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dimanche 14 juillet 2024
 
 
 
Dossiers

Le 4ième round des négociations sur le Sahara a eu lieu du 16 au 18 mars 2008, à Manhasset prés de New York.



Le Maroc attaché au processus de négociations mais intransigeant quant à son intégrité territoriale


Le Maroc demeure attaché au processus de négociations sur le Sahara sous l'égide des Nations Unies mais reste totalement intransigeant quant à la défense de son intégrité territoriale, ont réaffirmé, mardi soir à New York, les membres de la délégation marocaine ayant pris part au quatrième round des pourparlers de Manhasset.

Lors d'une conférence de presse, au siège de la mission permanente du Maroc auprès de l'ONU, MM. Chakib Benmoussa, Ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, Ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation (DGED), ont été unanimes à réitérer l'engagement du Royaume à poursuivre ces négociations animé en cela de bonne foi et d'un esprit d'ouverture, afin de parvenir à une solution politique définitive sur la base de l'Initiative marocaine d'autonomie.

Avec la même fermeté, ils ont également dénoncé les manœuvres de l'autre partie visant à imposer le fait accompli en cherchant à changer la réalité sur le terrain, soulignant que le Royaume ne saurait, en aucune manière, tolérer toute rupture du statu quo à l'Est du mur de défense. Et de réaffirmer que le Maroc ne permettra pas que soit portée atteinte à son intégrité territoriale et à son Sahara.

"Nous avons souligné que la proposition marocaine représente la solution historique et de compromis qui permet d'avoir une solution de ni vainqueur ni vaincu et de résoudre définitivement le conflit du Sahara, dans le respect de la légalité internationale, tout en prenant en considération les réalités locales et régionales", a rappelé M. Benmoussa.

Il a ajouté que le Maroc a réaffirmé, tout au long des pourparlers, et de manière très claire, que "le choix n'est pas entre l'autonomie et l'indépendance mais entre l'autonomie et le statu quo avec tout ce que cela implique comme souffrances pour les populations retenues à Tindouf et comme implications pour les relations entre les Etats de la région".

"Le Polisario reste malheureusement prisonnier d'une logique de solutions désuètes, dont la communauté internationale a constaté l'inapplicabilité", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

Abondant dans le même sens, M. Fassi Fihri a rappelé que "l'autonomie proposée par le Maroc est une réponse globale, une réponse sérieuse, une réponse crédible pour parvenir ensemble, avec l'Algérie et le Polisario, à la meilleure solution possible qui ouvre la voie à la réconciliation et au retour de nos frères se trouvant actuellement sur le territoire algérien".

Il a relevé qu'elle garantit aussi "la normalisation des relations bilatérales avec l'Algérie et partant l'édification du Maghreb Arabe".

Malheureusement, a-t-il regretté, "lors de ce round, nous avons constaté que le Polisario et l'Algérie tentent de combattre cette Initiative".

"A l'heure où la communauté internationale a salué l'Initiative marocaine et encouragé le Royaume à la présenter, l'Algérie et le Polisario l'ont combattue avant même que le Maroc ne l'ait présentée officiellement aux Nations Unies, usant de deux stratagèmes, d'un côté, en affirmant qu'elle n'est pas conforme au principe d'autodétermination, ce qui est faux, et de l'autre, en essayant de modifier la réalité sur le terrain", a-t-il relevé.

Il a rappelé que "la réponse du Royaume est claire et ferme: le Maroc ne peut accepter que soit apporté un changement sur le terrain, surtout à l'Est du mur de défense".
Sur le même registre, M. Yassine Mansouri a souligné que "la position du Maroc est marquée par la sagesse, la clairvoyance et la patience et cela même quand il y a des tentatives de porter atteinte à la proposition marocaine".

"Nous sommes déterminés à donner la chance pour que prévale la raison mais de l'autre côté cela ne signifie pas que nous faisons des concessions", a-t-il dit, affirmant cependant que "le Royaume n'hésitera pas à entreprendre les actions nécessaires, de manière ferme, contre toute tentative visant à changer la réalité prévalant sur le terrain avant la présence de la MINURSO".

