps de Tindouf soient libérés.

Cet article de Clara Riveros a été publié dans le cadre d’une série consacrée à la Journée internationale de la femme, en racontant, les parcours et expériences de femmes de toutes les régions du monde, qui ont eu des parcours exceptionnels.

L’écrivaine espagnole a consacré une partie de ses articles à des femmes sahraouies retenues dans les camps de Tindouf, en indiquent qu’il existe plus de 100 femmes kidnappées, telles que Maalouma, Daria Mbarek et d’autres, qui ont été séquestrées au nom des traditions tribales en totale violation de leurs droits individuels.

-Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas-

 

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