M. Mansouri a également rappelé que le Maroc participe au processus de négociation "de bonne foi et avec une réelle volonté de progresser et de parvenir à une solution définitive au différend sur le Sahara".

"Nous espérons que cette volonté trouve un répondant chez les autres parties, d'autant que la région fait face à des menaces et des dangers graves", a-t-il souligné, affirmant de nouveau que le Maroc ne permettra pas que ses intérêts, sa sécurité et son intégrité territoriale soient menacés.

A une question sur l'évolution du processus de pourparlers au terme de quatre rounds, M. Khalihenna Ould Errachid a déploré que "le Polisario essaye toujours d'orienter les négociations vers le passé alors que le Maroc a démontré que cela n'est pas possible car les résolutions du Conseil de sécurité 1754 et 1783 ont établi un processus nouveau basé sur la recherche d'un consensus en vue d'une solution politique négociée".

"Une solution politique qui tranche avec les plans et propositions précédents", a-t-il insisté, relevant que ce processus se trouve aujourd'hui "à une étape décisive, car le Polisario est dans une réelle impasse qui lui impose de revoir ses positions". "Est-il habilité à le faire? Est-ce qu'il table sur un échec total pour ne pas avancer dans les négociations ?", s'est interrogé M. Khalihenna, estimant qu'"il reste, sans doute, une possibilité, même infime, pour que le Polisario revoit ses positions et pour que l'Algérie puisse contribuer à faire avancer le processus".

A cet égard, M. Fassi Fihri a indiqué que l'Algérie est appelée à aider à la réussite de ce processus de négociations, notant que "sa présence est importante et sa position, si elle est positive, peut concourir à parvenir à une solution" au problème du Sahara. "Nous demandons à l'Algérie de permettre d'abord le recensement des populations dans les camps de Tindouf et de les autoriser à rentrer dans leur pays, le Maroc", a-t-il en outre souligné, regrettant que "jusqu'à présent, Alger se soit opposée à ces opérations".

"Qu'elle soit observateur, partie prenante ou agissant dans les coulisses, l'Algérie a un rôle important et nous espérons qu'elle s'inscrive dans une dynamique positive, car nous devons construire ensemble le Maghreb et mettre à niveau la région", a dit M. Fassi Fihri.

 Interrogé sur les allégations colportées par les séparatistes et l'Algérie pour porter atteinte à l'Initiative marocaine d'autonomie, en évoquant la situation des droits de l'Homme et de prétendues menaces militaires, les membres de la délégation ont rejeté en bloc ces accusations infondées et dilatoires.

Concernant les manœuvres militaires des Forces armées royales, M. Benmoussa a ainsi précisé qu'il s'agit d'opérations "ordinaires qui se déroulement annuellement dans la région".

"Le Polisario et l'Algérie parlent de manœuvres militaires comme si le Maroc se préparait à une guerre. Le Royaume a entrepris ces manœuvres dans le cadre de sa souveraineté et en contact avec la MINURSO", a indiqué pour sa part M. Fassi Fihri.

Pour ce qui est des droits de l'Homme, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fustigé "une tentative d'exploiter ce dossier pour combattre l'initiative marocaine".

Toutes ces manigances, a-t-il dit, entrent dans le cadre d'une stratégie enclenchée en réaction à la proposition marocaine pour une large autonomie au Sahara, la seule à permettre de résoudre définitivement ce conflit conformément à la légalité internationale.


M. Khalihenna Ould Errachid : la marge de décision du Polisario est "extrêmement limitée"

La marge de décision du Polisario est "extrêmement limitée", puisqu'il est à la merci de l'Algérie, a souligné M. Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).

"Le Polisario se trouve sur le territoire algérien. Il est financé et guidé par l'Algérie et, certainement, celui qui finance est celui qui commande", a expliqué M. Ould Errachid dans une déclaration à la presse mardi à Manhasset (New York), au terme du 4-ème round des négociations sur le Sahara.

Quant à l'Algérie, elle prétend, d'un côté, vouloir chercher une solution au conflit du Sahara pour favoriser l'édification du Maghreb arabe, mais, de l'autre, elle ne fournit aucun effort pour faciliter le processus de négociations et être en phase avec l'action déployée en vue de trouver un règlement politique de cette question, a-t-il fait remarquer.

Lors du 4-ème round des pourparlers, a-t-il dit, il est apparu que le Polisario a encore besoin de temps pour assimiler la nouvelle donne, alors que le Maroc a fait montre, à travers la proposition d'autonomie, de réalisme et d'objectivité.

M. Khalihenna a émis l'espoir que la position du Polisario évolue lors du prochain round des pourparlers et que celui-ci adhère à la solution réaliste proposée par le Maroc.


Sahara : Le Maroc participe au 4è round avec bonne foi et déterminé à défendre sa souveraineté

Le Maroc participe au 4è round des négociations sur le Sahara "animé par la même bonne foi, la même détermination et le même attachement sincère" aux Résolutions du Conseil de Sécurité et réaffirme sa ferme détermination à préserver son intégrité territoriale sur l'ensemble de son Sahara.

"Animée par la même bonne foi, la même détermination et le même attachement sincère aux Résolutions 1754 et 1783 du Conseil de Sécurité, et conformément à ce qui a été convenu lors du troisième round des négociations, la délégation du Royaume du Maroc participe à ce quatrième round, partageant en cela la ferme volonté de la communauté internationale de veiller à ce que ce nouveau round marque le point de départ pour des négociations réelles et substantielles", a affirme M. Benmoussa dans une allocution, prononcée au nom de la délégation marocaine, à l'ouverture du 4è round des négociations sur le Sahara qui se tiennent sous l'égide des Nations Unies.

Le ministre a néanmoins fait remarquer que "le Maroc et la Communauté internationale enregistrent avec un profond regret que les autres parties continuent à se cantonner obstinément dans leurs positions figées et leurs idées désuètes qui ont entraîné la question du Sahara dans l'impasse". Pis encore, a-t-il déploré, "elles se sont employées à mettre en scène une +proposition+ de dernière minute qui n'a fait l'objet d'aucune consultation démocratique".

Le Royaume, a-t-il poursuivi, note "avec surprise et étonnement" que les autres parties ont fait le choix délibéré de recourir à l'escalade, de menacer de reprendre les armes et d'entreprendre des actes de provocation dans la zone tampon, et ce, en totale violation des résolutions du Conseil de sécurité, et en flagrante contradiction avec l'esprit même des négociations, tout en incitant aux troubles.

M. Benmoussa a, dans ce cadre, souligné que le Maroc, qui "ne saurait, en aucun cas, tolérer que l'on touche au statu quo, ou qu'on impose le fait accompli sur son territoire, y compris la partie située à l'Est du mur de sécurité", est "fermement déterminé à préserver son intégrité territoriale sur l'ensemble de son Sahara, en usant de tous les moyens dont il dispose".

Voici le texte intégral de cette allocution:

"Louange à Dieu, le tout Clément, le tout Miséricordieux.

Monsieur l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies, Honorable assistance.


Animée par la même bonne foi, la même détermination et le même attachement sincère aux Résolutions 1754 et 1783 du Conseil de Sécurité, et conformément à ce qui a été convenu lors du troisième round des négociations, la délégation du Royaume du Maroc participe à ce quatrième round, partageant en cela la ferme volonté de la communauté internationale de veiller à ce que ce nouveau round marque le point de départ pour des négociations réelles et substantielles.

Le Maroc s'est attaché à soumettre son Initiative d'autonomie afin de contribuer de manière constructive à la recherche de la solution à laquelle aspire l'ensemble de nos frères au Sahara marocain, la majorité qui y réside et la minorité expatriée. C'est, donc, sur la base de cette initiative audacieuse, et grâce à elle, qu'il a été possible d'entamer ces négociations.

L'initiative du Royaume du Maroc a permis, ainsi, de sortir le dossier du Sahara de l'état d'inertie où il s'était figé pendant de nombreuses années.

Cette initiative, qui n'est pas le produit de manœuvres d'improvisation, a été présentée par le Maroc après mûre et profonde réflexion qui a duré plusieurs années.

Elle résulte également de rencontres et de consultations avec toutes les institutions du Royaume et les forces vives de la Nation, notamment les Chioukhs, les élus, les notables, les potentialités de la société civile des Provinces du Sud, ainsi qu'avec leurs institutions collectives et instance consultative qui les représente.

Elle fait, en outre, l'objet d'une adhésion unanime de la part de toutes les composantes du peuple marocain qui, sûr de la légitimité de ses droits, est fortement mobilisé de par la solidité de son front intérieur, pour la défendre au prix des plus grands sacrifices.

Etant donné que cette initiative s'inscrit dans le cadre de la pratique démocratique authentique et respecte le principe de l'autodétermination, elle a fait l'objet d'une considération toute particulière et d'un accueil très favorable, dont nous sommes fiers, de la part du Conseil de sécurité, de la communauté internationale et des grandes puissances influentes qui ont appelé à son adoption en tant que base de négociation.

Ainsi, dans sa Résolution 1754, le Conseil de sécurité a salué les efforts déployés par le Maroc, les qualifiant de sérieux et de crédibles, et précisant qu'ils visent à aller de l'avant pour parvenir à un règlement définitif du conflit du Sahara.

Le Conseil a été autrement plus clair lorsque, dans sa Résolution 1783, il a insisté sur la nécessité que ces négociations prennent en considération les efforts qui ont été déployés depuis 2006. C'est là une référence on ne peut plus évidente à l'initiative d'autonomie que le Royaume du Maroc s'est attaché à concevoir et à élaborer au courant de la même année.

Partant de la volonté sincère de notre pays d'engager des négociations effectives, nous sommes pleinement disposés à exposer, dans le détail, les différents volets de cette Initiative, considérée comme l'unique voie pour parvenir à un règlement définitif du problème du Sahara, ménager une sortie honorable pour tous et préserver la plénitude des droits qui reviennent à l'ensemble des Sahraouis, partout où ils se trouvent, tout en apportant les garanties constitutionnelles et internationales qui s'imposent à cet égard.

Toutefois, le Maroc et la Communauté internationale enregistrent avec un profond regret que les autres parties continuent à se cantonner obstinément dans leurs positions figées et leurs idées désuètes qui ont entraîné la question du Sahara dans l'impasse.

Pis encore, elles se sont employées à mettre en scène une " proposition " de dernière minute qui n'a fait l'objet d'aucune consultation démocratique. C'est pourquoi elle n'a pas suscité l'intérêt de la Communauté internationale. Elle a donc donné lieu à une tentative désespérée de jouer sur le temps, de diluer les négociations et de mettre en échec les efforts de la communauté internationale en vue de clore le dossier du Sahara.

Monsieur l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies.

Honorable assistance.

Le Maroc vit au rythme d'importantes mutations pour consolider les assises de sa démocratie. C'est dans cet esprit qu'ont été organisées des élections libres et régulières, auxquelles ont spontanément pris part les habitants du Sahara.

Ses provinces du Sud connaissent un développement global et un essor urbanistique tout aussi important, une dynamique marquée par le respect total des libertés publiques - dont la liberté d'expression et de mouvement - ainsi que par l'exercice des droits de l'Homme, tels qu'universellement reconnus, dans le cadre de la suprématie de la loi, et ce à l'instar de ce qui se passe dans les autres provinces du Royaume et en vertu de la Constitution du pays qui consacre l'engagement du Royaume en faveur de ces droits.

Dans ce contexte, à l'heure où l'initiative marocaine d'autonomie recueille davantage de soutien, et au moment où le Royaume du Maroc appelle les pays du voisinage à une véritable coopération régionale permettant de coordonner les efforts et de resserrer les rangs pour faire face aux défis et aux périls terroristes qui menacent la sécurité et la stabilité de la région, nous notons, avec surprise et étonnement, que les autres parties ont fait le choix délibéré de recourir à l'escalade, de menacer de reprendre les armes et d'entreprendre des actes de provocation dans la zone tampon, et ce, en totale violation des résolutions du Conseil de sécurité, et en flagrante contradiction avec l'esprit même des négociations, tout en incitant aux troubles.

Parmi les dernières manifestations de ces tendances belliqueuses, l'on relève le décès d'un agent de sécurité tombé en martyr pendant l'exercice de ses fonctions, suite à l'agression criminelle, préméditée et abjecte, dont il a fait l'objet de la part d'un groupuscule embrigadé par les autres parties.

Tout en réitérant son attachement au dialogue en tant que moyen civilisé favorisant le règlement des différends en suspens, le Maroc réaffirme, comme il l'avait fait lors du précédent round, son rejet total des actes de provocation et des agissements irresponsables.

En tout état de cause, le Royaume du Maroc réaffirme de nouveau qu'il ne saurait, en aucun cas, tolérer que l'on touche au statu quo, ou qu'on impose le fait accompli sur son territoire, y compris la partie située à l'Est du mur de sécurité.

Le Maroc est, à cet égard, fermement déterminé à préserver son intégrité territoriale sur l'ensemble de son Sahara, en usant de tous les moyens dont il dispose. Il se réserve également le droit légitime de défendre sa sécurité nationale et sa souveraineté inaliénable et de la prémunir contre toute atteinte, de la part de quiconque.

Avec la même vigueur, le Maroc a toujours exprimé son refus de se laisser entraîner par cette escalade périlleuse, faisant preuve de toute la pondération et de toute la circonspection requises face à ces menaces et autres provocations répétées.

Il a fait également montre, en ces moments critiques, d'un sens élevé de sagesse et de retenue, son objectif étant d'épargner à la région du Maghreb arabe les effets funestes de l'escalade de la tension et des troubles que certaines parties tentent d'attiser.

Aussi, notre pays ne cessera-t-il pas de déployer les efforts nécessaires pour l'émergence d'un climat de paix et de confiance, propice à toute négociation, loin de la rhétorique de la menace et de l'intimidation. Notre pays continuera à oeuvrer inlassablement pour parvenir à une issue honorable à ce conflit, et pour concevoir et élaborer, dans le cadre de la légalité internationale, une solution politique où il n'y aurait ni vainqueur, ni vaincu.

Monsieur l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies.

Honorable assistance.

La région maghrébine est en butte à la multiplication des menaces terroristes et à la prolifération des réseaux de contrebande, de trafic d'armes et des êtres humains et d'émigration illégale.

Ces actes sont l’œuvre de bandes criminelles qui exploitent les différends artificiellement créés dans la région, ainsi qu'au Sahel, au détriment de la coordination des efforts pour affronter le terrorisme et pour assurer la sécurité, la stabilité, l'unité et la prospérité de ses peuples.

Aussi, est-il impératif de prendre conscience de la gravité de la situation, et que l'on agisse pour transcender les divergences, afin de trouver une solution politique rapide à la question du Sahara. Celle-ci représente, en effet, la principale entrave à l'émergence d'un Maghreb arabe uni et solidaire.

Maintenir cette situation en l'état, ne fera qu'exacerber la crise actuelle, et entretenir le climat d'instabilité que les groupes terroristes cherchent à pérenniser pour réaliser leurs ignobles et criminels desseins.

Pour concrétiser l'unité maghrébine, le Royaume du Maroc tend à nouveau la main, avec sincérité et confiance, à l'ensemble des pays de la région et les invite à la solidarité et à la coopération pour faire face à ces défis, ouvrir une nouvelle page marquée par la coopération et le respect mutuel, et à oeuvrer de concert dans l'intérêt de nos peuples.

A cet égard, nous saluons la position de la République sœur de Mauritanie qui constitue, à juste titre, un modèle de sagesse et de pondération, d'autant plus qu'elle s'inscrit dans une logique d'apaisement dans la région.

En revanche, nous sommes désolés de constater que l'une des parties persiste obstinément à entraver le processus onusien visant la recherche d'une solution politique, usant, pour ce faire, de tous les moyens diplomatiques et autres, en plus du gel de la coopération bilatérale bloquant, ainsi, l'unité du Maghreb Arabe.

Monsieur l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies.

Honorable assistance.

Les Nations Unies ont ouvert de nouvelles perspectives, en appelant à engager des négociations directes et de bonne foi, et à oeuvrer pour trouver une solution politique mutuellement acceptable, tenant compte de la corrélation existant entre le droit international et la réalité politique.

A cet égard, nous relevons que le chemin vers cette solution demeure d'autant plus ardu que les autres parties ne souhaitent pas le succès de ces négociations, poussant, en revanche, à plus de radicalisme dans le vain espoir d'enterrer l'initiative marocaine, et de faire perdurer la situation actuelle. Pour autant, nous affirmons que nous n'en sommes que plus déterminés à oeuvrer et à négocier pour parvenir à ladite solution.

Il est temps pour que les représentants du Polisario contribuent, de façon sérieuse, au règlement consensuel qui répond à leur voeu de pouvoir gérer leurs affaires régionales, comme ils l'entendent.

Et c'est cela précisément que leur garantit le Maroc de l'unité et de la démocratie. C'est ce règlement qui les met à l'abri de toute hégémonie ou de toute exploitation étrangère. Aussi, attendons-nous d'eux qu'ils prouvent concrètement qu'ils sont un partenaire capable d'assumer ses responsabilités, réaliste dans ses revendications et capable de contribuer à la réalisation de la réconciliation.

Monsieur le représentant personnel du Secrétaire Général des Nations Unies, dans l'attente de votre évaluation globale des résultats des négociations, le Maroc nourrit de grands espoirs pour que les entretiens que vous avez eus au cours de votre tournée dans la région, que nous avons saluée, contribuent à convaincre les autres parties de la nécessité de faire preuve de souplesse et de sagesse pour sortir les négociations de l'impasse et engager un dialogue sérieux et profond.

Nous sommes, pour notre part, convaincus que votre expérience et votre maîtrise des dossiers internationaux épineux, vous aideront à aplanir les difficultés et à surmonter les écueils, pour peu que l'autre partie soit animée de bonne foi et affranchie du carcan du passé.

C'est ainsi que l'on pourra faire avancer les négociations, et les hisser à un niveau de sérieux conforme aux attentes de la communauté internationale, permettant de réserver un traitement positif à la proposition marocaine. La solution réaliste, honorable et équitable pour tous, ne peut se concevoir que dans le cadre de l'autonomie, toute l'autonomie, et rien d'autre que l'autonomie.

C'est pourquoi nous sommes totalement convaincus de l'impossibilité de parvenir à un règlement définitif de ce conflit, sans l'adhésion de l'Algérie au processus de paix, tant est fondamental le rôle qu'elle peut jouer pour aplanir les obstacles et rapprocher les points de vue. A cet égard, nous adressons de nouveau un appel sincère à nos frères dans ce pays voisin, les exhortant à saisir cette occasion historique, pour tourner la page du passé.

Nous les invitons instamment à souscrire à l'ambition qui habite nos peuples pour bâtir un avenir meilleur, où ils pourront consacrer leurs énergies à la concrétisation du rêve d'un Maghreb uni et paisible, leur permettant de réaliser leurs objectifs de développement et de vivre dignement leur citoyenneté pleine et entière, au lieu de la dilapidation de leurs ressources et de leurs potentialités dans des contentieux ne servant que l'hégémonie et la balkanisation.

La délégation du Royaume du Maroc souhaite, pour conclure, dire combien elle se félicite des efforts sincères que déploient les Nations Unies pour donner à ces négociations leur véritable dimension, et pour faire aboutir le processus de règlement.

Le Maroc tient également, à adresser ses vifs remerciements à Son Excellence M. Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies, et au Secrétaire Général adjoint pour les affaires politiques, Son Excellence Lynn Pascoe, ainsi qu'à l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général, Monsieur Peter Van Walsum, à leurs proches collaborateurs, aux organes des Nations Unies et à tous les pays frères et amis, qui déploient des efforts afin de parvenir à une solution politique consensuelle, juste et définitive à la question du Sahara.

Merci de votre attention".

 
Le président du CORCAS appelle le Polisario et l'Algérie à renoncer aux revendications irréalisables


Le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid, a appelé le Polisario et l'Algérie à renoncer aux revendications irréalisables et à négocier de bonne foi pour parvenir à une solution politique, consensuelle et définitive du conflit du Sahara.

Dans une déclaration à la presse, dimanche soir, à l'entrée de la résidence Greentree à Manhasset (banlieue new yorkaise) où se tient le quatrième round de négociations sur le Sahara, M. Ould Errachid a déploré que, comme lors des précédents pourparlers, le Polisario et l'Algérie n'aient pas formulé de proposition à même de permettre la concrétisation de la solution escomptée, émettant l'espoir que ce round soit "une étape qui pourrait faire bouger les lignes vers l'avant afin qu'on puisse parvenir à un accord susceptible de satisfaire toutes les parties".

Le Polisario ne dispose pas de la marge nécessaire pour prendre des décisions, en raison de sa dépendance de l'Algérie qui ne veut pas aboutir à une issue politique, a-t-il encore regretté.

Le président du CORCAS a rappelé que le Royaume a été à l'origine de l'actuelle dynamique créée autour du dossier du Sahara, en proposant l'initiative d'autonomie qui répond aux aspirations des populations sahraouies et qui est conforme aux attentes de la communauté internationale et du Conseil de sécurité de l'ONU.

Il a, dans ce cadre, affirmé que le Maroc aborde ce nouveau round avec bonne foi et une totale disposition en vue de parvenir à un règlement définitif du conflit, conformément aux résolutions 1754 et 1783 du Conseil de sécurité.

En dépit des dernières provocations du Polisario dans la zone tampon de Tifariti, a-t-il poursuivi, le Maroc s'engage dans ce nouveau cycle la main tendue vers l'autre partie pour régler ce problème par la voie des négociations, mais il ne fera aucune concession sur ses droits historiques inaliénables à la souveraineté et à l'intégrité territoriale ainsi que ses droits à lever le blocus imposé à ses ressortissants séquestrés dans les camps de Tindouf depuis plus d'un tiers de siècle, en violation flagrante des droits humains garantis par le droit international.

En présentant sa proposition d'autonomie conformément à la volonté de la communauté internationale, le Maroc a fait l'effort nécessaire en vue de réduire le fossé avec les autres parties, au moment où l'Algérie et le Polisario sont restés à la case départ de 1975, a conclu le président du Corcas.

Les parties s'engagent à poursuivre les négociations à Manhasset à une date à déterminer

Les parties aux pourparlers sur le Sahara se sont engagées à poursuivre les négociations à Manhasset à une date à déterminer, a indiqué mardi l'Envoyé Personnel du Secrétaire général de l'ONU, M. Peter Van Walsum.

"Les parties ont réitéré leur engagement à poursuivre les négociations à Manhasset à une date à déterminer d'un commun accord", a souligné M. Walsum, facilitateur de l'ONU, dans un communiqué lu à l'issue du quatrième round des négociations.

Evoquant les points examinés lors de ce round, il a précisé que "les discussions se sont concentrées sur la mise en oeuvre des résolutions du Conseil Sécurité", ajoutant que "les parties ont également discuté de sujets thématiques telles que l'administration, la justice et les ressources".

"Parmi les différentes propositions que j'ai présentées afin d'élargir les mesures de confiance, il y a eu un accord entre les parties pour explorer l'instauration de visites familiales par voie terrestre qui viendraient s'ajouter au programme existant par voie aérienne", a poursuivi M. Walsum.

Des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie ont pris part à ce quatrième round des pourparlers, tenus sous l'égide des Nations Unies, conformément aux résolutions 1754 du 30 avril et 1783 du 31 octobre 2007 du Conseil de Sécurité.

Source :Corcas
- Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas -

 

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